Critiques Archives - Page 3 sur 442 - Le Canal Auditif

Oasis – Be Here Now

Noel Gallagher a beau s’exercer avec ses High Flying Birds et son frangin Liam peut tant qu’il veut faire la tournée des festivals avec son nouveau matériel, les frères rivaux ont beau ne plus se parler, mais ils savent toujours flairer la bonne affaire. La dernière en lice : faire paraître une édition collectionneur de Be Here Now l’interminable et décousu effort d’Oasis paru en 1997. Et à l’instar dudit disque, la nouvelle édition est toute aussi — scoop — interminable (sur trois disques) et décousue. Mathieu April et Jean-Simon Fabien en ont discuté en partageant des boissons houblonnées un samedi soir d’hiver à Québec.

Avertissement : Ceci est probablement la critique de disque la plus lourde à être publiée cette année : un commentaire en plus de 1250 mots sur le moins bon album d’Oasis. Comme dirait Pierre-Yves McSween, en as-tu vraiment besoin?

Ouvrez-vous une IPA et ça va être correct.

1-D’You Know What I Mean

Mathieu : Moi ce que j’aime, c’est que Noel a son capo à la deuxième frette sur sa grosse Flyin » V dans le vidéoclip. C’est encore plus impressionnant que les hélicoptères pis toute.
Jean-Simon : Encore une toune d’Oasis avec du name drop de tounes des Beatles : Fool on the Hill et I Feel Fine cette fois-ci.

Point(s) fort(s) : La mélodie du pont, le capo à la deuxième frette, le texte intime
Point(s) faible(s) : Trop longue d’une minute, le refrain est trop simple et trop souvent répété, trop de couches de sons.

Verdict : C’est un hit!

2— My Big Mouth

Mathieu : Du Oasis lourd, du gros son, comme sur (What’s the Story) Morning Glory. L’idée de base est bonne.
Jean-Simon : C’est la Some Might Say de Be Here Now.

Point(s) fort(s) : Un excellent pont, une attitude rock assumée, une chanson somme toute « ramassée », compacte.
Point(s) faible(s) : Refrain moyen et un clin d’œil limite légale aux Smiths.
Verdict : C’est un hit.

3 — Magic Pie

Mathieu : Une autre chanson lourde, l’album commence fort, mais pas une chanson mémorable. Rien là-dedans ne justifie de dépasser la barre des 7 minutes.
Jean-Simon : Excellent début beatlesque, texte poignant, narration à la 3e personne, c’est une relative nouveauté pour Noel.

Point(s) fort(s) : Les paroles, la voix de Noel et les harmonies vocales qui évoquent celles de Cast No Shadows.
Point(s) faible(s) : Trop longue, refrain ordinaire, superposition de couches sons et d’effets qui rendent presque impossible l’écoute du morceau en entier.
Verdict : Du gros potentiel de hit gaspillé.

4— Stand By Me

Mathieu : Dès que Liam ne chante pas, Noel fait une passe à la guitare, il n’y a aucune pause de mélodie dans cette chanson. Un grand ménage du printemps aurait grandement amélioré cette pièce.
Jean-Simon : Insipide tentative de faire une deuxième Don’t Look Back In Anger. De bonnes idées mélodiques cela dit, comme la sortie du dernier refrain en accords mineurs.

Point(s) fort(s) : L’orchestration, la guitare soliste.
Point(s) faible(s) : Texte médiocre, les idées de grandeurs et l’opulence générale.
Verdict : Un plaisir coupable sucré.

5-I Hope I Think I Know

Mathieu : Il me semble que la balance de son est bizarre… Encore une autre chanson au pont accrocheur et au refrain oubliable.
Jean-Simon : Quand Liam chante «you’ll never forget my name», c’est sur le même ton que «you know what some might say».

Point(s) fort(s) : Liam assure au chant.
Point(s) faible(s) : Faible effort de composition.
Verdict : On skip.

6-The Girl With The Dirty Shirt

Mathieu : Ça sonne comme une mauvaise reprise d’un b-side des Beatles. De plus, la chanson commence avec les deux mêmes accords que Wonderwall. Sacré Noel!
Jean-Simon : Sûrement qu’il devait avoir un capo à la deuxième frette.

Point(s) fort(s) : La conclusion aux claviers, quoique longue, est assez intéressante. Un pont très fort mélodiquement. Les harmonies de Noel sont impeccables.
Point(s) faible(s) : Refrain quétaine, texte sexiste et une des plus oubliables chansons du groupe. Dire qu’ils ont composé Supersonic le temps de se faire livrer du chinois…
Verdict : On endure

Pages : 1 2

Concours : Dilly Dally, Helena Deland et Stevenson à Santa-Teresa


Salut! Le Canal Auditif en collaboration avec le festival Santa-Teresa est content de vous offrir la chance de gagner une paire de billets pour le spectacle de Dilly Dally, Helena Deland et Stevenson au Montecristo le 29 avril 2017 à 21h. Pour participer, vous n’avez qu’à nous nommer une chanson de l’un ou l’autre des groupes dans la section commentaire ci-dessous.

Le concours est en vigueur du 20 au 26 avril 2017 à midi. Le tirage aura lieu le 26 avril avant 17h et la personne gagnante sera contactée par la suite. 18 ans et plus. Bonne chance!

http://www.santateresa.ca/

Critique : Le Cerf-Malade – De bonnes intentions

Le Cerf-Malade est une formation de Jonquière, qui fait dans le rock fortement inspiré du rock alternatif des années 90. Celle-ci tourne autour du batteur et chanteur Thomas Racine qui compte sur l’apport de Louis Durocher et Pierre-Maxime Saulnier aux guitares ainsi que Nicolas-Patrice Ménard à la basse. On décèle dans leur musique des influences qui viennent de Failure, The Pixies et un peu même de Malajube, plus près de nous.

De bonnes intentions est un album plein de chansons mélodieuses où la distorsion se fait chaude et présente. Sur l’ensemble c’est bien réussi, Racine possédant un talent pour les mélodies vocales accrocheuses sans non plus tomber dans le pastiche. Les guitares sont aussi marquées par les riffs qui gagnent les oreilles rapidement.

« Et les jours s’étirent assez
Pour que j’atteigne le bout
De ses pieds »
— Février

Février est un bon exemple. Tout au long de la pièce, les moments musicaux intéressants alternent des moments chantés d’un air totalement intoxicant. Victoria est un autre bon coup et gagne rapidement les tympans avec sa mélodie efficace. Par contre, cette dernière manque un peu d’originalité dans la composition. Racine est habile avec les mots. Il dit beaucoup avec peu. Infirmière, qui n’est pas sans rappeler l’excellente The Nurse Who Loved Me de Failure, fait belle figure avec son rock plus lent et appuyé qui verse dans le bruyant régulièrement. Et Racine couche ces quelques phrases très efficaces :

« Je me disais que, peut-être, tu pourrais m’attraper si je passais la fenêtre du centre hospitalier. Elle est encore entrouverte; je suis toujours couchée, à confondre mes tempêtes avec celles de janvier »
— Infirmière

La seule chose qui joue contre le groupe est que parfois on a l’impression qu’ils recyclent des astuces de l’époque et les servent sans les jazzer. Certaines chansons tombent aussi un peu à plat. Comme la surprenante, mais pas si impressionnante Toronto. On les suit difficilement dans le choix d’enchaînement. SpaceJam n’est pas mauvaise, mais manque un peu de panache.

Dans l’ensemble, par contre, c’est mission accomplie pour Le Cerf-Malade. On va se le dire, ce n’est pas facile de rouler sa bosse dans un style aussi marginal en région. Le quatuor le fait avec courage et intelligence. Il y a plus que De bonnes intentions sur cet album, il y a aussi pas mal de talent.

Ma note: 7/10

Le Cerf-Malade
De bonnes intentions
Indépendant
40 minutes

https://lecerfmalade.bandcamp.com/

10 raisons d’aller visiter Sainte-Thérèse pour Santa-Teresa.

Si tu vis dans la grande région métropolitaine, tu devrais te garder les 27,28, 29 et 30 avril (pour te remettre) de libre. Le festival Santa-Teresa frappe fort pour sa première édition. Si comme beaucoup de citadins, tu te dis : « mais j’ai pas de char! » Ben l’organisation a pensé à toi. Un service de navettes gratuites partira de la station Montmorency sur présentation d’un billet pour l’événement. Et si tu te dis que c’est trop loin tout ce trajet de métro, pour 10$ tu pourras quitter du Palais des Congrès de Montréal grâce à ShareTheBus. En attendant, voici 10 excellentes raisons d’aller faire un tour sur la couronne nord de la métropole.

1. Patrick Watson

Patrick Watson ne donne jamais de mauvais spectacles. Alors les deux représentations risquent d’être tout à fait plaisantes pour les oreilles. Sans compter que le 28 c’est Safia Nolin et Louis-Jean Cormier qui font les premières parties alors que le 29 c’est les excellents de chez Wilsen. Joie.


 

2. A Tribe Called Red

La formation A Tribe Called Red a frappé un coup de circuit avec son nouvel album The Halluci Nation. Celui-ci est un sérieux aspirant au prix Polaris et le groupe a le vent dans les voiles. Ça risque d’être tout un pow-wow (t’as pognes -tu?).


 

3. Alaclair Ensemble

La bande de minces viendra faire bouncer les babouins et babouines qui seront présents à la scène extérieure le 29 avril. Il y a tellement de bonnes raisons de faire la route, mais disons qu’on va commencer par : Tu pensais que c’est ça que c’tait, mais c’est pas ça que c’tait.


 

4. Suuns

Suuns donne toujours un bon spectacle. Ce sera la chance de te plonger dans un état second en t’abandonnant aux rythmes transcendants de la formation montréalaise. En plus, ils seront dans la même soirée qu’HOAN et nos prochains, Duchess Says.


 

5. Duchess Says

À elle seule, Annie-Claude Deschênes vaut le déplacement. Véritable bête de scène, elle est très bien entourée dans Duchess Says. Philippe Clément et Simon Besré sont deux plus que capables musiciens qui s’assureront que ton popotin bouge en masse.

Pages : 1 2