Critiques Archives - Page 3 sur 484 - Le Canal Auditif

Critique : Propagandhi – Victory Lap

J’ai découvert l’étiquette de disques Fat Wreck Chords autour de 1994. NOFX, Lagwagon, Good Riddance, Strung Out et les autres ont pour ainsi dire bercé mon adolescence. Parmi tous ces groupes qui jasaient de leur amour du café, du skate ou des réalités de la communauté punk californienne, on trouvait également le premier album de Propagandhi, seul band canadien de l’étiquette. Ces gars-là offraient un punk corsé, mais quand même pop contenant des textes-fleuves résolument gauchistes et baveux concernant le sexisme, la fierté patriotique, le capitalisme, le nazisme, le véganisme, le racisme et le revival ska des nineties, entre autres. Avec le temps, le groupe s’est radicalisé et est devenu extrême dans ses positions alors que musicalement, il s’est mis à flirter avec le hardcore et le thrash métal. Todd Kowalski, chanteur d’I Spy, est devenu le bassiste lorsque le tendre John K. Samson a cessé de se sentir à sa place aux côtés de Chris Hannah et Jord Samolesky (pour comprendre les différences, écoutez le groupe de John, les Weakerthans). Ensuite, un 2e guitariste, David « Beaver » Guillas s’est ajouté à la formation en 2006 et le groupe n’a jamais cessé de devenir toujours plus performant et efficace.

Chris, Jord et Todd reviennent enfin cette année, 5 ans après le magistral Failed States. Fait important à noter : Beaver compose encore pour le groupe, mais il a cessé de faire de la tournée en 2015. Les gars ont donc recruté Sulynn Hago, une excellente guitariste floridienne qui est la première femme à franchir les portes du boys club, au plus grand plaisir des trois autres concernés.

Sur Victory Lap, on retrouve encore cette haute voltige technique au service de chansons très efficaces. Certaines pièces (Failed Imagineer et Lower Order/A Good Laugh, entre-autres) sont les plus accrocheuses que le groupe a pondu depuis 2003 alors que d’autres sont des hybrides punk-thrash hautement addictifs (Comply/Resist et In Flagrante Delicto). Bref, c’est du Propagandhi de grande qualité avec des textes qu’il faudra impérativement décortiquer avec le temps. Rapidement, Lower Order… jase d’un voyage de chasse qui a éveillé les pulsions véganes de Chris, Tartuffe se désole de la place de la nostalgie dans le punk, Letters to A Young Anus embarque dans la catégorie anti-homophobe de leur catalogue et Adventures in Zoochosis se désole du fait que les perspectives d’avenir de l’humanité sont extrêmement glauques.

En bref, Victory Lap est une excellente 7e galette pour le groupe de Winnipeg. Les typiques brûlots hardcore chanté par Todd brillent par leur absence, mais on ne s’en désole pas trop puisque ses deux compos (When All Your Fears Collide et Nigredo) sont très bonnes et bien chantées au lieu d’être hurlées. Et puis au final, le disque est solide, bien construit et surprenant. En cette ère de déclin rapide du QI collectif, la présence de Propagandhi dans la culture est cruciale. Il faut les considérer comme un trésor national au même titre que Voïvod, Sacrifice, SNFU, le sirop d’érable pis les rocheuses.

MA NOTE: 8/10

Propagandhi
Victory Lap
Epitaph
37 minutes

Site Web

Critique : Courtney Barnett + Kurt Vile – Lotta Sea Lice

L’association entre l’Australienne Courtney Barnett et l’Américain Kurt Vile est l’une des connexions sonores parmi les plus naturelles qui soient. Les deux musiciens se sont rencontrés dans de nombreux festivals où ils se sont liés d’amitié, au point de partager la scène en maintes occasions. L’univers folk rock « slacker » et l’attitude décontractée, zéro prétention, de ces deux artistes me plaisent énormément.

En 2015, Vile nous a proposé B’lieve I’m Going Down. Un disque moins « cannabisant » que ses précédents albums et mieux réalisé, mais qui m’a un peu moins enthousiasmé. Pour sa part, la même année, Courtney Barnett nous avait gratifiés d’un Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit, lui aussi un peu moins « poteux » que son Double EP : A Sea of Split Peas de l’année précédente. Enregistré à Melbourne, dans le cadre de courtes sessions d’enregistrement – agenda rempli oblige – voilà Lotta Sea Lice, disque qui sera révélé officiellement ce vendredi.

Lorsque deux grands amis envisagent de créer ensemble, peu importe le champ d’expertise, il y a toujours quelques écueils à éviter. Entre autres, celui de sombrer dans le non-dit afin d’éviter de froisser l’ego de notre camarade… à moins que le processus créatif coule de source tant les deux comparses s’entendent comme larrons en foire. Eh bien, sur Lotta Sea Lice, on assiste à une collaboration qui respire la sensibilité, le plaisir et la décrispation.

Le chant traînant de Barnett combiné à l’approche musicale très « Neil Young & Crazy Horse » de Vile, nous amène dans un univers oscillant entre contemplation émouvante et un côté rock très terre à terre. S’appuyant sur les justes observations des us et coutumes du monde extérieur, le tout bonifié d’une autodérision qui en dit long sur l’humilité des deux compositeurs, Vile et Barnett nous propose le « feel good » album de l’année.

Avec l’aide de complices de talent (Mick Harvey, Jim White, Rob Laasko, Stella Mozgawa et Mick Turner), nos flemmards favoris donnent le meilleur d’eux-mêmes avec une authenticité et une sincérité qui attendrit. Cette rencontre souhaitée entre ces deux jeunes instrumentistes, qui n’ont aucun autre désir que de jouer ensemble pour le plaisir de la chose, sans rien attendre du monde extérieur, et en créant une musique qu’ils aiment, m’a ému jusqu’à la moelle. Simple et beau à la fois.

Et c’est bon du début à la fin. En plus des excellentes Fear Is LIke A Feast et Over Everything (l’une des meilleures chansons de l’année en cours), le duo réinterprète trois chansons, dont deux pièces provenant de leurs répertoires respectifs : Outta The Woodwork, réactualisée par Vile, Peepin Tomboy, magnifiquement chantée par Barnett et une reprise du corpus chansonnier de la formation alterno Belly, menée à l’époque par Tanya Donelly, intitulée Untogether.

Pour toutes sortes de raisons, aussi personnelles que « professionnelles », ce Lotta Sea Lice résonne fort dans mon coeur et mes tripes. Et ça devrait vibrer très fort chez tous les amateurs de folk rock sans fioritures et chez tous les « no-bullshiters » de ce monde.

*Cette critique est dédiée à ma mère, ma « no-bullshiter » préférée, Carmen Trottier, décédée le 29 août dernier des suites d’une longue maladie.

Ma note: 8/10

Courtney Barnett + Kurt Vile
Lotta Sea Lice
Matador Records
44 minutes

http://courtneybarnettandkurtvile.com/

GAMIQ 2017 : Les nominations

On attend ce moment chaque année : les nominations du GAMIQ. Cette année encore, Le Canal Auditif est présent dans la catégorie média de l’année. Ça nous fait chaud au cœur, surtout qu’on est en bonne compagnie avec Feu à Volonté, ecoutedonc.ca, CHOQ.ca et les amis de Livetoune avec qui LP Labrèche anime le projet Plaque Tournante.

C’est Alaclair Ensemble et Chocolat qui mènent les nominations avec six et cinq respectivement. Parmi les autres artistes qui récoltent quelques nominations, on retrouve Antoine Corriveau, Dear Criminals, Lydia Képinski, Avec pas d’casque, Of Course, Matt Holubowski et Dead Obies.

En attendant la grande soirée, vous pouvez voter en ligne dans plusieurs catégories dont celle de média de l’année… on dit ça comme ça.

On se voit le dimanche 26 novembre prochain pour le gala!

Prix du public

Alaclair Ensemble
Avec pas d’casque
Burning The Oppressor
Caravane
Chassepareil
Chocolat
Dead Obies
Floating Widget
Guy Brière
Harfang
Karen St-Laurent Trio
L’Oumigmag
La Carabine
Matt Hulobowski
Orloge Simard
Quebec Redneck Bluegrass Project
The Blaze Velluto Collection
The Bright Road
The Johans
Tintamare

Album Folk

Avec Pas d’Casque – Effets spéciaux
Leif Vollebeck – Twin Solitude
Les Hay Babies – 4e Dimension
Louis-Philippe Gingras – Troisième rangée
Samuele – Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

EP Folk

Ada Lea – EP
Aliocha – Sorry Eyes
Helena Deland – Drawing Room
Meteor Ranchero – Incomplet
Noé Talbot – Déballer le présent (extra)

Album Pop

Gab Paquet – Santa Barbara
Groenland – A wider space
KROY – Scavenger
Le Couleur – P.O.P
Peter Peter – Noir Éden

EP Pop

Emilie & Ogden – 10 000 (solo)
Jeffrey Piton – Après le déluge, après le froid
Karim Ouellet – Aikido
Lydia Képinski – EP
Van Carton – La Saison

Album Electro

Das Mörtal – Always Loved
Ouri – Superficial
Suuns – Hold/Still
Valaire – Oobopopop
Xarah Dion – Fugitive

EP Electro

Dear Criminals – Seven songs for Nelly
Gold Zebra – Un amour d’été (OST)
HWYS – Beaches
Millimetrik – Sour Mash EP
Of Course – Naufrage un Jeudredi

Album Rap

Alaclair Ensemble – Les frères cueilleurs
C-Drik – Liqueur forte
KNLO – Long jeu
Lary Kidd – Contrôle
Nomadic Massive – The Big Band Theory

EP Rap

Dead Obies – Air Max
L’Amalgame X Of course – Le Prix du Funk
La Brigade des Moeurs – La Brigade des Moeurs
Le Nouveau Rappeur – Cristobal Huait
Yes Mccan – PS. Merci pour le love

Album Rock

Barry Paquin Roberge – Voyage massage
Chocolat – Rencontrer Looloo
Les Dales Hawerchuk – Désavantage numérique
Les Deuxluxes – Springtime Devil
O Linea – O Linea

EP Rock

Floating Widget – The Sounds of Earth
Jesse Mac Cormack – After the Glow
On a créé UN MONSTRE – Insectarium
Rodney the Walrus – Code Morse II
zouz – EP1

Album Indie-Rock

Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
Blood and Glass – Punk shadows
Catherine Leduc – Un bras de distance avec le soleil
Corridor – Supermercado
Lesbo Vrouven – Grifff Pifff

EP Indie Rock

Abrdeen – Endless Nights and Dreamlike Mornings
Adam Strangler – Key West
Cédrik St-Onge – Les yeux comme deux boussoles
L’Indice – Cycles Un
Mélanie Venditti – EP

Album ou EP Folk-Bluegrass

Canailles – Backflips
Élixir de gumbo – Le beau piège
Le Winston Band – Bolton Boogie
Quebec Redneck Bluegrass Project – Royale Réguine
Raphaël Dénommé – Raphaël Dénommé EP

Album ou EP Post-Rock/Post-Punk

Co/ntry – Cell phone 1
Duchess says – Sciences Nouvelles
Le monde dans le feu – Le miracle de la température
Oromocto Diamond – Atlantis
We Are Wolves – Wrong

Album ou EP Punk

Boids – Demo bag
Cirrhose et Cendrier – Hey le Trognon!
Clavicule Slingshot – Phénix Rôtis
Fuck Toute – Fuck toute
Mute – Remember death

Album ou EP Metal

Apes – Lightless
Krokmitën – Heta
La Corriveau – Black Sorrow
Never more than less – Peace, War, Whatever
Obey the Brave – Mad Season

Album ou EP Expérimental

Atsuko Chiba – The Memory Empire
Héliodrome – Le Jardin des espèces
Julien Sagot – Bleu Jane
Les Martyrs de Marde – Extinction de foi
Téhu – EP Boulevard

Album ou EP World

Afrikana Soul Sister – Afrikana Soul Sister
Di Astronauts – Lova Notes and Outta Space Poems
DJU – Fracas des racines
Gadji Gadjo – Regards
The Brooks – Pain & Bliss

Album ou EP Jazz

L’Oumigmag – Territoires
Parc X trio – Dream
SHPIK – Fabulation
Trio Jonathan Turgeon – Les rêves errants
West Trainz – Train Songs

Vidéoclip de l’année

Alaclair Ensemble – C’était ça que c’tait
Antoine Corriveau et Fanny Bloom – Constellations
Athena – Acide
Bad Nylon – Rappa
Canailles – Rendez-vous galant
Chocolat – Ah ouin
Das Mörtal – Midnight Rendez-Vous (feat. French Fox)
Dead Obies – Waiting
Dear Criminals – Nelly
Degueu ça pu – Je fais le bacon
Élixir de Gumbo – Gang de rue
Gazoline – L’amour véritable est aux rebelles
Geoffroy – Sleeping on my own
KNLO – Justeçayinque
KROY – Learn
Le Couleur – Premier Contact
Matt Holubowski – Exhale/Inhale
Mauves – Longtemps
Mundy’s Bay – Glow
Rouge Pompier – Mercredi
Saratoga – Je t’attends dehors
Simon Kinsgbury – Comme douze
Valaire – GOLDEN RULE Do The Oobopopop (feat. Alan Prater)
VioleTT Pi – Betsey Johnson
We are Wolves – Wicked Games

Pochette d’album de l’année

Atsuko Chiba – The Memory Empire
Avec pas d’casques – Effets spéciaux
Chocolat – Rencontrer Looloo
Héliodrome – Le Jardin des espèces
Julien Sagot – Bleu Jane
Mardi Noir – L’Oeil de la tempête
Mauve – Coco
Nomadic Massive – The Big Band Theory
Of Course – Naufrage un jeudredi
Ripé – Rock Ripé

Chanson de l’année

Alaclair Ensembe – Ça que c’tait
Beyries – Wondering
Corridor – Coup d’épée
Lydia Képinski – Apprendre à mentir
Matt Holubowski – Exhale/Inhale

Spectacle de l’année

Alexandre Desilets – Windigo
Black Tiger Sex Machine
Chocolat
Dear Criminals
L’osstidtour – Alaclair Ensemble, Koriass, Brown

Artiste de l’année

Alaclair Ensemble
Antoine Corriveau
Dear Criminals
Émile Bilodeau
Louis-Philippe Gingras

Révélation de l’année

Beyries
Blood and Glass
Lydia Képinski
Zen Bamboo
zouz

Média numérique de l’année

Choq.ca
Ecoutedonc.ca
Feu à volonté
Le Canal auditif
Livetoune

Salle de spectacle de l’année

Bar Le Ritz PDB
Le Cercle
Le Divan Orange
Le Mouton Noir
L’Esco

Radio de l’année

CFAK
CFOU
CIBL
CISM
CKRL

Concours: Alaclair Ensemble à la SAT le 10 novembre 2017

Alaclair Ensemble sera en spectacle à la SAT le 10 novembre prochain dans le cadre de Coup de Cœur Francophone. En plus de ça, c’est Columbine, la sensation française et Eman X Vlooper qui officie la première partie. En plus de tout ça, c’est présenté par nos amis de Sors-tu.ca. Eh bien, on vous offre l’opportunité d’y être vous aussi en gagnant une paire de billets pour le spectacle. Pour participer, vous n’avez qu’à répondre à la question suivante dans les commentaires :

Quel est votre membre préféré d’Alaclair Ensemble?

Le concours est en vigueur du 11 au 24 octobre 2017 à midi. La personne gagnante sera tirée et avisée avant 17 h le 24 octobre.

Bonne chance à tous!

Critique : Liam Gallagher – As You Were

Pour moi, les frères Gallagher sont les « Dodo et Denise » du rock britannique. Toujours en brouille ou en train de se déprécier l’un et l’autre, nos deux intimidateurs de pacotille aiment bien faire la promotion de leurs petites personnes respectives en utilisant ce stratagème depuis des lustres. Et ça fonctionne. Et je ne suis pas surpris.

Les albums du père Noel – avec les High Flying Birds – me laissent parfaitement indifférent. J’attendais donc avec une brique et un fanal l’album solo de Liam. Réalisé par Greg Kurstin (l’homme derrière le « magnifique » Concrete and Gold des Foo Fighters), avec l’aide d’Andrew Wyatt et Don Grech-Marguerat, As You Were n’est pas le fruit d’un auteur-compositeur en mode solo. En effet, le chanteur emblématique, âgé de 45 ans, a étroitement collaboré avec Kurstin pour l’écriture des textes et avec quelques compositeurs pour le peaufinage de ses chansons. Une très bonne idée.

Et ça donne quoi ce disque ? Eh bien, contre toute attente, l’album de Liam est supérieur au travail de son frère. Bien sûr, il n’y a rien d’inventif dans la musique du frérot qui loge dans un conservatisme coutumier. Les emprunts aux légendaires années 60 sont légion. On ne s’en sort pas. C’est « The Beatles and The Stones » à l’infini. Ceux qui détestaient les inflexions « lennoniennes » du bonhomme ne changeront pas d’avis.

Cela dit, Liam n’a jamais aussi bien chanté que sur ce disque et on peut chigner, chialer et pleurer dans les bras de sa maman, mais notre « adulescent » est un mélodiste hors pair. Point. Musicalement, il demeure dans sa zone de confort, mis à part la réalisation lustrée et l’inclinaison pop-rock de ses chansons. Et vous savez quoi ? Ça lui va à ravir ! Ne vous en faites pas, l’empreinte Oasis est toujours présente. Une évidence. Cependant, c’est l’envie d’en découdre et de compétitionner avec son frère qui lui a permis de se surpasser.

Après autant d’années à glander, à se faire niaiser par son frère et à faire des conneries dignes d’un bébé gâté, Liam Gallagher mérite cette fois-ci le respect. Il nous propose un bon disque de pop-rock radiophonique totalement assumé. Liam a bien compris qu’il n’a pas le talent, ni les capacités, de « faire de l’art » et c’est tout ce qu’on attend d’un Gallagher. Ce qu’un Dave Grohl n’a manifestement pas compris…

L’extrait Wall Of Glass, le penchant Black Rebel Motorcycle Club dans Greedy Soul, la beatlesque For What It’s Worth, la valse folk rock orchestral When I’m In Need, la locomotive You Better Run et la très Oasis titrée Come Back To Me sont les petits joyaux de cette production.

Si on enlève les inutiles ballades qui complètent le topo, As You Were tient la route ! Liam Gallagher ne s’est pas enfargé dans les fleurs du tapis. Il a conçu un disque qui respecte ses limites, tout en propulsant à l’avant-plan son indéniable talent de mélodiste qui l’habite. Mon plaisir coupable de l’année.

Ma note: 7/10

Liam Gallagher
As You Were
Warner Brothers
42 minutes

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