Critiques

FFS

FFS

  • Domino Records
  • 2015
  • 46 minutes
7

FFSFFS, qu’est-ce que c’est? Un nouveau groupe que les hipsters chériront pour quelques semaines seulement? Pas du tout! FFS, c’est la fusion entre les «dance-rockers» écossais Franz Ferdinand et les vétérans américains nommés Sparks. La majorité d’entre vous connaît la bande à Alex Kapranos, mais en ce qui nous concerne, nous ignorions l’existence des frères Ron et Russell Mael. Rapidement, Sparks est un duo singulier qui a été formé en 1971 à Los Angeles, Californie et qui se fait un point d’honneur de ne jamais répéter le même album… même si certains les classifient dans la case «disco-pop».

Donc, les deux entités ont enregistré intensément pendant quinze jours sous la férule du compétent John Congleton et ça donne quoi? Une fort agréable surprise! On assiste à la parfaite fusion des deux groupes même si on y entend une certaine dominance de Franz Ferdinand dans le son d’ensemble. Trois qualificatifs nous viennent en tête lors de l’écoute de ce FFS: étonnant, accrocheur et enthousiasmant!

Ce qu’on ressent tout au long de l’album, c’est le plaisir évident que les deux partenaires ont eu à collaborer. Au niveau des textes, sans que ce soit de la grande littérature, on retrouve le penchant sarcastique/amusant des deux acolytes. On pense immédiatement à la chanson Collaborations Don’t Work, titre qui dit tout et qui est totalement ironique! Musicalement, ça rock cadencé à la Franz Ferdinand, mais on s’identifie à Sparks grâce à certaines mélodies de Russell Mael. Souvent (même très souvent!), Kaparnos et lui alternent les couplets et chantent parfois à l’unisson conférant à l’oeuvre un aspect enjoué… sans que ce soit gnangnan!

Encore une fois, on ne s’en sort pas! Pour que ce genre de conception sonore soit réussi, ça prend de bonnes chansons… et ce FFS en regorge! On pense à Dictator’s Son sur laquelle on retrouve le meilleur des deux groupes, au côté pop psychédélique entendu sur Save Me From Myself, à l’électro-pop So Desu Ne, à la très Franz Ferdinand titrée The Man Without A Tan de même qu’à la très délurée The Power Couple. Bref, il n’y a pas de gêne à y avoir, ce disque est totalement réjouissant! Une fois de temps à temps, ça fait du bien!

Appelez ça comme vous voulez, de l’«art-rock» cadencé, du «dance-rock» intelligent, mais le mariage de ces deux formations pourrait être l’une des belles surprises de 2015. Sparks soutire le meilleur de Franz Ferdinand et les Écossais bonifient de leur énergie «juvénile» l’inclination caustique des Américains. Sans pousser le bouchon trop loin, on en vient presque à souhaiter un deuxième chapitre. Une création totalement distrayante!

Ma note: 7/10

FFS
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Domino Recordings
46 minutes

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