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Une entrevue avec Cheatahs

CheatahsCheatahs sort un nouveau disque à la fin du mois. J’en ai profité pour téléphoner Nathan Hewitt à Londres afin de discuter de ce qui s’en vient pour le groupe dans les prochaines semaines. À noter qu’en raison des problèmes rencontrés dans le processus d’obtention de leurs visas de travail, Cheatahs a finalement dû annuler sa présence au concert prévu aujourd’hui au Divan Orange

Francis: Salut Nathan, comment ça va? Merci beaucoup d’avoir pris le temps de réaliser cette entrevue avec moi!

Nathan: Ça va mieux, nous étions censés être à New York aujourd’hui et nous avons eu des problèmes avec nos visas. Les rendez-vous pour régler ces problèmes n’auront lieu que d’ici 2 ou 3 jours donc ça ne regarde pas bien pour les spectacles du CMJ. Heureusement, cela ne devrait pas affecter notre spectacle de Montréal le 21 octobre!

Francis: J’ai découvert Cheatahs en 2013 lorsque j’ai entendu votre Rabid Session avec Jack Rabid du Big Takeover Magazine. Après avoir entendu votre chanson Coared, je me souviens d’avoir été complètement renversé par la qualité de ce que j’entendais. Je me souviens de m’être dit quelque chose du genre «enfin un groupe shoegaze énergique qui rivalise avec Swervedriver, Catherine Wheel et Pale Saints». Je me souviens aussi d’avoir aimé la production de la chanson qui me semblait avoir un côté sale mais très efficace. J’ai entendu dire que vous étiez entièrement Do It Yourself (DIY) en ce qui concerne la production et l’enregistrement de votre musique?

Nathan: Oui, c’est quelque chose de très important pour nous. Dean, qui joue de la basse avec nous, est un ingénieur de son de profession. Il a été dans quelques groupes auparavant et a décidé de déménager à Londres pour travailler en tant que producteur et ingénieur de son. C’est vraiment fantastique de l’avoir dans le groupe, car cela nous donne vraiment un contrôle sur tout le processus de création. Nous sommes très choyés, car le coût d’enregistrement de notre musique est vraiment minimal en comparaison avec d’autres groupes! Nous avons uniquement besoin d’un endroit pour enregistrer notre musique, car nous avons déjà en notre possession tout le matériel d’enregistrement nécessaire afin de créer des disques. Notre défi est cependant de trouver le bon endroit pour réaliser nos prises de son. À Londres, c’est vraiment complexe de trouver un endroit abordable pour enregistrer sa musique. En ce qui nous concerne, on a l’habitude de transformer notre local de pratique ou d’autres endroits en studio en y installant tout notre matériel d’enregistrement. En tant que groupe, nous avons pris la décision d’investir dans l’achat de meilleurs préamplificateurs, interfaces et microphones. La majorité des chansons se retrouvant sur Mythologies a été enregistrée dans un bâtiment ressemblant à un squat!

Francis: Sérieusement?

Nathan: Oui! Je ne sais pas si vous avez ça à Montréal? À Londres, il y a beaucoup de bâtiments qui sont laissés à l’abandon. Le bâtiment en question est un vieil immeuble de bureaux délaissé. L’immeuble est cependant sécurisé afin qu’il n’y ait pas de vandalisme. En ce qui nous concerne, nous avons réussi à obtenir la permission d’investir un étage complet du bâtiment pour enregistrer Mythologies! Le timing a été vraiment bon, car nous nous sommes fait expulser du bâtiment à l’étape du mixage! Heureusement les prises de son étaient terminées. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire avec l’immeuble.

Francis: C’est une belle histoire! En fait, j’ai été agréablement surpris, en écoutant Mythologies, par le fait que vous avez réussi à garder votre son brut et salaud qui se retrouve aussi sur votre album éponyme. De plus, j’ai été complètement abasourdi par la vitesse avec laquelle vous avez réussi à produire deux nouveaux maxis ainsi qu’un nouvel album dans un délai aussi court suivant la parution de votre album Cheatahs. Comment avez-vous fait?

Nathan: Je sais! Cela représente beaucoup de travail! Nous avons fait quelques tournées pour la promotion de l’album éponyme et avons pris la décision de nous investir intensément dans la création de nouvelles chansons et d’expérimenter de nouvelles avenues. Nous avons passé une bonne partie de l’été 2014 à élaborer Sunne pour ensuite nous concentrer sur la composition d’un nouvel album. À force d’expérimenter, d’autres idées se sont mises à débouler. Rapidement, nous avions un deuxième maxi en notre possession. Tout le processus s’est réalisé très facilement et de façon organique au cours de la dernière année.

Francis: Cela m’ouvre une porte pour ma prochaine question. Votre nouvel album Mythologies roule en boucle chez moi depuis deux semaines et j’ai vraiment le sentiment que vous évoluez en tant que groupe. Votre plus grande force est encore une fois votre capacité à produire de superbes mélodies avec vos guitares. Je peux dire que les chansons Freak Waves, Colorado et Reverie Bravo s’inscrivent en continuité de votre album éponyme. Cependant, Su-Pra et Seven Sisters démontrent clairement une tendance à expérimenter de nouvelles avenues. Comment percevez-vous l’évolution du groupe depuis ses débuts?

Nathan: Je suppose que cela résulte du fait que l’on compose maintenant à quatre musiciens, c’est-à-dire en tant que groupe. Sur le nouvel album, la composition est vraiment plus balancée. Sur chaque chanson, tous les membres du groupe ont eu leur mot à dire. L’enregistrement de ce nouvel album a vraiment été un effort collaboratif. Je considère Mythologies comme un disque beaucoup plus dynamique. En te parlant, je réalise que c’est vraiment le fait d’avoir réuni nos quatre cerveaux ensemble qui rend Mythologies davantage organique.

Francis: Peux-tu me parler de la signification autour de la chanson Murasaki? Est-ce que vous parlez le japonais?

Nathan: Ah oui, Murasaki! En fait, la mère de Dean est japonaise et son père est texan. La chanson fait référence à leur rencontre lorsque son père voyageait au Japon! Je chante en anglais et il chante en japonais, mais ses paroles sont différentes des miennes. Son texte fait référence vaguement à une histoire du folklore japonais en plus de faire une connexion avec son histoire familiale.

Francis: Intéressant! Vous semblez inclure beaucoup de références culturelles dans votre musique, de Ernest Hemingway à Roland Bartes. Peux-tu me parler de cet aspect de votre musique?

Nathan: En fait nous avons tendance à être influencés par les choses qui nous intéressent au moment où nous composons notre musique. Nous n’avons pas tendance à raconter des histoires dans nos chansons. Les références culturelles sont davantage des éléments d’inspiration, des clins d’œil, plutôt que des histoires bien structurées.

Francis: Quels sont les groupes que tu écoutes présentement? Récemment, quelles ont été tes inspirations?

Nathan: Dans les albums parus cette année? J’ai beaucoup aimé le nouvel album de Protomartyr et celui d’Unknown Mortal Ochestra. Sinon, je trouve que le nouvel album de Kurt Vile est fantastique. J’écoute aussi beaucoup de musique psychédélique des années 1960 ainsi que du vieux folk britannique et des chants grégoriens. J’aime beaucoup les harmonies vocales!

Francis: Quelle est ta perception concernant les différentes réunions des groupes cultes des années 1990 qui ont mis les bases du shoegaze? Par exemple: My Bloody Valentine, Ride, Swervedriver, Slowdive et même Lush il y a quelques semaines?

Nathan: Tous les mois, un autre groupe semble renaître! J’ai vu My Bloody Valentine plusieurs fois depuis qu’ils sont de retour. Ils sont fantastiques. Je n’avais pas eu la chance de voir le groupe dans sa période initiale, car j’habitais au Canada et j’étais trop jeune. Sinon, nous avons joué dans un festival avec Slowdive et ils sont tout simplement fabuleux.

Francis: J’ai lu quelque part que vous avez collaboré avec Marshall Teller Records très rapidement après avoir formé le groupe pour finalement aboutir encore plus rapidement sur Wichita Recordings. Peux-tu m’expliquer comment cela s’est déroulé?

Nathan: Nous avons sorti notre premier matériel, au mois de juin 2012 je crois, sur l’étiquette Marshall Teller Records qui appartient à notre ami Léon et qui encourage des groupes locaux. Au mois de mai, avant la sortie de ce premier disque, nous avons fait quelques spectacles où il y avait un représentant de Wichita Recordings dans la foule qui nous a demandé de travailler avec eux. Ça s’est passé très rapidement. Ce fut en quelque sorte un baptême de feu! Aujourd’hui, je ne sais pas si le fait que tout se soit passé si rapidement a été la meilleure chose pour nous. À l’époque, nous étions encore à l’étape d’apprendre à nous connaître en tant que nouveau groupe et à explorer notre créativité! Heureusement, tout se déroule relativement bien pour nous à l’heure actuelle.

Francis: Merci beaucoup, Nathan, pour avoir pris le temps de discuter avec moi. Mythologies est un album fantastique et félicitations pour tout ce que vous avez accompli jusqu’à présent. Bonne chance pour votre tournée!

Nathan: Merci!

http://www.cheatahs.net/

Le Coup de Coeur Francophone 2015

logoComme chaque année le Coup de Cœur Francophone rassemble tout ce qui se fait de plus le fun en français s’il vous plaît et te programme une bonne semaine et demie de spectacles variés et intéressants. Cette année ne fait pas exception. Plutôt que de te livrer la programmation au complet, on te propose nos choix pour que tu passes onze jours de spectacles sans jamais t’ennuyer. Ça se déroulera du 5 au 15 novembre prochain. Attention, nous ne sommes pas responsables des acouphènes et/ou foies endommagés.
 
 

JEUDI LE 5

Francis Faubert + Bernard Adamus au Club Soda à 20h: Deux grands garçons qui font paraître des albums cette année. Celui d’Adamus est tout simplement délicieux alors qu’on n’a pas encore eu le temps de se pencher sur Faubert. C’est à ne pas manquer.

Simon Kearney + Simon Kingsbury au Divan Orange à 22h: Deux Simon K. L’un joue de la guitare avec panache, l’autre possède une barbe qui a du panache. Une soirée qui risque d’être des plus plaisante surtout que ça fait un petit bout de temps qu’on n’a pas vu Kingsbury sur une scène.

VENDREDI LE 6

PONI + Galaxie au Club Soda à 20h: Les premiers font dans le rock lourd qui verse presque dans le stoner avec de belles mélodies. Les deuxièmes… ai-je vraiment besoin de présenter Galaxie? Pour les avoir vus au FME, c’est tout un spectacle.

Benoît Paradis Trio au Quai des Brumes à 22h: Il a la langue presque aussi habile que les mains. Les mots que Benoît Paradis couche sur son jazz embrumé sont d’une subtilité et d’un humour parfait. Son album T’as-tu toute? paru plus tôt cette année vaut le détour.

SAMEDI LE 7

Joëlle St-Pierre + Barcella au Lion d’Or à 20h: Joëlle St-Pierre a fait paraître un album tout en douceur et en réconfort cet automne alors que Barcella mélange l’accordéon, le slam et bien plus avec une habileté déconcertante.

Crabe + Ultraptérodactyle à L’Esco à 22h: Pour 8 $ tu vas te faire récurer les oreilles avec une assiduité et un savoir-faire hors du commun. C’est un spectacle à ne pas manquer. Sludge-Pop d’Ultraptérodactyle est un de nos coups de cœur 2015 alors que Anti-Vague de Crabe en était un de l’année dernière! Meilleur rapport qualité/prix du CCF.

LUNDI LE 9

Lydia Képinski et Anique Granger au Divan Orange à 22h: Deux femmes au nom peu ordinaire qui portent deux propositions artistiques peu ordinaires. Granger nage dans le folk intelligent alors que Képinski t’envoie des mots percutants.

MARDI LE 10

Rosie Valland + Safia Nolin au Lion D’Or à 20h: Les deux demoiselles ont lancé des albums qui ont été encensés par la critique cet automne. C’est ta chance de découvrir ces deux femmes d’exceptions de qui tu entendras parler longtemps encore!

Émile Bilodeau + Le Winston Band au Divan Orange à 22h: Émile Bilodeau est l’un des trois finalistes des Francouvertes 2015 et il sait animer une foule alors que le Winston Band sait mettre le feu dans une salle avec ses rythmes cajuns. Ça risque d’être tout un party.

MERCREDI LE 11

Joey Robin Haché + Olivier Bélisle au Divan Orange à 22h: Joey Robin Haché nous vient du Nouveau-Brunswick pour nous livrer sa pop léchée alors qu’Olivier Bélisle fait de la pop qui a laissé de côté la langue de bois. Un détour qui en vaudra la peine.

JEUDI LE 12

Gaël Faure + Daran à l’Astral à 20h: Deux troubadours qui se font aller les mains sur un morceau de bois et les cordes vocales dans un micro. On vous a parlé du sublime Monde Perdu de Daran paru un peu plus tôt cette année. Ça risque d’être un très bon concert.

Sweet Grass + Dylan Perron & Élixir de Gumbo au Divan Orange à 22h: Sweet Grass vient de la région du Saguenay-Lac-St-Jean et fait dans le folk qui swing alors que Dylan Perron & Élixir de Gumbo ont remporté les dernières Francouvertes. Bref, il risque de faire chaud au Divan ce soir-là!

VENDREDI LE 13

Lubik + Les Hôtesses d’Hilaire au Lion d’Or à 20h: Lubik vient tout droit de La Sarre et sait rocker pas à peu près. Les Hôtesses lanceront leur nouvel album au Lion D’Or et c’est un spectacle à voir assuré. Marque ça à ton calendrier, parce que tu ne voudras pas manquer ça!

Yokofeu et Anatole au Quai des Brumes à 22h: C’est un vendredi crève-cœur parce qu’il y a un nombre incroyable de bons spectacles en fin de soirée. On y va pour les théâtraux Anatole et les groovy de Yokofeu qui vous donneront un bon spectacle que vous pourrez savourer une pinte à la main.

SAMEDI LE 14

Dimoné + Salomé Leclerc au Club Soda à 20h: Ancien punk, Dimoné fait maintenant dans le folk. C’est un bon moment pour le découvrir alors que Salomé Leclerc foulera la scène. La jeune demoiselle ne donne jamais de mauvais spectacle alors…

Gino Laser + Guillaumansour Expérience au Quai des Brumes à 22h: Gino Laser donne une prestation explosive alors que Guillaume Mansour est totalement éclaté dans ses performances avec son Éxpérience. Concept? Je crois que oui.

DIMANCHE LE 15

Saratoga au Verre Bouteille à 20h: Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse font un folk doux et totalement lumineux avec leur projet commun de Saratoga. C’est intime, c’est velouté et c’est parfait pour un dimanche soir.

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Le GAMIQ 2015: les nominations

11988613_10153635655034365_3741468697833105728_nAu Canal Auditif, on a toujours affectionné particulièrement le GAMIQ pour plusieurs raisons. La première raison réside dans le fait que ce gala renferme toute la musique émergente/locale qu’on écoute et qu’on affectionne véritablement; ce qui n’est pas toujours vrai à l’ADISQ. L’autre raison, c’est que le gala en soi est toujours source de belles surprises comme la victoire de Millimetrik l’année dernière pour l’album électro ou encore la blague de Gabrielle Laïla Tittley. Bref, on aime beaucoup ce gala franchement décoincé! Voici donc les nominations pour l’édition 2015 ainsi que les choix de Stéphane Deslauriers et Louis-Philippe Labrèche.

Album pop de l’année:

Domlebo – Bricolages
Félix Dyotte – Félix Dyotte
Geneviève et Matthieu – La Jamésie ostie/Les Enfants du plomb
Guillaume Beauregard – D’étoiles, de pluie et de cendres
Jérôme Minière – Une île (SD)
Julie Blanche – Julie Blanche
Milk & Bones – Little Mourning (LP)
Navert – Temps bipolaire
Secret Sun – Cold Coast

Album rock de l’année:

Chocolat – Tss Tss (SD)
Dany Placard – Santa Maria
Deux Pouilles en Cavale – Tambour et temps morts
Femme Accident – Hum
Lubik – Jusqu’au Boutte
Les Marinellis – Ile de rêve
Ponctuation – La réalité nous suffit (LP)

EP rock de l’année:

Choses Sauvages – Japanese Jazz
Heat – Rooms EP (SD)
She Serpent – She Serpent (LP)
The Muscadettes – Side A
Ultrapterodactyle – Sludge Pop

Album indie rock de l’année:

Bernhari – Bernhari
Julien Sagot – Valse 333 (SD)
La Bronze – La Bronze
Oromocto Diamond – Opononi
Poni – Poni (LP)

Album folk de l’année:

Anique Granger – Aimer comme une émeute
Bears of Legend – Ghostwritten Chronicles
Coco Méliès – Lighthouse
Elliot Maginot – Young/Old/Everything.in.between
Fire/Works – Shenanigans (LP)
Kandle – In Flames (SD)
Phil Moreau – Paratonnerre
The Loodies – The Loodies
Tire le Coyote – Panorama
Willows – Willows

EP folk de l’année:

Feathers – Unions (LP) (SD)
Jane Ehrhardt – Terminus
Mentana – Western Soil
Saratoga – Saratoga
The Great Novel – Buffalo Trace

Album heavy (punk & metal) de l’année:

Carotté – Punklore et Trashdition
Kraspoutine – Plus Grand Que Satan
Krokmitën – Omicron-Omega
Reanimator – Horns Up
Sandveiss – Scream Queen (LP) (SD)

Album musique électronique de l’année:

Alexeï Kawolski – My DC offset fields and the leftovers
Boundary – Still Life
Debbie Tebbs – UP!
Hologramme – Hologramme
Pierre Kwenders – Le dernier empereur bantou (LP) (SD)

EP musique électronique de l’année:

Dear Criminals – Strip (SD)
KenLo Craqnuques – Rue Sicard
Le Couleur – Dolce Désir EP (LP)
Syzzors – Leo
Toast Dawg – Brazivilain Volume II

Album rap de l’année:

Alaclair Ensemble – Tout est impossible (SD)
Eman x Vlooper – XXL (LP)
Kick & Snare (l’Algorythme présente) – Retour en arrière B – Side vol. 1
Loud Lary Ajust – Blue Volvo
Socalled – Peoplewatching

Album ou ep roots de l’année:

Canailles – Ronds-points (LP) (SD)
Face-T – EP1
Oktopus – Lever l’encre
Olivier Brousseau – La ligne du temps
ORKESTAR KRIMINAL – TUMMEL

Album jazz/contemporain de l’année:

Benoit Paradis Trio – T’as tu toute? (LP) (SD)
Ellwood Epps / Yves Charuest – La passe
Le Hot Club de ma Rue – Le Hot Club de ma rue
Mathieu Bellemare – Chants des Marais et des Morts
Olivier Babaz trio – Virages

Album expérimental de l’année:

Automatisme – Automatisme 3
Bord à Bord – Bord à Bord
Jardin Mécanique – La sinistre histoire du théâtre Tintamarre épisode 2
(swedish) Death Polka – 38 Minutes (LP) (SD)
thisquietarmy – Anthems for Catharsis

Vidéo de l’année:

Antoine Corriveau – Printemps, printemps (SD)
Canailles – Texas
Das Mortäl – La Pussy
Eman X Vlooper – Les pauvres
Kandle – Not Up To Me
Koriass – Américain
Le Couleur – Club Italien
Loud Lary Ajust – Blue Volvo
Philippe Brach – C’est tout oublié (LP)
Tire le Coyote – Ma révolution tranquille

Révélation de l’année:

Félix Dyotte
Julie Blanche
La Bronze
Lubik
Milk & Bones
Poni
Rosie Valland
Safia Nolin (LP) (SD)
Saratoga
Syzzors

Artiste de l’année:

Chocolat (LP) (SD)
Eman X Vlooper
Loud Lary Ajust
Kandle
Pierre Kwenders

Auteur-Compositeur de l’année:

Benoit Paradis (LP)
Elliot Maginot
Félix Dyotte
Julien Sagot (SD)
Michel Olivier-Gasse (Saratoga)

Chanson de l’année:

Coconut Water – Milk & Bones (LP) (SD)
Concerto Rock – Le Couleur
XOXO – Loud Lary Ajust
Publi-Sac – Eman X Vlooper
Vivre avec les animaux – Geneviève et Matthieu

Spectacle de l’année:

Alaclair Ensemble (SD)
Canailles
Jardin Mécanique
Loud Lary Ajust (LP)
Socalled

Salle de spectacles de l’année:

Le Cercle (Québec)
Le Divan Orange (Montréal) (LP)
L’Ouvre-boîte culturel (Baie-Comeau)
Ritz PDB (Montréal) (SD)
Le Zaricot (St-Hyacinthe)

Festival de musique de l’année:

Le Festif (Baie St-Paul)
FME (Rouyn) (LP)
La Grosse Lanterne (Béthanie)
MRCY (Laval)
Pop Montreal (Montréal) (SD)

Illustration d’album de l’année:

Louis-Alexandre Beauregard – Ponctuation/La réalité nous suffit (SD)
Gab Pelletier, Annie Carbo, Vincent Giard, Marie-Pascale Hardy – Oromocto Diamond/Opoponi
Bosslab Design – Alaclair Ensemble/Tout est impossible (LP)
Étienne Martin, Dominique Desbiens, Valérie Paquette – Julien Sagot/Valse 333
Healty Pants – Socalled/Peoplewatching

Maison de disques de l’année:

Bonsound Records
Coyote Records
Dare To Care
Simone Records (LP) (SD)
Slam Disques

Agence de spectacles de l’année:

District 7
Extensive Enterprises
Heavy Trip (LP) (SD)
Indie Montréal
Preste

Média de l’année:

Le Canal Auditif (LP parce que tsé… c’est fou) (SD… quasiment gênant de s’aimer, sans narcissisme bien entendu)
CISM 89,3
Cult MTL
ecoutedonc.ca
Feu à volonté

Voilà. On en profite pour féliciter CISM, Cult Mtl, ecoutedonc.ca et Feu à volonté, car de ne pas remporter la palme à vos dépends seraient plus qu’un honneur! Ça nous fait réellement chaud au cœur d’être en nomination dans un gala qu’on trouve si pertinent en compagnie de médias qu’on trouve également très pertinents. Merci à tous et toutes… surtout un grand merci à tous ces créateurs, diffuseurs, maisons de disques, et autres, qui se dévouent corps et âme, avec très peu de moyens, à cette scène musicale originale, authentique et à l’avant-garde. Peu importe le résultat, le 29 novembre prochain, on a déjà gagné. On se jase de tout ça le 30 novembre prochain!

http://gamiq.net/

10 albums à surveiller en octobre

logoAprès un mois de septembre où l’on a dû contenir nos pulsations cardiaques et se nourrir sainement afin de soutenir le rythme des nombreuses sorties de disques de qualité, on est déjà rendu en octobre… qui renferme encore une fois son lot de parutions d’importance. On vous suggère ici une sélection d’une dizaine de disques qu’il vous faudra surveiller ce mois-ci. Encore du bon stock à venir, croyez-nous!
 
 
 

Indian Handcrafts

Indian Handcrafts – Creeps (02 octobre)

En 2013, le duo ontarien qui donne dans le stoner/rock/métal avait fait paraître un fort prisé Civil Disobedience For Losers qui avait ravi bon nombre de collaborateurs à LCA. On peut affirmer sans gêne que ce Creeps vous ravira tout autant sinon plus. Un virage métal accentué qui vous étampera un sourire dans la face!


 

Wavves

Wavves – V (02 octobre)

Le songwriter de la formation Wavves, Nathan Williams, n’a pas semblé apprécier sa récente collaboration avec le mastodonte Warner Brothers… et ce genre de mauvaise relation professionnelle/artistique n’augure jamais rien de bon. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle galette du groupe garage-punk psychédélique états-unien paraîtra ce vendredi. On verra!


 

Emilie & Ogden

Emilie & Ogden – 10 000 (02 octobre)

Emilie Kahn et sa harpe Ogden font partie de la scène montréalaise depuis quelque temps et l’hiver dernier ils ont signé avec la populaire maison de disque montréalaise Secret City Records. La jeune femme fait une pop qui navigue dans les mêmes eaux que Joanna Newsom. C’est parfait pour les soirées fraîches de l’automne qui nous attendent.


 

Deafheaven

DEAFHEAVEN – NEW BERMUDA (2 OCTOBRE)

La formation de black métal américaine avait fait des vagues avec Sunbather paru il y a un peu plus de deux ans. Avec New Bermuda, la formation aura le défi de continuer d’impressionner les mélomanes et démontrer qu’ils ne sont pas le groupe d’un seul album. Cependant, ça augure très bien. On y retrouve des influences thrash métal qui ne sont pas piquées des vers.


 

Foreign Diplomats

FOREIGN DIPLOMATS – PRINCESS FLASH (9 OCTOBRE)

Foreign Diplomats a obtenu de bonnes critiques avec leur premier maxi paru en 2013 et la formation nous arrive enfin avec un premier album. C’est un folk rock mélodieux que la bande montréalaise met de l’avant. On y entend beaucoup de belles mélodies et des trames entraînantes.


 

Deerhunter

Deerhunter – Fading Frontier (16 octobre)

Deerhunter revient avec un nouvel opus après l’excellent Monomania paru en 2013. Voilà Fading Frontier. En décembre 2014, le meneur de la formation, Bradford Cox, a été frappé par une automobile. Cet incident a-t-il inspiré la conception de cet album? À voir!


 

Les Soeurs Boulay

LES SOEURS BOULAY – 4488 DE L’AMOUR (16 OCTOBRE)

Stéphanie et Mélanie Boulay sont de retour avec de nouvelles chansons qui deviendront assurément des vers d’oreilles. Le duo présente son nouvel album qui compte sur une instrumentation plus imposante que leur album homonyme paru en 2013. Ça va faire bien des heureux!


 

Fuzz

Fuzz – II (23 octobre)

Sacré Ty Segall! Après nous avoir gratifiés d’un Manipulator en 2014, le musicien nous revient avec son trio salopé/lourd nommé Fuzz. Avec ce trio, l’ami Ty s’agite derrière les fûts tout en prodiguant ses mélodies vocales un brin nasillardes à une horde de fanatiques avides de rock pesant tout ce qu’il y a plus «drette dans ta face»! On attend ça de pied ferme!


 

Half Moon Run

HALF MOON RUN – SUN LEADS ME ON (23 OCTOBRE)

Half Moon Run est tout un phénomène. Non seulement ont-ils conquis le Québec avec leur premier album, Dark Eyes, mais aussi la planète au grand complet! Ceux-ci nous reviennent avec du nouveau matériel. En juger par le premier extrait, les amoureux du groupe auront bien du plaisir!


 

Cheatahs

Cheatahs – Mythologies (30 octobre)

Ça, c’est notre spécialiste de rock shoegazien, F. Berthelot, qui nous a mis au parfum de l’existence de cette formation. Après un premier album homonyme de grande qualité, les Britanniques reviennent avec Mythologies. Avis aux «brainwashés» des mythiques Swervedriver: vous devez impérativement prêter l’oreille à ce nouvel album.


 

MRCY Fest 2015

QSM-festival-MRCY-2015Pour une deuxième année consécutive, les mélomanes étaient conviés à Laval pour le MRCY Fest qui ferme la marche de la saison des festivals à Montréal. Avant que la température ne rafraîchisse trop et que les feuilles se mettent à changer de couleurs, une myriade de groupes était attendue pour cette journée plutôt chargée en musique. Malheureusement pour certains, dont moi, Battles avait dû annuler sa présence en fin de journée vendredi pour des raisons familiales. On ne vous cachera pas que c’était de loin la performance que nous attendions le plus. Qu’à cela ne tienne, nous avions tout de même devant nous une belle journée de musique. Cette année, l’organisation avait opté pour une configuration à deux scènes, ce qui éliminait les éternels changements de l’année dernière. Une belle initiative.

C’est le groupe Misterwives qui était chargé de lancer les hostilités… passons maintenant aux choses intéressantes. Mettons que ce n’est pas tellement dans notre palette. Un groupe d’indie-pop ultra-conventionnel qui ressemble aux 150 autres qui essaient de se tailler une place sur la place publique. Sans saveur, sans couleur, bref, c’était plate. Puis, un DJ set surprise de Lary Kidd de Loud Lary Ajust. En effet, le jeune homme a eu la gentillesse de remplacer les absents au pied levé. Il faut dire qu’en plus de Battles, Angel Haze a aussi annulé sa présence. Le MRCY Fest a pris l’habitude de mettre à l’horaire des artistes qui adorent se défiler. On se souviendra de Sky Ferreira l’année dernière qui est aussi réputée pour son manque de ponctualité. Les programmeurs prennent des risques, malheureusement à date, ça leur revient pas mal tout le temps dans la face. Mais bon, Lary Kidd, a tout de même diverti la foule avec plusieurs tounes hip-hop d’artistes en vogue. Ce qu’on a discerné? Des bons choix, dont Rae Sremmurd et Ilovemakonnen avec sa chanson Tuesday.

Par la suite, c’est Safia Nolin qui est venu nous livrer les chansons de Limoilou paru un peu plus tôt ce mois-ci. En plus des tubes qui font leur charme, dont Noël Partout, Igloo et plus, elle a fait chanter un beau «bonne fête» au guitariste Joseph Marchand (son accompagnateur) par la foule. C’était de toute beauté. Encore une fois, la paire oscillait entre les pièces mélancoliques de la jeune femme et les numéros de clown attachants entre les chansons. Vraiment, ils sont charmants. Ensuite, c’est la bande de «minces» d’Alaclair Ensemble qui est venue faire danser les babouins et babouines présents sous le soleil chaud de septembre. Une performance énergique et entraînante de la bande qui compte sur beaucoup de talent. On a eu droit à une chorégraphie sur Mon Cou, une Montagnes russes (Serge Fiori) de toute beauté. Maybe Watson qui y est allé d’une tendre Calinour et de la version «gangster» d’Alaclair avec 3 point. Robert Nelson, Kenlo Craqnuque et Eman sont tout simplement époustouflants sur scène et offrent tout ce qu’ils ont d’énergie à la foule. J’étais même fatigué pour eux après leur performance réussie.
 


 

On avait rendez-vous à l’autre scène pour le groupe July Talk qui a présenté les pièces de leur album homonyme paru en 2012 ainsi que quelques nouvelles pistes qui se retrouveront sur le prochain. La foule semblait apprécier l’indie-rock des Canadiens. Pour ma part, je dois avouer que je les trouve énormément convenues et dénuées d’originalité. Les influences sautent aux yeux que ce soit lorsqu’il ressemble à The Kills ou encore à Bloc Party. Par contre, j’ai eu beaucoup plus de plaisir à assister au spectacle du groupe gallois The Joy Formidable. La formation a livré plusieurs pièces issues de Wolf’s Law, leur album paru l’année dernière. Plus la performance avançait et plus la guitare de Ritzy Bryan devenait bruyante. Le groupe a terminé avec deux chansons tirées de leur premier album: Cradle et l’abrasive/magnifique Whirring. Une performance satisfaisante à tout point de vue. Quelle énergie! Ce sont aussi d’excellents musiciens qui mettent de l’avant la musique d’abord et avant tout.
 


 

Puis, c’est la formation Kodaline qui officiait. Vous vous souvenez ce que je vous ai dit sur le premier groupe? On pourrait pas mal leur appliquer la même étiquette. De l’indie-pop mou, même si le groupe donne une bonne performance. Mais bon, encore une fois, ça manque d’épice à mon goût. Je me suis dirigé à l’autre scène pour entendre le «Traplord» lui-même, A$AP Ferg. C’était l’un des moments que j’attendais, mais quelle fut ma déception! Ferg nous a offert seulement trois pièces en versions quasi complètes. Il a rempli tout le reste de sa performance de: «Oh oh», de «suck my dick» et « fuck my bitch» répétés en chœur par la foule. Comprenez-moi bien, je ne fais pas ma Françoise David qui vire dans le puritanisme digne des conservateurs. Mais bon, quand 75 % de ton spectacle c’est du vent… je me sens un peu lésée comme mélomane. Le meilleur moment a été une chanson a capella en honneur d’A$AP Yams qui est décédé un peu plus tôt cette année. Malgré les trames qui étaient entraînantes, c’était décevant et plutôt quétaine. Toutes les pièces finissaient avec un bruit de fusil qui se déclenche… misère…

Ensuite? C’est Local Natives qui prenaient la scène. La formation était visiblement heureuse de revenir dans les environs de Montréal puisqu’une bonne partie de Hummingbird, leur excellent album paru en 2013, a été enregistrée ici. En plus de nous envoyer les excellentes You & I, Breakers et Heavy Feet, la bande nous a offert un avant-goût du prochain album avec deux nouvelles chansons. La première était peu convaincante, mais la subséquente, Whatever You Want était délicieuse pour les oreilles. En plus de tout cela, ils se sont fait plaisir avec une reprise de Talking Heads. Par la suite, c’était le rappeur américain Mac Miller qui venait gâter les Lavallois. Quelle performance de haute qualité. Si le hip-hop de celui-ci n’est pas ce qui m’excite le plus, il donne réellement un «show» digne de ce nom. Généreux, incarné et puissant, il y est allé de quelques commentaires sur la politique américaine avant d’entamer Donald Trump, en plus de livrer Imsoniak et plusieurs pistes de son dernier album: Watching Movies With The Sound Off.
 


 

Finalement, c’est le groupe américain Alabama Shakes qui venait fermer la marche de cette fastueuse journée musicale. Brittany Howard et sa voix puissante valent à elles seules le détour. Avoir autant de soul, c’est quasiment ridicule. Alors qu’elle se jetait dans de longs élans mélodieux, ma poitrine vibrait. C’était magnifique et plus grand que nature. Une belle façon de conclure cette nouvelle édition du MRCY Fest. Bref, grosse journée musicale pour les mélomanes. L’organisation semble avoir été victime de sa popularité puisqu’à 20 h, il ne restait plus de guichets Interac qui fonctionnait sur le site et la plupart des camions de bouffe de rue était quasiment vides. Sans compter qu’ils peinaient à suffire à la demande. Attendre son falafel pendant 45 minutes, ce n’est pas idéal. Si ce n’est de cela, c’était une journée bien plaisante sur l’Île-Jésus.

http://www.mrcyfest.com/