Évènements spéciaux Archives - Page 58 sur 67 - Le Canal Auditif

Quoi de neuf pour l’hiver 2015?

0Maintenant que les résolutions sont prises et que vous avez toujours un petit goût sucré de canneberges en gelée dans la bouche, l’hiver a décidé de nous tomber sur la tête à grands coups de verglas après avoir fait fondre tout ce qu’il y avait de neige pour Noël. Bref, c’est janvier, on se remet des Fêtes et les nouvelles parutions commencent à se pointer le bout du nez. Voici ce qui vous attend d’ici l’avènement de la saison des amours côté musique.

Pour vous faire perdre l’excédent de poids accumulé pendant le temps des Fêtes, Death Grips qui était soi-disant éteint, vient de lancer un nouvel album: Fashion Week; disque composé entièrement de pièces instrumentales et chaque titre porte le nom de Runaway + une lettre. Et ces lettres forment: Jenny Death When, titre présumé de la deuxième partie de Niggas On The Moon… toujours aussi énigmatiques. Certaines rumeurs prédisent une sortie pour le 10 février, mais avec eux… on ne sait jamais vraiment. Le trio californien n’est pas le seul qui a profité du congé des Fêtes pour lancer une galette surprise. La sensation R&B D’Angelo a lancé le très attendu Black Messiah à la mi-décembre.

La saison hivernale possède son lot de gros noms qui reviennent avec une nouvelle galette. Marilyn Manson fera paraître The Pale Emperor le 20 janvier alors que Noel Gallagher’s High Flying Birds revient le 3 mars prochain. C’est aussi un hiver qui voit certains gros noms de la musique indépendante refaire surface. The Decemberists lanceront What A Terrible World, What A Beautiful World en janvier alors que Modest Mouse reviendront avec Strangers To Ourselves en mars. Le trio rock tout féminin Sleater-Kinney renaît de ses cendres pour proposer No Cities To Love. Et que dire de Father John Misty, le prodigieux, qui revient avec I Love You, Honeybear en février, question de nous réchauffer la patate à temps pour la Saint-Valentin.

Certains petits nouveaux risquent de retenir votre attention entre deux chocolats chauds. Tout d’abord, Viet Cong lance leur premier album après un maxi qui a retenu l’attention l’année dernière. Les punks albertains risquent de vous faire «mosh piter» avec l’être cher dans votre salon. De leur côté, les Anglais d’Until The Ribbon Breaks qui mélangent rock, électro et groove risquent de charmer vos oreilles tout comme leurs compatriotes Menace Beach avec leur indie-rock-garage aux mélodies riches. On compte en plus de tout ça des nouveautés de José Gonzales, Pond, Twin Shadow, Will Butler, Torche, Lady Lamb And The Beekeeper, Dan Deacon, Diamond Rugs, Whitehorse et A Place To Bury Strangers.

Et le Québec n’est pas en reste. Nul autre que Jean Leloup qui nous revient avec un premier album solo depuis Mille Excuse Milady paru en 2009 alors que Tire Le Coyote revient à la fin janvier avec Panorama. Someurland, nouvelle venue dans le paysage musical (et qui a participé l’année dernière aux Francouvertes) lancera 2012 en janvier alors qu’Elliot Maginot risque de vous séduire en février avec son Young/Old/Everything.In.Between. De plus, Marie-Pierre Arthur débarquera avec son nouvel album le 17 février prochain. Côté EP, on aura droit à Maxime Auguste ainsi que Ragers qui lanceront leurs maxis respectifs en janvier. Pour vous réchauffer, la formation Le Couleur lancera un nouveau maxi en février qui fera suite à l’excellent Voyage Amoureux.

Tout ça pour dire que l’hiver ne s’annonce pas si gris que ça. Au chaud dans votre chaumière, vous pourrez profiter de ces nouveaux «records» qui sauront vous divertir jusqu’au printemps. Et si par contre, vous avez que de l’amour pour la température hivernale, vous serez tout aussi servi avec Les Quartiers d’Hiver (la version hivernale du FMEAT) qui tiendront leur première édition à Rouyn-Noranda du 29 au 31 janvier prochain alors que l’Igloofest lui, fera danser les Montréalais pendant quatre week-ends endiablés. N’est-ce pas magnifique? Je suis aux anges.

#Gifmylive

facebook_frEn ce début d’année, la palme de l’initiative la plus intelligente et créative revient à Arte. La chaîne française a décidé de célébrer 2014 en créant un site web où l’on peut consulter les concerts et spectacles de danse présentés l’année dernière. Qu’est-ce que ça veut vraiment dire? Ça veut dire ceci l’ami: j’espère que t’avais rien de planifier pour les deux prochaines semaines parce que tu vas être rivé à ton écran d’ordinateur.

Passant par toute la gamme des émotions, de la fureur à l’extase, les génies généreux d’Arte t’offre des concerts de presque TOUS tes artistes préférés. Tu aimes Anna Calvi? Tu seras servi. Tu tripes sur Mac DeMarco? Tu l’auras en vidéo. Ty Segall te fait pleurer des larmes de sang de bonheur? T’en auras pour presque pour une heure! Kendrick Lamar te donne envie de devenir un gangster? Bon, j’ai pas de rime avec gangster… mais t’as compris, non?

Tu y trouveras même Atl-J, Lykke Li, Yann Tiersen, Gilberto Gil, Damon Albarn, Metronomy, The Acid, Stromae, The Black Keys, Bombay Bicycle Club, Arthur H et La 9e de Maurice Béjar… Sérieusement #Gifmylive est une mine d’or. Pis entre deux concerts de musique, tu peux regarder une belle performance de danse contemporaine! N’est-ce pas magnifique?

http://gifmylive.arte.tv/fr

Igloofest 2015

Iglooofest 2015La scène électro de Montréal est en plein essor et ce n’est pas étranger aux efforts mis de l’avant par certains de ces acteurs principaux. Parmi la joyeuse bande de troubadours du beat, on retrouve les gens du Piknic Électronique qui, avec leur grande messe estivale, attire les jeunes gens qui aiment se brasser le popotin sur des rythmes endiablés. En plus d’avoir lancé une édition barcelonaise en 2012, ceux-ci lançaient le 11 janvier dernier une éditionne melbournaise! Et pendant ce temps, ceux-ci ne chôment pas à Montréal, car c’est le début en fin de semaine de l’édition 2015 de l’Igloofest, version plus habillée du Piknic.

Cette année, on propose encore une édition haute en couleur, et ce, dès la première fin de semaine, qui accueillera Detroit Swindle, Justin Martin et le brésilien Gui Boratto. Mais c’est Flosstradamus qui retient l’attention, avec leurs simples parus sur certaines des plus prestigieuses maisons de disque électro américaines. La deuxième fin de semaine ne s’annonce pas des plus reposantes non plus avec des prestations de Loco Dice et du duo montréalais Enfants Malins. Le clou de cette fin de semaine? Deetron qui prendra d’assaut le quai Jacques-Cartier accompagné de Rue Palm.

Lors de la troisième fin de semaine, la foule pourra venir danser sur les rythmes de M.A.N.D.Y. et de la séduisante MightyKat qui sauront mettre le feu aux poudres. Et c’est sans compter la prestation de Relish House Mafia qui fait des vagues ces temps-ci en compagnie des sympathiques garçons de Artist Of The Year en format duo. Finalement, la quatrième et dernière fin de semaine mettra à l’affiche Paco Osuna, Dead Horse Beat et Robert Robert le vendredi 6 février. Le lendemain, ce sera la rencontre de Midland et Paul Woolford qui aura de quoi charmer la foule en compagnie de Will Saul. C’est sans doute la présence de Luciano dimanche qui fera le plus jaser. Le producteur chilien est très en demande et sera en prestation tout comme l’anglais Girl Unit qui devrait séduire quelques festivaliers.

Sortez vos suits de ski-doo fluo, enfilez vos combines, doublez vos bas pis ramassez vos glow-sticks. Vous en aurez besoin!

http://www.igloofest.ca/

La liste de Poulet Neige 2014

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Noël, c’est toujours un temps bien excitant de l’année, mais c’est encore plus stimulant depuis 2010 puisque tu peux demander au Père Noël des albums de musique gratis!!! Plus besoin de dépenser un seul sou. Le concept de la Liste de Nöel de Poulet Neige est fort simple. À partir du 1er décembre, tu te rends à l’adresse suivante: listedenoel.ca et tu fais tes choix. Puis, le 25 décembre au matin, en même temps que tu déballes tes cadeaux sous l’arbre, tu as la possibilité de télécharger tes nouveaux albums.

L’idée derrière la liste est noble et très simple: faire connaître les groupes d’ici et encourager les gens à les soutenir. Cette fois-ci l’état-major de Poulet Neige a préféré revenir à une liste majoritairement locale sur laquelle on peut y attraper quelques groupes étrangers et sur celle-ci tu peux trouver des petits bijoux!

Commençons avec les gros noms: Alaclair Ensemble, Monogrenade, Dear Criminals, Grenadine et Solids font tous parti de la liste. Si tu n’as pas les derniers albums de ces artistes, voici une bonne occasion de te les procurer. C’est dans les noms moins connus que d’heureuses rencontres risquent de se faire. Dans la sphère électro? On te propose le groupe About (qui terminait un cycle de quatre maxis tout récemment), Beat Sexü de Québec, Millimetrik et son Lonely Lights paru plus tôt cette année ainsi que Das Mörtal.

Du côté rock, les jeunes fous de Corridor sont présents tout comme Technical Kidman. La nouvelle sensation de Montréal nommée Heat offre leur EP alors que POP Goes, Ludovic Alarie ainsi qu’Elephant Stone en font autant. Les Guerres d’l’Amour t’offre aussi beaucoup d’amour pour Noël alors que Jesse MacCormack présente son excellent Crush paru récemment. En vrac? Mauves, Peter Henry Philips, The Posterz, Pif Paf Hangover, Reliefs, Tracer Flare, Garoche Ta Sacoche, Digit: Missile Command, Debbie Tebbs, Carl-Éric Hudon et les jeunes fougueux de Câltar-Bateau s’y retrouvent. De quoi passer un très beau temps des fêtes!

Cela dit, ce n’est pas une fin en soi. Tu peux toujours aider les groupes qui te font triper en achetant un vinyle, une cassette ou si t’es vieux jeu comme moi, un CD. De plus, tu peux donner un don à Poulet Neige directement, ce qui assure la survie de la liste année après année. Longue vie à Poulet Neige!

pouletneige.com

Coup de coeur francophone: deuxième partie

logo0Ma deuxième moitié de Coup de cœur francophone commençait par un arrêt au Cabaret du Mile-End, question de revisiter les lieux une dernière fois avant que le verrou soit mis dans la porte. La première partie était assurée par Martin Lizotte qui est venu présenter les pièces de son album Pianolitudes paru en janvier dernier. Son jeu émouvant a vite fait de ravir les spectateurs présents. Le jeu d’éclairage était sobre et contribuait à plonger le public dans un état de contemplation et d’ouverture. Seul petit écueil, un effet de machine à fumée un peu douteux au début d’une chanson… plus loufoque qu’autre chose.

Stéphanie Lapointe a ensuite pris la scène pour présenter les pièces de son album Les amours parallèles. Chose particulière, Lapointe a louangé les auteurs qui lui ont prêté des mots pour cet album de Philémon Cimon à Stéphane Lafleur. Rares sont les interprètes qui montrent tant de reconnaissance. Le premier l’a d’ailleurs accompagné sur scène pour deux pièces dont Je veux de la lumière tirée de L’été. Elle a aussi invité sur scène Albin de la Simone qui est venu jouer À quoi tiré de son album précédent. Bref, la jeune femme était encore une fois attachante et possède une belle présence sur scène.

Pendant ce temps, Stéphane assistait au doublé Sylvie Paquette/Antoine Corriveau: «La première était accompagnée de Rick Haworth aux guitares et de l’excellent Benoît Rocheleau (percussions, claviers, xylophone). L’auteure-compositrice-interprète a pigé dans plusieurs de ses albums. Pas de doute, la dame a du kilométrage et son assurance sur scène était aveuglante; se permettant même quelques boutades sur son propre travail qu’elle qualifiait elle-même d’anonyme et sombre… sourire aux lèvres, bien entendu! Ces remarques ont eu un effet délassant sur le public.»

«De son côté, Antoine Corriveau venait nous présenter en format live les chansons de ce superbe album, Les Ombres Longues. Sept musiciens sur scène incluant violoncelle, claviers, percussions et surtout une relecture absolument exquise de ces pièces douces-amères. Sur scène, les versions de Un par un, Le temps des coupes à blanc (un trio de voix totalement émouvant), le folk rock quasi abrasif de Printemps, printemps ont soulevé cette prestation à un niveau artistique inégalé. Antoine Corriveau commence à jouer dans la cour des grands de la chanson québécoise. Si Les Ombres Longues est un grand disque, la performance offerte était tout simplement un grand cru.»

Pendant que Stéphane se rassasiait au concert de Corriveau, je me suis dirigé vers Simon Kingsbury et Navet Confit qui prenaient le contrôle de l’Esco. Le premier est venu présenter quelques nouvelles pièces ainsi que celles parues sur son maxi homonyme paru il y a trois ans déjà. Kingsbury a toujours un petit côté folk, mais le rock semble avoir fait son chemin dans ses compositions. C’était une performance colorée de distorsion et franchement, ça va très bien avec sa barbe. Sonner Faux était particulièrement réussie et a charmé la foule présente dans le bar de la rue St-Denis.

Puis Navet Confit est venu nous planter la chanson Mannequin de magasin dans la tête. Encore, aujourd’hui alors que j’écris, je suis assailli par la ritournelle qu’il a répétée pas moins de cinq fois… sacré Navet! Le grand jeune homme était accompagné du solide Carl-Éric Hudon et de la puissante piocheuse Lydia Champagne. Il a gracié le public de plusieurs de ses succès dont: Une Boîte dans une boîte, Louis-José Houde, Ça n’existe pas, mais surtout cet incroyable fa dièse tenu pendant plusieurs minutes au début de Ça n’existe pas en tout début de spectacle. Franchement, si vous ne connaissez pas Navet Confit, il est bien temps de s’y attarder.

Mercredi soir,Philippe Brach était à l’honneur et foulait la scène du Lion d’Or qu’il a prise plusieurs fois cette année dans le cadre des Francouvertes. Sa première partie était assurée par BATpoinG, accordéoniste français qui fait dans l’excentrique. Situé entre le rap et la chanson, celui-ci s’amuse avec les mots avec une habileté hors du commun. D’ailleurs son spectacle coule d’un bout à l’autre et il a tôt fait de conquérir le coeur du public qui l’a remercié d’une ovation à la fin de sa partie. Accompagné par Monsieur Jack, il a livré les pièces de Juste une note, disque paru en avril 2013.

Puis, Philippe Brach est entré en manteau de léopard pour interpréter Changer…Et le pire dans tout ça? Brach chante bien (dans le sens conventionnel et star académicien)… aussi bien que Jean-François Brault à tout le moins. Le préféré de Pierre Harel a livré les pièces de La Foire et L’Ordre dans un décor tout spécialement concocté pour sa «rentrée montréalaise». Il y avait donc… deux plantes et une patère sur la scène. Rien de trop beau. Faut bien être au Coup de coeur francophone pour que Brach insère plus d’anglais que jamais dans son spectacle dont une décoiffante reprise de No One Knows de Queens Of The Stone Age. Une autre super soirée signée Brach!

Jeudi, les femmes étaient à l’honneur au Club Soda. Certaines personnes dans le public rencontraient certainement Safia Nolin pour la première fois alors qu’elle ouvrait pour Salomé Leclerc. La jeune auteure-compositrice-interprète avait des airs de Dallas Green (en féminin, il va sans dire) au tout début de City & Colour (avant qu’il devienne plate). Accompagnée de Rick Haworth à la guitare, elle a livré ses textes franchement touchants. D’ailleurs la foule semblait elle aussi tomber sous le charme la jeune femme. Elle a d’ailleurs fait un beau petit discours sur Noël avant de lancer la belle Noël partout. Est-ce qu’on a hâte à son premier album? OUI!!!

Puis Salomé Leclerc a pris la scène avec l’assurance d’une lionne. Les pièces de 27 fois l’aurore ont pris une tournure plus rock sur scène tout comme la voix légèrement enrouée de la jeune femme. Avec des petits airs de PJ Harvey, elle a livré Arlon, Vers le sud, Ne reviens pas et même une reprise très réussie de Vingt Ans de Léo Ferré. Sans compter une «vieille nouvelle» chanson, Sur moi la glace qu’elle a bien fait de ne pas jeter. Espérons que l’excellente pièce se retrouvera sur le prochain album. Bref, la jeune femme était envoûtante.

Pendant que je tombais en amour avec Salomé Leclerc, Stéphane était au concert de Philippe B et Ludovic Alarie: «C’est ce dernier qui officiait en première partie et le jeune musicien, âgé de vingt ans seulement, s’en est admirablement bien sorti. En format trio, convoyé par les forts compétents Adèle Trottier-Rivard (percussions, voix) et Warren C. Spicer, guitariste et membre de Plants And Animals, le compositeur nous présentait l’essentiel de son premier solo en français. Ce qui a frappé, aux premières notes de cette prestation, est sans aucun doute la dextérité et la cohésion parfaite du trio; une exécution irréprochable de ce folk duveteux/aérien. En contrepartie, Alarie est un interlocuteur timide et l’interaction avec le public était légèrement déficiente. Qu’à cela ne tienne, à un si jeune âge, bien des musiciens rêveraient d’avoir le talent de Ludovic Alarie

«Par la suite, le pince sans rire Philippe B faisait son apparition avec ses cinq accompagnateurs: deux choristes féminines et trois messieurs aux cuivres et aux vents. Le songwriter a pigé dans le répertoire de ses deux parutions, Variations Fantômes et Ornithologie, la nuit. Pour ceux qui connaissent bien Mark Oliver Everett, alias Eels, (surtout l’album Live At Town Hall), Philippe B nous a offert une prestation magnifiquement arrangée, somptueuse et conviviale à la fois. Un silence respectueux balayait le public présent littéralement scotché aux chansons de l’artiste. Bonus? Philippe B nous a gratifiés en rappel d’une chanson de Gainsbourg titré Les feuilles mortes. Bref, un spectacle aussi émouvant que désopilant de la part de Philippe B

De mon côté, j’étais de retour au Divan Orange pour attraper les prestations de Cou Coupé et Les Hôtesses d’Hilaire. Le premier est un groupe réuni autour de Jacques Bertrand Jr et comptant Marc Leduc, Navet Confit et Lydia Champagne, entre autres, parmi ses membres. La formation a joué longuement envoyant les pièces de Chansons d’ascenseur, d’escalier et de chute libre ainsi que quelques pièces de Jacques Bertrand Jr en solo. Un spectacle haut en couleur!

Puis, Les Hôtesses d’Hilaire comptaient sur la moitié de l’Acadie entassée entre les murs du Divan Orange. Les rockeurs au cœur tendre nous ont envoyé avec une fougue incroyable les pièces de Party de ruisseau paru un peu plus tôt cette année. Ajoutant au mix une ou deux chansons de The Doors, la bande à Serge Brideau a mis le feu au Divan Orange. Au point, où le SPVM a visité les lieux… parce que vous savez sur Le Plateau, il y a une loi «pas de bruit» après 23h00. Ce qui est complètement absurde, particulièrement sur l’artère St-Laurent. Espérons que le maire Luc Ferrandez verra la lumière au bout du tunnel et changera cette législation absolument ridicule et que le «légendaire» SPVM commencera à faire usage de cette chose qu’on appelle simplement le discernement. Ça n’a certainement pas empêché le groupe de donner une généreuse prestation et de chanter pendant plus d’une heure.

Samedi soir, c’était Les Soeurs Boulay, récemment décorées d’un disque d’or qui venaient mettre fin à la tournée Le poids des confettis sur la scène qui les a couronnées gagnantes des Francouvertes en 2012. D’ailleurs les deux jeunes femmes ont mentionné l’importance de se retrouver au Lion d’Or pour terminer ce périple rocambolesque. Elles ont ouvert avec Cul-de-sac et instantanément, la foule chantait en chœur et cela jusqu’aux toutes dernières notes. Même les enfants sur place semblaient connaître toutes les paroles! Celles-ci étaient accompagnées par Gabriel Graton et Laurence Lafond-Beaulne (Milk & Bone). Elles rayonnaient sur scène. Mélanie Boulay avec un sourire permanent collé dans le visage alors que sa soeur Stéphanie avait des airs de Phoebe Buffay avec sa robe fleurie et ses boucles dorées… quoiqu’elle joue franchement mieux de la guitare. Le duo a offert aussi deux reprises: Les chats sauvages de Marjo en version touchante à mort et Our House de Crosby Stills & Nash.

Puis, c’était la dernière soirée rock à l’Esco. Les Incendiaires ouvraient le bal avec leur pop-rock ressemblant à Indochine. La formation a envoyé les pièces d’Unica paru en décembre dernier. Puis, ce fut PONI qui prit la scène pour livrer les lourdes pièces de leur album paru un peu plus tôt cette année. À coup de gros riffs, de basses lourdes et de cymbales qui éclatent dans tous les sens, le quatuor nous a donné un show énergique. Parmi les bons moments: La marée, L’aiguille et Zénith. D’ailleurs l’assemblage des voix de Nicolas Gosselin et Nicolas Beaudoin est particulièrement réussi.

Et voilà pour cette édition nouvelle édition du Coup de coeur francophone. Encore une fois, la programmation était de haut niveau, mettant de l’avant autant des gros noms que des artistes de la relève. On a eu ben du fun. À l’année prochaine!

www.coupdecoeur.ca