Évènements spéciaux Archives - Le Canal Auditif

Les spectacles en salle du Festival International de Jazz de Montréal

L’édition 2017 du FIJM offrira de nombreux spectacles en salle. Parmi ceux-ci, on compte de nombreux concepts intéressants et quelques artistes surprenants. Faisons un survol salle par salle de ce qui nous attend cet été.

Salle Wilfrid-Pelletier

L’orchestre métropolitain qui accompagne une projection du film La La Land est déjà un événement qui risque d’être grandiose. Mais la grande salle de la Place-des-Arts a plus à nous offrir. Parmi les événements à retenir, Feist, qui s’apprête à lancer Pleasure, sera en concert en compagnie de Charlotte Day Wilson le 4 juillet. Puis, le 8, c’est Pink Martini qui sera d’office.

À la maison symphonique

On retrouvera dans cette salle récemment construite un plateau double de Tigran Hamasyan qui vient tout juste de faire paraître l’excellent An Ancient Observer. Celui-ci est jumelé à un autre musicien d’exception : Colin Stetson. Celui-ci s’apprête à lancer un nouvel album vendredi prochain. On pourra aussi y voir le virtuose de l’orgue Jean-Willy Kunz le 5 juillet.

Centre Bell

BOB DYLAN. C’est un prix Nobel. Je crois que tout est dit.

Métropolis

Le Métropolis est la salle qui propose la meilleure programmation dans son ensemble. Ça commence avec Caravan Palace le 29 juin, avant que Charlotte Cardin prenne le contrôle pour trois soirs. Oui, trois soirs! Puis c’est le DJ français Wax Tailor qui viendra faire son tour. Charles Bradley avec The Brooks en première partie, sera d’office le 4 juillet. Une soirée à ne pas manquer. Joey Bada$$ prendra la relève le 5 pour présenter les pièces de son plus récent opus. Puis The Strumbellas et Whitehorse se partageront la scène en plateau double le 6 juillet. Finalement, Groenland et San Fermin sont à ne pas manquer le 7. Deux groupes de qualités réunis dans une soirée qui sera assurément plaisante pour les oreilles. Au Savoy du Métropolis, la relève sera à l’honneur avec Aliocha, Puma Blue, Harfang et Gabrielle Shonk qui se succéderont à coups de deux soirs chaque.

Club Soda

La salle de la « main » aura deux rondes de spectacles tous les soirs. La première sera à 18 h, qui nous propose des artistes qui viennent d’un peu partout à travers le monde. Puis, à 22 h, ce sont des artistes qui sortent des cercles restreints du jazz. Comme Men Without Hats qui vous feront danser en toute sécurité. Le 6 juillet, Kroy et Geoffroy se partageront la scène et feront aller leurs synthétiseurs. Le lendemain, Tanya Tagaq présentera les pièces de ses deux excellents derniers albums alors que BROS fermera la série de concerts le 8 juillet.

5e salle de la Place-des-arts

Le Festival nous propose une série de spectacles d’hommage, de réinterprétations et de répertoires croisés. Des concerts de grande qualité avec des concepts ultra-intéressants. Comme Jean-Michel Blais entouré de CFCF, Foxtrott et Bufflo pour s’amuser dans le répertoire de Philip Glass, Steve Reich et John Cage. Maxence Cyrin rendra pour sa part hommage à Aphex Twin, Misc revisitera James Blake et Jessy Mac Cormack sera Muddy Waters le temps d’une soirée.

L’Astral

Du côté de L’Astral, maison officielle du festival, c’est Hichem Khalfa Quartet qui retient l’attention le 3 juillet. On pourra aussi y voir les swingeux de chez Misses Satchmo!

http://www.montrealjazzfest.com/

Les Francouvertes 2017: Demi-Finale #3

On termine cette ronde de demi-finale au Lion D’or, en ce mercredi frisquet et pluvieux. Le genre de soirée où l’on pouvait porter tricots et bas de laine, sans problème. Oui, on est en avril. Mais les gougounes, ce n’est pas pour tout de suite. Patience…

Voilà que Le Lion d’Or accueillait son fidèle public du concours en plus des participants de la soirée : Valery Vaughn, Renard Blanc et Shawn Jobin. C’est les garçons de Deux Pouilles en cavale, l’ex de la soirée, qui ont su réchauffer la foule avec brio. Pendant une quinzaine de minutes, la formation a défendu leurs chansons avec dynamisme et originalité. Un peu avant le début de leur performance, chose certaine, on s’est fait réveiller les tympans par ces notes grinçantes et distordues jouées à la guitare par Nicolas Gosselin. Chouette de les voir sur scène après avoir entendu que de bons commentaires à leur sujet.

La table était mise pour Valery Vaughn, groupe de rock stoner, qui s’est avéré encore une fois assez efficace sur scène. Avec une musique assez brute, Vincent Huard (basse, voix) et Victor Tremblay (batterie) nous ont représenté leurs chansons de leur EP Valery Vaughn avec beaucoup d’audace. Le duo ne se prenait pas au sérieux sur scène. Bien au contraire, on voyait très bien le plaisir de jouer, pour jouer. Sans réfléchir, sans faux mouvements. Même si leur proposition peut sembler répétitive et linéaire en rétrospective, les garçons possèdent un énorme potentiel en rock. Donnez leur un peu de temps pour préciser leur style, et croyez-moi, ça sera dans la poche pour la suite.

Après nous avoir fait donner des origamis de paroles en papier (merci, très apprécié!), on poursuit cette soirée électrisante avec ces Vulpes Lagopus touffus et dociles. Bon, blague à part. C’était au tour du groupe rock psychédélique Renard Blanc de monter sur la scène du Lion d’Or. La bande de Vincent Lepage (chanteur) a livré un spectacle efficace, convaincant et à leur image… authentique. D’ailleurs, on aura aussi compté sur la présence d’une saxophoniste qui donnait une couleur assez jazzy/krautrocky à l’ensemble de la performance. La chimie scénique était non seulement palpable, mais nous donnait aussi le goût d’enfiler nos plus beaux blousons sport, de porter des chapeaux vintages et de s’avancer près de la scène tout en se laissant planer sous ces éclairages colorés (et mêmes discos, à certains moments). On la sent cette réinvention du genre. On a affaire à un projet original, créatif et structuré. Comme ils vont aller loin ces petits canidés!

On clôt cette soirée avec le hip-hop engagé de Shawn Jobin. En rétrospective, le rappeur originaire de la Saskatchewan a su livrer la marchandise avec une présence moins statique et beaucoup plus dynamique. Accompagné de Mario Lepage (Ponteix) aux arrangements et de son batteur, Jobin propose un hip-hop bien exécuté… mais qui reste un peu trop sage et réservé dans l’ensemble. On tombe beaucoup dans le déjà vu, dans le conventionnel, dans le trop cadré. C’est bien dommage parce que la démarche en soi n’est pas mauvaise… ceci dit, ça manque de concision dans les interventions auprès du public et de peaufinage dans le travail lyrique et musical.

Après une soirée riche en émotions, le classement y va comme suit

1. Les Louanges
2. Lydia Képinski
3. Laurence-Anne

On se donne rendez-vous à la grande finale de cette 21e édition au Club Soda le 8 mai prochain!

http://francouvertes.com/

https://valeryvaughn.bandcamp.com/

https://renardblanc.bandcamp.com/

https://shawnjobin.bandcamp.com/

10 raisons d’aller visiter Sainte-Thérèse pour Santa-Teresa.

Si tu vis dans la grande région métropolitaine, tu devrais te garder les 27,28, 29 et 30 avril (pour te remettre) de libre. Le festival Santa-Teresa frappe fort pour sa première édition. Si comme beaucoup de citadins, tu te dis : « mais j’ai pas de char! » Ben l’organisation a pensé à toi. Un service de navettes gratuites partira de la station Montmorency sur présentation d’un billet pour l’événement. Et si tu te dis que c’est trop loin tout ce trajet de métro, pour 10$ tu pourras quitter du Palais des Congrès de Montréal grâce à ShareTheBus. En attendant, voici 10 excellentes raisons d’aller faire un tour sur la couronne nord de la métropole.

1. Patrick Watson

Patrick Watson ne donne jamais de mauvais spectacles. Alors les deux représentations risquent d’être tout à fait plaisantes pour les oreilles. Sans compter que le 28 c’est Safia Nolin et Louis-Jean Cormier qui font les premières parties alors que le 29 c’est les excellents de chez Wilsen. Joie.


 

2. A Tribe Called Red

La formation A Tribe Called Red a frappé un coup de circuit avec son nouvel album The Halluci Nation. Celui-ci est un sérieux aspirant au prix Polaris et le groupe a le vent dans les voiles. Ça risque d’être tout un pow-wow (t’as pognes -tu?).


 

3. Alaclair Ensemble

La bande de minces viendra faire bouncer les babouins et babouines qui seront présents à la scène extérieure le 29 avril. Il y a tellement de bonnes raisons de faire la route, mais disons qu’on va commencer par : Tu pensais que c’est ça que c’tait, mais c’est pas ça que c’tait.


 

4. Suuns

Suuns donne toujours un bon spectacle. Ce sera la chance de te plonger dans un état second en t’abandonnant aux rythmes transcendants de la formation montréalaise. En plus, ils seront dans la même soirée qu’HOAN et nos prochains, Duchess Says.


 

5. Duchess Says

À elle seule, Annie-Claude Deschênes vaut le déplacement. Véritable bête de scène, elle est très bien entourée dans Duchess Says. Philippe Clément et Simon Besré sont deux plus que capables musiciens qui s’assureront que ton popotin bouge en masse.

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Les Francouvertes 2017 : demi-finales #2

C’est parti pour la deuxième des demi-finales des Francouvertes qui se tiennent dans l’intemporel Lion d’Or. C’était une soirée qui rassemblait Laurence-Anne, Van Carton et Lydia Képinski ainsi que l’ex de la soirée, Simon Kingsbury. Le hockey des séries n’avait pas réussi à démotiver ceux qui étaient bien attablés pour le spectacle à venir.

Le barde Kingsbury est arrivé comme un seul homme avec sa guitare pour nous présenter non pas une, mais deux nouvelles chansons. Avant de se lancer dans ces nouvelles aventures, il nous a livré l’excellente Comme Douze et la pas moins appréciable Chandail. Il nous a aussi joué ses deux nouvelles compositions d’un album à venir en début 2018. On peut dire que l’une et l’autre sont assez prometteuses et possède encore de bonnes mélodies uniques à Kingsbury.

Laurence-Anne s’est tout d’abord présentée sur scène seule avec sa guitare et sa sensibilité. Elle nous a offert une belle montée comme elle sait le faire et de la nuance dans son jeu de guitare. On reconnaît dans la deuxième trame et ses harmonies vocales la marque de Radiohead. Entourée de maints dinosaures qui font squik squik, elle nous a joué Ptérodactyle. Ce qui frappe chez Laurence-Anne, c’est l’attention aux détails dans l’instrumentation. Cela donne des pièces qui sont riches, surprenantes et originales. La jeune femme pourrait même se permettre d’aller plus loin dans certaines de ses montées de bruits. Tant qu’à y aller, vaut mieux y aller à fond.

Puis, c’était à Van Carton de fouler la scène du Lion d’Or. Le groupe a lancé ça en vigueur avec l’intoxicante Tu cries. Une performance solide pour entamer sa prestation. Guillaume Monette a resserré le spectacle depuis la dernière fois aux Francouvertes. Ça paraît particulièrement dans File Doux avec ses chœurs de voix hautes perchées. On retrouve les pièces qui nous avaient convaincues sur l’EP paru en fin d’année 2016. Le groupe a un plaisir évident à jouer les chansons et c’est contagieux.

Finalement, c’est Lydia Képinski qui fermait la marche. Celle qui avait bien fait aux préliminaires, a commencé seule avant de se lancer dans Apprendre à mentir qui déploie l’étendue de son registre sonore. Encore une fois, elle a démontré toute sa splendeur avec la magnifique Andromaque. En préliminaires, on pouvait lui reprocher certains accrocs dans la diction, mais en demi-finale, ces quelques petits défauts ont été corrigés. Képinski est en grande forme, comme la louve qui protège ses petits, elle est prête à mordre à tout moment. Quant à elles, les cordes de Blaise Borboën sont tout simplement sublimes alors que le jeu de batterie de Stéphane Lemieux est tout à fait délicieux et intelligent.

Après deux soirées de demi-finale, le palmarès se décline comme suit :

1- Les Louanges
2- Lydia Képinski
3- Laurence-Anne

On se voit demain pour Valery Vaughn, Renard Blanc et Shawn Jobin.

http://francouvertes.com/

https://laurence-anne.bandcamp.com/

https://vancartonmontreal.bandcamp.com/

https://lydiakepinski.bandcamp.com/

Les Francouvertes 2017 : Demi-Finale #1

Les demi-finales des Francouvertes se mettaient en branle en ce lundi saint. Au menu? Marie-Claudel Chénard, Les Louanges et Les Vulvets. Trois groupes au son totalement disparate qui avait à convaincre le Lion d’Or qu’ils devaient passer en finale. Pour réchauffer la foule, l’ex de la soirée était nul autre que le jazz man déchu Benoit Paradis en version, Trio, pour faire les choses comme il faut.

Accompagné de Chantal Morin et Benoît Coulombe, Ben Paradis a encore une fois prouvé qu’il était un ovni suffisamment saisissable pour le public. Il ouvre la soirée avec un : « Joyeuses Pâques. Il est ressuscité gang! ». Puis, il nous a enfilé Tu parles trop, Cul et une nouvelle chanson qui commence par : « Je viens de me faire crisser là. » Ça donne le ton mettons. Il a terminé avec la chanson-titre de son dernier album : T’as-tu toute?

Devant la foule peu nombreuse, pour une demie-finale, c’est MCC qui a pris la scène en premier en solo et en acoustique. Très efficace. Tout comme le reste de son spectacle entouré toujours de son acolyte Jean-Philippe Levac (Pandaléon). Les filtres appliqués sur les voix pendant les moments choraux sont très efficaces. Il y a quand même quelques petits bémols. Au début de son set, MCC s’accorde et semble un peu mal à l’aise de la situation, alors qu’il est préférable de morde à pleine dent dans ce genre de situation. Parlons aussi de la caisse claire de Levac qui a frétillé tout au long du spectacle, c’était des sons parasites non nécessaires. Malgré tout, le duo a livré une performance tout à fait honorable.

Puis, c’était au tour de Les Louanges de prendre la scène. Le groupe de Vincent Roberge a cassé la baraque. Celui-ci possède le charisme qui s’approche d’un Prince. On s’entend… à plus petite échelle et avec moins de métier, mais il y a cette aisance sur scène que beaucoup de musiciens jalousent. Encore une fois, il a misé sur les chansons de son EP Le Mercure et ça lui a souri. Il possède une aisance au micro qui lui permet même de tourner en rigolade un commentaire : « Des fois, écrire une toune c’est plus efficace que parler. C’est parce que la dernière fois, j’ai trop parlé avant cette toune… » Il a terminé avec une version enivrante de La Bombe Atomichaëlle.

Finalement, c’était au Vulvets de prende la scène du Lion d’Or. Le quatuor féminin avait l’air moins à l’aise qu’au préliminaire. On sentait un peu de nervosité avant la première chanson pendant qu’elles s’accordaient. Finalement, fidèles à leur habitude, elles ont livré une solide performance avec La Mort et quelques autres compositions. Dommage qu’on n’entende pas mieux la voix de Marie-Claire qui se perd souvent dans le paysage sonore. Tout comme on prendrait plus de la voix d’Isabelle Ouimet qui a une belle basse ronde et chaude.

Après une étape voici le classement :

1 – Les Louanges
2 – Vulvets
3 – MCC

On se revoit demain. Oui, demain!

http://francouvertes.com/

https://marieclaudelchenard.bandcamp.com/

https://leslouanges.bandcamp.com/

https://vulvets.bandcamp.com/releases