Évènements spéciaux Archives - Le Canal Auditif

La Destination Chanson Fleuve – cuvée 2017

Crédit: Étienne Fournier

Depuis deux ans, le Festival en chanson de Petite-Vallée et le Festival de la chanson de Tadoussac se sont associés pour offrir une expérience unique à la relève musicale : La Destination Chanson Fleuve. Ce parcours quasi initiatique et très formateur permet à 8 auteurs-compositeurs-interprètes de parfaire leurs connaissances, explorer leur créativité et vivre une expérience unique. Cette année, les interprètes choisis pour longer le Saint-Laurent sont Lou-Adriane Cassidy, Juste Robert, Laura Babin, MCC, Rose Bouche, Simon Daniel, Étienne Fletcher et Boule.

4 escales le long du fleuve

Les artistes sélectionnés auront la chance de faire 4 arrêts pendant le mois que dure la Destination Chanson Fleuve. Premier arrêt? Au pied du courant à Montréal se déroule du 3 au 12 juin et culminera par la présentation d’un spectacle sur scène aux FrancoFolies le 12 juin. Ensuite, ils prendront le chemin de Québec pour Le cul su’l’bord du Cap Diamant du 17 au 20 juin. Puis, ce sera Les chemins d’écriture qui mèneront la bande à Tadoussac du 25 juin au 2 juillet avant de se déplacer à Petite-Vallée pour l’ultime étape du 2 au 8 juillet.

À travers tous ces arrêts les chansonneurs monteront sur scène 7 fois! Deux fois à Montréal, un soir au Grand Théâtre de Québec le 20 juillet, deux fois à Tadoussac les 30 juin et 1er juillet et finalement les 5 et 8 juillet à Petite-Vallée. Parmi les formateurs qui accompagneront les artistes, notons la présence de Gaële et Marie-Claire Séguin qui vont partager leurs connaissances.

Des artistes de la relève pas piqués-des-vers

Les 8 artistes qui ont été sélectionnés cette année arrivent avec des parcours bien différents. En plus d’artistes qui sont basés à Montréal, on compte une artiste de Québec (Juste Robert), deux artistes en provenance de la francophonie canadienne (Simon Daniel et Étienne Fletcher) et un artiste français (Boule). Voici un survol de ces artistes qui feront le parcours cette année.

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7 bonnes raisons d’aller voir Chance The Rapper au Centre Bell

Chance The Rapper sera au Centre Bell le jeudi 25 mai prochain dans le cadre de sa tournée Nord-Américaine. Nous avons déjà vu Chance en spectacle à quelques reprises et nous pensons bien humblement que vous devriez y être. Voici donc 7 (parce que c’est chanceux) bonnes raisons pour visiter le Centre Bell la semaine prochaine.

1 — Il est en ce moment au sommet de sa forme

Depuis la sortie de Coloring Book, il s’est affirmé comme un des rappeurs les plus imposants de toute la scène du hip-hop américain. Sur l’album on retrouve des collaborations avec Kanye West, Lil’ Wayne, D.R.A.M., Young Thug et même… Justin Beiber. C’est aussi le premier album à faire sa place sur le Billboard en comptant seulement sur de l’écoute en ligne. Sans compter qu’avant son coup de circuit de Coloring Book, Chance s’était fait bien des amis avec l’excellent Acid Rap.


 

2 — Son band, c’est du solide!

The Social Experiment suit Chance partout où il passe. Le groupe qui possède un goût développé pour le jazz, le soul, le gospel et le hip-hop qu’ils mélangent avec habileté. Donnie Trumpet (Nico Segal), le meneur du groupe est un acolyte des premières de Chancelor Bennett. La formation donne une dimension puissante aux prestations de Chance avec la puissance de leur présence sur scène.
 

3 — Son indépendance

Chance The Rapper est le rappeur indépendant le plus populaire de tous les temps. Oubliez les contrats de disques et les avantages d’une grosse machine qui cherche à faire de gros bidous. Chance a convaincu les gens avec sa musique et cela lui a permis de produire indépendamment des albums de grande qualité. Même quand il a été attaqué pour son association avec Apple, il a remis les pendules à l’heure à ceux qui veulent insinuer qu’il n’est plus indépendant.

4 — Son implication sociale

En mars dernier, Chance a donné 100 000 $ au système d’écoles publiques de Chicago. Ce don est le premier d’une suite de chèques qui totaliseront 1 million dans les années à venir. Le message de l’Américain : en tant que rappeur et professeur de cours parascolaire, il sait que la pratique des arts apprend aux jeunes la persévérance et le perfectionnisme.
 

5 — Ses dance-moves

C’est le temps de sortir tes souliers vernis…


 

6 — Ses improvisations impromptues

Chance possède un goût prononcé pour les improvisations vocales sur les chansons d’autres artistes. Son plus récent coup d’éclat est un freestyle réussi sur la chanson Mask Off de Future.

7 — Il a été cité dans Spider-Man

Oui, oui, c’est frivole… mais se faire citer dans Spider-Man… quand même.

Pour tous les détails c’est par ici.

Écoute : FELP – James

FELP est le projet de Félix Petit (Bellflower, Van Carton, ex-les Guerres d’l’Amour). Il lance aujourd’hui une première chanson de l’EP CHOCOLOP qui paraîtra le 26 mai prochain. En attendant, on peut découvrir FELP et son électro qui flirte maintenant avec le soul depuis que Petit s’est mis à chanter. Et on doit le dire, il le fait très bien. Il est toujours entouré de vaillants musiciens : Jérémi Roy (Chienvoler), Gabriel Godbout-Castonguay (Yann Perreau, Yokofeu et Chienvoler), William Côté (Bellflower, Misc, Chienvoler) et Martin Rodriguez (Cabezòn).

Ce n’est pas tout, si tu veux te frotter pour la première fois au nouvel EP de FELP, il y aura une pré-écoute ce soir à l’Isle de Garde pendant laquelle tu pourras aussi écouter le nouvel album de Chienvoler. Les détails sont par ici.

Sinon, vous pouvez toujours vous rattraper au lancement le 26 mai prochain au Eastern Bloc. Tous les détails sont par ici.

Les finalistes du concours l’Étoile montante Ford 2017.

Chaque année, le concours l’Étoile montante Ford donne l’occasion à trois jeunes auteurs-compositeurs-interprètes de se distinguer pendant les FrancoFolies. Le lauréat aura aussi droit à une scène tout à lui lors des Francos de 2018. Bref, c’est une excellente vitrine pour se faire connaître. Cette année, sur les trente participants, c’est Raphael Delahaye (Monsieur Raph), Maxime Auguste et Jean-Michel Fontaine qui ont été retenus pour la finale. Nous nous sommes entretenus avec les trois pour vous faire découvrir ces trois créateurs et leur musique.

De la musique française au goût du jour

Raphaël Delahaye emploie le nom de scène, Monsieur Raph. Le jeune homme commence à faire parler de lui sur la scène locale. Il était d’ailleurs de la mouture de Vue sur la relève cette année. Il mélange les influences de la chanson française avec le blues et de la musique du monde : « J’aime bien appeler ça de la musique Atlantique. C’est le croisement entre plusieurs types de musique. J’emprunte à plusieurs styles. Quand ça me touche, quand ça me correspond, je l’intègre à ma musique. Les gens peuvent s’attendre à la finale à quelque chose d’assez varié. Autant du blues, le gospel américain, que la chanson française et le soul. Dans mes spectacles je joue aussi beaucoup de didgeridoo qui fait plus musique du monde. Dans mes spectacles, j’essaie de créer un moment, des sonorités intéressantes, le tout sans me censurer. »

Delahaye est aussi passé par différents concours avant d’atterrir sur la scène des FrancoFolies. Il est conscient de l’importance pour faire des concours pour se faire connaître et le voit comme un passage obligé et formateur. « Ce n’est pas le contexte le plus facile quand tu es appelé le dimanche matin à 8 h 30 pour les auditions. (rires) Mais je considère chanceux d’avoir été choisi et j’essaie de prendre ça avec beaucoup de recul et d’être relax. C’est une expérience et puis après, ça passe, ça passe pas, c’est une expérience de vie. » Le jeune homme a grandi en France, mais a vécu à Montréal pendant une dizaine d’années. Puis, c’est en revenant pour ses études qu’il a eu la piqûre et qu’il a décidé de s’installer pour de bon ici.

Du country humoristique assez attachant.

Maxime Auguste était de la dernière mouture des Francouvertes et n’a malheureusement pas passé l’étape des préliminaires. Qu’à cela ne tienne, il a trouvé sa niche à l’Étoile montante Ford même si de son propre aveu, il en était un peu surpris : « Oui. J’ai fait mon audition et je n’étais pas méga confiant après. Mais j’ai eu le courriel et j’étais agréablement surpris. C’est Mathieu Bérubé qui m’a convaincu en m’expliquant que ça ne coûtait rien et que les auditions étaient payées. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre. » Auguste possède aussi un parcours intéressant. Il a d’abord terminé une BAC en enseignement et c’est après celui-ci, à l’âge de 25 ans, qu’il a décidé de mettre de l’accent sur sa carrière musicale. « Ça m’a permis d’avoir une bonne job, de survivre confortablement. À partir de là, ça m’a permis de mettre plus de temps sur ma musique. J’ai pris beaucoup de temps pour me concentrer sur les textes, sur la musique de façon personnelle ou en faisant des formations à gauche à droite. »

Maxime Auguste mélange les genres, friand autant de Brassens que de Kataklysm. « Mon cerveau est peut-être un peu mélangé. Mais je te dirais que l’important a été de prendre une direction musicale. C’est arrivé, il y a trois ans, quand j’ai commencé à travailler sur une mouture country-folk-urbaine. Il y a tout le temps de l’humour dans mes textes. Ça vient de mon père qui écoutait de la musique yé-yé. Il y a toujours une dimension spectacle quand je pense à Dalida ou Sacha Distel, des affaires qui jouaient chez moi quand j’étais jeune. Puis, à l’adolescence, quand j’ai commencé à m’intéresser à la musique, j’ai accroché à Mononc’ Serge. Sans aller jusque là, mes textes ont toujours une dimension humoristique. »

De la verve pour brasser des idées

Jean-Michel Fontaine vient d’une famille de musicien et donc il baigne dans ça depuis des années. Puis, l’attrait des mots et du hip-hop lui sont venus avec son travail d’enseignant. Ayant embrassé le slam auparavant, il a ensuite commencé à travailler avec des compositeurs expérimentés. « Je travaille en ce moment avec Chafiik (Loco Locass) et DJ Horg (Samian). « Présentement c’est les deux personnes avec lesquelles je collabore. Ils font un travail extraordinaire au niveau musical, je suis très très choyé.» Fontaine ne veut pas non plus rester emprisonner dans l’étiquette «hip-hop». « Au sens large, on peut dire hip-hop, on peut dire rap. Mais c’est un peu générique et ce que ça veut dire est pas très clair. J’aime dire que je fais de la musique. Je joue de la batterie depuis 15 ans. Je m’identifie au mouvement rap du côté de prendre parole pour des causes qui nous tiennent à cœur.»

« C’était mon premier concours d’auteurs-compositeurs-interprètes. J’avais fait des concours de slam auparavant, mais c’était la première fois que je devais montrer mon intensité, partager la passion que j’ai sur scène devant trois juges qui sont là, ils ne bougent pas beaucoup. Ça s’est bien super bien passé. Je ne m’en allais pas faire une compétition contre les autres. Je m’en allais partager.» Jean-Michel Fontaine aura la chance d’avoir une foule devant lui la prochaine fois qu’il sera sur scène à tout de moins!

C’est donc un rendez-vous le 16 juin prochain à 20 h dans le cadre des FrancoFolies pour la finale de L’Étoile montante Ford.

http://etoilemontante.francofolies.com/2017/

La programmation extérieure des FrancoFolies

Comme chaque année, une imposante programmation attend les mélomanes sur la place des festivals. Riche et variée, elle offre de la bonne musique pour tous les âges. Ce sera encore une fois, la fête au centre-ville de Montréal dans le cadre des FrancoFolies. Et tout cela, gratuitement!

Une grosse scène avec des gros noms

Le coup d’envoi sera donné par Les Trois Accords, Dumas, Pierre Kwenders et Lydia Képinski (récemment lauréate des Francouvertes) qui fouleront la scène lors d’un spectacle qui s’annonce haut en couleur. Yann Perreau aura aussi son soir pendant lequel Pierre Kwenders, Laurence Nerbonne et Philippe Brach viendront fêter son album : Le fantastique des astres. Bernard Adamus, Tryo, Karim Ouellet et Koriass auront tous aussi leur soir de gloire. Tout comme la mouture de l’album hommage à Desjardins qui fera un grand spectacle le 11 juin. Dans le cadre des célébrations du 375e, un spectacle en l’honneur de la ville sera présenté en clôture le 18 juin. On y retrouvera Les Cowboys Fringants, IAM (oui, ils roulent toujours leur bosse), le collectif Louve comprenant Ariane Moffatt, Marie-Pierre Arthur, Amylie, Laurence Lafond-Beaulne, Salomé Leclerc et plus, Tiken Jah Fakoly, Philippe Brach et K.O.K.A.. Vous pensez que c’est tout? Une soirée entièrement acadienne vous attend le 14 juin avec Lisa Leblanc, Les Païens, Les Hôtesses d’Hilaire, Joseph Edgar, Radio Radio et bien plus!

Des découvertes d’ici et d’ailleurs

Chaque année, on peut se frotter à de nouveaux artistes lors des FrancoFolies. Cette année, vous pourrez découvrir Vianney qui ne cesse de récolter les éloges en France. Samuele, gagnante du festival en chanson de Granby en 2016 et qui vient de lancer Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, sera aussi de la fête! Zen Bamboo va débarquer aux Francos avec son rock pas piqué des vers le 10 juin tout comme Barbagallo, batteur de Tame Impala, qui possède aussi son projet solo. Le 16 juin ce sera au tour des finalistes de l’Étoile montante Ford de briller sur scène. Les Louanges, Lydia Képinski, Paupière, Joey Robin Haché, Gustafson et plusieurs autres seront aussi de la partie.

Des invités attendus

Il y a certains artistes qu’on apprécie beaucoup au Canal et qui seront sur scène à différent moment pendant le festival. Commençons avec la puissante et charmante Fishbach qui s’apprête à lancer son deuxième EP. La jeune femme fera rapidement sensation, on vous l’assure. On peut aussi parler de Mat Vezio et Antoine Corriveau qui à tour de rôle vont nous gâter avec leur folk poétique. Vous aimez le rap? Nous aussi. Brown sera sur scène le 14 juin alors Loud du défunt Loud Lary Ajust présentera New Phone. Et surtout n’oublions pas KNLO qui va nous rimer son excellent Long Jeu le 14 juin avant de rejoindre le reste de la bande de minces d’Alaclair Ensemble le 17 juin.

Les FrancoFolies, ça demande d’avoir au moins 4 clones. Parce qu’il y a aussi Les Indiens, La conversion des sauvages, les Dales Hawerchuk, Chocolat, Violett Pi en solo, Philémon Cimon, Les Hay Babies, Laurence Nerbonne et le barde Louis-Philippe Gingras qui seront de la partie. C’est un peu fou. On conseille donc aux mélomanes de dormir beaucoup pendant les deux semaines précédant les Francos, de bien s’alimenter, de faire son jogging et de s’hydrater au maximum parce que ce sera une année bien plaisante aux FrancoFolies. Nous y serons. Et vous?

http://www.francofolies.com/