Évènements spéciaux Archives - Page 3 sur 53 - Le Canal Auditif

Les Francouvertes 2017 : soirée #7

Ça y est. L’étape ultime des Francouvertes. Nous savions déjà que le top 6 se rendrait en demi-finale, mais qui, des 3 autres aspirants, allait conserver leur billet pour la deuxième étape? En tout cas, tout ça prenait place au Lion d’Or sous des airs de printemps qui approche. Pour nous mettre en appétit, l’ex de la soirée était Mehdi Cayenne.

Pas facile de passer après le Cayenne. Le jeune montréalais originaire d’Ottawa nous en a mis plein la vue avec un dynamisme incroyable. Mehdi Cayenne sait en quelques secondes conquérir une foule et il nous en a servi une belle leçon en ce premier lundi d’avril. Il nous en a mis plein la vue avec Quel Jeu et quelques autres compositions tirée d’Aube. Puis, il s’est lancé avec une nouvelle chanson. Rappelons que l’édition présente des Francouvertes est dédiée à la mémoire d’Andréanne Sasseville. Cayenne a pondu une toune inspirée par ses messages publics avant sa mort. La phrase qui revient sans cesse : « Je vais danser jusqu’à ce que mort s’ensuive. » Un vers qu’elle aurait apprécié, puisque c’est ainsi qu’elle vécu chaque moment de sa vie. Une très belle attention qui vise droit dans le cœur.

Mais passons aux choses officielles. Dave Chose ne nous avait pas livré beaucoup de musique avant sa performance. Nous savions qu’il était le chanteur de Faudrait faire la vaisselle, mais de son projet solo, peu de chansons étaient disponibles en ligne. Eh bien, il nous a renversés en arrivant aux côtés de Nicolas Beaudoin (Poni), Jonathan Bigras (Poni, Les Guenilles) et Sam Beaulé (qui écrit pour nous et qui joue avec Barrdo). Une prestation convaincante et lourde qui faisait oublier les faiblesses dans les paroles de Dave Chose. Il y a encore un peu de travail à faire de ce côté. Par contre, musicalement, ça rentre dans le dash. Il a terminé avec Dancing Gold, une chanson aux accents emo qui parlait de faire de la MDMA dans un chalet. Très Rouge FM, quoi!

Puis, c’était à Fred Labrie de prendre la scène. Dès les premières notes, on comprend qu’il n’est pas là simplement pour le plaisir. Labrie est préparé et livre les chansons de son album Dans la fumée claire, avec aplomb et professionnalisme. Tout de sa performance sent le routier qui a pratiqué son art en abondance. Par contre, ses compositions sont souvent ordinaires. Ordinaire, dans le sens, qu’on en a déjà vu de nombreuses du genre. Son folk rock est efficace, mais ressemble beaucoup à de la pop déguisée. Ses musiciens étaient tous solides : Émilie Leclerc au violoncelle, Julien Thibault à la basse, Andrew Beaudouin à la batterie et Marcus Quirion à la guitare. Il y a de beaux moments, mais ça manque un peu de folies dans la structure.

Finalement, l’ultime groupe à prendre le Lion d’Or par la crinière était Renard Blanc. Une performance délicieuse. La formation tire ses influences de l’indie-rock, du prog et un peu à l’art rock. C’est convaincant, efficace, authentique et plaisant pour les oreilles. On sent parfois une petite tangente Radiohead sans que ça devienne trop un pastiche. Le groupe de Vincent Lepage, s’est tiré admirablement d’affaire à coup de chansons efficaces, dont quelques nouvelles. Ils n’ont pas peur du risque et ça leur sert.

Il est maintenant temps de mettre un terme aux préliminaires 2017. Voici donc les 9 groupes qui se classent pour la demi-finale.

9 – MCC
8 – Shawn Jobin
7 – Van Carton
6 – Renard Blanc
5 – Laurence-Anne
4 – Valery Vaughn
3 – Les Louanges
2 – Lydia Képinski
1 – Vulvets.

On remet donc les compteurs à zéro et on se revoit le 17 avril pour la première étape des demie-finales.

http://francouvertes.com/

https://mehdicayenneclub.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/DaveChose/?pnref=lhc

https://fred-labrie.bandcamp.com/

https://renardblanc.bandcamp.com/

Révèle la relève : Ariel et IDALG

Le 7 avril prochain aura lieu la dernière édition de Révèle la relève. L’initiative a pour objectif de mettre en valeur des artistes émergents, de la relève ou encore marginaux en plateau double. Cela permet à la fois de mélanger les publics et de faire de belles découvertes. Ces événements sont une coproduction des Francouvertes, de la Maison de la culture Maisonneuve et du Collège de Maisonneuve. Ceux-ci reçoivent un appui exemplaire de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Plus tôt dans la saison, il a été possible de voir Félix Dyotte en compagnie de Le Couleur ainsi qu’Antoine Corriveau et Francis Faubert en super-groupe. Pour cette dernière édition de 2017, c’est le rock entraînant d’Ariel qui se jumèle au garage psychédélique d’IDALG.

Ariel

Ariel n’est pas étranger aux Francouvertes. En effet, il est le grand gagnant de la 13e édition en 2009. Il sera une fois de plus entouré de ses fidèles compagnons, Marie-Anne Arsenault, Jonathan Gagné, tous les deux de Propofol ainsi que Charles-Emmanuel L’Esperance. Il est reconnu depuis ses débuts pour ses prestations sur scènes énergiques et enlevantes. Depuis son aventure aux Francouvertes, il a fait paraître trois albums, dont le plus récent, Croche, qui met de l’avant des grosses guitares aux mélodies efficaces.

Difficile de rester insensible aux charmes d’Ariel et aux airs de son électro rock contagieux. De plus, comme le bon vin, Ariel prend du panache avec les années. Sa musique se complexifie et ses paroles sont mieux écrites. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est une excellente occasion de découvrir ce rockeur qui possède un son unique au Québec.


 

IDALG

IDALG a frappé fort en lançant Post Dynastie en novembre 2015. Non seulement la formation a retenu l’attention de la presse québécoise qui a chanté les louanges de la formation, ils ont aussi attiré l’attention de l’Europe et de nos voisins du sud. La formation compte sur l’excellent duo de voix de Jean-Michel Coutu et Yuki Berthiaume auquel il est difficile de rester insensible. Écoutez par vous-mêmes!

On compte aussi parmi les rangs d’IDALG Félix-Antoine Coutu, Philippe Beauséjour, Tommy Johnson et Martin Poulin-Légaré connu en tant qu’un des deux capotés des excellents Crabe. IDALG c’est à la fois de la mélodie, du bruit, des envies de danser comme à Woodstock, un voyage mystique et des riffs complètement satisfaisants. Si vous ne connaissez pas encore la formation, ceci est l’occasion de faire plaisir à vos tympans.


 

On se voit donc le vendredi 7 avril pour une soirée plaisante de rock créatif et original. Venez célébrer les souterrains de Montréal avec ces deux groupes qui en sont de fiers représentants. Énergie, joie et grosses mélodies garanties.

http://francouvertes.com/ariel-i-d-a-l-g/

http://www.ariel-musique.com/

https://idalg.bandcamp.com/

La programmation du festival Santa Teresa

Le festival Santa Teresa lance aujourd’hui la programmation pour sa première édition. Ce nouvel événement avait précédemment annoncé la venue de Patrick Watson et City and Colour sur la Rive Nord. Est-ce que les programmateurs allaient s’arrêter à ces deux noms d’envergure? Oh que non. Santa Teresa compte sur des artistes très intéressants qui valent le détour.

Dès le jeudi 27 avril, les spectateurs pourront se frotter à de la relève de qualité. Au Saint-Graal, le plateau double Les Louanges et Lydia Képinski vous donnera l’occasion de faire votre rattrapage sur l’édition 2017 des Francouvertes. We Are Wolves sera au Montecristo alors que Xavier Caféïne fêtera les 10 ans de Gisèle au Cha Cha.

Le vendredi 28, Mon Doux Saigneur et Philemon Cimon seront au Saint-Graal alors qu’HOAN, Suuns et Duchess Says joueront au Montecristo. Une solide soirée de rock attend les festivaliers. Au Cha Cha, c’est Ralph et Geoffroy qui feront plaisir aux amateurs d’électro-pop de qualité. Et Beyries sera en prestation à La Protestante dans un spectacle présenté par Culture Cible!

Finalement, samedi le 29, la scène extérieure s’animera avec Rymz, Alaclair Ensemble, The Franklin Electric, July Talk et A Tribe Called Red! Oui, oui, ça va swinger sur un temps à Sainte-Thérèse. À l’Église Sainte-Thérèse-d’Avila, ce sera la jeune sensation Wilsen qui sera d’office en première partie de Patrick Watson. Au Saint-Graal, c’est Mathieu Bérubé et Laurence Castera qui prendront la scène alors que Stevenson, Helena Deland et Dilly Dally seront au Montecristo. Du côté du Cha Cha, on aura droit à Aliocha. Finalement, la fin de soirée se passera au HB Bar avec Husser (The Posterz) et Lou Phelps.

Une solide programmation pour cette première édition du festival Santa Teresa. On a bien hâte d’aller virer sur la Rive Nord à la fin avril!

http://www.santateresa.ca/

Les Francouvertes 2017 : soirée #6

Les préliminaires tirent à leur fin. À partir de cette étape, les 6 premiers seront assurés d’un billet pour les demies-finales. C’était au tour de Laurence-Anne, Ariane Vaillancourt et Joey Robin Haché de faire valoir leurs atouts sur la scène du Lion d’Or. Mais avant le plat de résistance, l’ex de la soirée, Samuele, venait présenter quelques pièces issues de son album à paraître le 7 avril : Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

Samuele ne s’est pas donné la tâche facile pour sa prestation. Plutôt que de présenter des pièces longuement préparées, elle a préféré se jeter dans le vide en proposant des chansons avec lesquelles elle était moins à l’aise. Le résultat? Une prestation où les hésitations, les reprises et les essais étaient de mise. C’était tout à fait parfait. C’est ça après tout, Les Francouvertes, un espace d’essais et d’audace. Elle nous a servi tout ça avec de magnifiques sons de trompette faits avec sa bouche (c’était incroyable), des brillants, car elle teste son « look » de scène et une dose incroyable de sincérité. Mission accomplie pour la jeune femme qui nous a même expliqué la non binarité. Bam.

C’est Laurence-Anne qui ouvrait le concours avec une performance tout à fait convaincante. La jeune femme nous offre un folk qui verse un peu dans la pop, mais sans prendre les raccourcis du genre. Oubliez les refrains, elle offre une construction plus près du rock progressif sans tomber dans les méandres musicaux. C’est très souvent vaporeux et beau. Elle possède un petit côté ésotérique qu’on ne voit pas au Québec. Si elle habitait Brooklyn, Sacred Bones en ferait sans doute sa protégée. Elle était très bien entourée pour sa prestation : David Marchand délicieux à la basse, Francis Ledoux solide comme un roc aux tambours, Naomie De Lorimier qui excellait autant aux claviers qu’à la voix et Étienne Côté au vibraphone.

Puis, c’était à Ariane Vaillancourt de nous présenter ses pièces. La jeune femme s’est pointée avec un quatuor à corde… aux Francouvertes. C’est en soi un coup de gueule excentrique et puissant. Bien que ses pièces étaient portées par les mélodies jouées sur les cordes, par l’efficacité de ses musiciens et par sa voix magnifique, les compositions ne suivent pas. On pourrait rapprocher ce qu’elle fait d’une Marie-Michèle Desrosiers. C’est efficace, convaincant, mais ça manque d’audace.

Finalement, c’est le sympathique Robin Joey Haché venu du Nouveau-Brunswick qui avait la tâche de clore cette soirée. Le jeune possède une bonne énergie, est un naturel sur scène et sait jouer de la guitare. Et pas à peu près! Mais encore une fois, derrière tout ce talent manquait d’audace dans les compositions. Il fait si bien ce qu’il fait. Il est convaincant et nous donne envie d’embarquer avec lui dans son voyage. Cependant, à quelques reprises, j’avais l’impression d’entendre une chanson qu’on m’avait déjà chantée. Dommage. Il est si attachant.

Le classement après 6 soirées se décline comme suit :

9 — Antoine Lachance
8 — MCC
7 — Shawn Jobin
6 — Van Carton
5 — Laurence-Anne
4 — Valery Vaughn
3 — Les Louanges
2 — Lydia Képinski
1 — Vulvets

On se voit la semaine prochaine pour Dave Chose, Fred Labrie et Renard Blanc en compagnie de l’ex de la soirée, le joyeux troubadour Mehdi Cayenne.

http://francouvertes.com/

https://laurence-anne.bandcamp.com/

https://arianevaillancourt.bandcamp.com/

https://joeyrobinhache.bandcamp.com/

Écoute exclusive : Stevenson – Letters

Stevenson s’apprête à lancer son premier album, Sadboyz, le 7 avril prochain. Le trio est composé de Vincent Ford à la guitare et la voix, de Francis Oligny ainsi que de Fred Le Tourneux-Gagnon à la batterie. La bande décrit sa musique comme de la downer pop, on pourrait aussi dire de l’indie rock avec une bonne dose de mélancolie dans les mélodies. Letters est une chanson qui rentre au poste avec aplomb sans jamais nous faire violence. Ça donne envie de se dandiner le popotin et de danser de la poitrine comme dans les années 80. Ça donne aussi envie d’entendre le reste de l’album. En attendant, on peut se faire plaisir avec ce premier simple.

Le spectacle de lancement de Sadboyz aura lieu le 13 avril à l’Esco (momentanément déménagé au Cactus). Tous les renseignements par ici.