Chroniques Archives - Page 125 sur 151 - Le Canal Auditif

Division Of Laura Lee

1576503_doll_200x200Mes essais se suivent et leurs conclusions pointent tous dans la même direction: écouter la musique du groupe Division Of Laura Lee à haut volume me donne systématiquement du plaisir. Il m’est donc très facile d’imaginer qu’elle pourrait aisément satisfaire les mordus de musique punk un brin garage ou de rock sans prétention inutile. C’est à Göteborg, dans ce joli pays scandinave appelé la Suède, que ce quatuor, composé de Hâkan Johansson, Per Stâlberg, Jonas Gustafsson et David Fransson, a uni ses forces pour créer le groupe Division Of Laura Lee.

Déjà dix-huit années s’affichent au compteur pour la formation qui compte quatre albums studio de qualité à son actif. Le premier album apparu sur nos tablettes se nomme Black City. Sorti en 2002, l’album contient douze titres aux humeurs variables qui rendent l’album très agréable du début à la fin. Un solide départ pour ces quatre jeunes hommes européens qui laissaient entrevoir de bien belles choses pour le futur.

La deuxième offrande, parue en 2004, se nomme Das Not Compute. Un album dans son ensemble un brin plus mélancolique que le précédent et qui, je dois l’admettre, m’a pris plus de temps à apprivoiser. Ceci dit, la majorité des chansons qu’on y retrouve sont fort appréciables. Voilà le type d’album qui se bonifie d’écoute en écoute.

C’est en 2008 que la troupe a accouché à mon humble avis de leur meilleur album à ce jour. Violence Is Timeless est seulement une preuve de ce que Division Of Laura Lee sait faire de mieux. Du rock sans ajouts superfétatoires qui va droit au but. C’est sans aucun doute celui-ci qui a le plus souvent résonné dans mes oreilles parmi tous leurs albums.

La dernière parution du groupe a eu lieu en 2013 avec leur album titré Tree. Un album où la fougue et l’énergie y sont légèrement moins à l’avant-plan, laissant du coup la place à des mélodies plus travaillées. Signe des temps, on peut y remarquer que le jeu des guitaristes s’est raffiné quelque peu.

Fait à noter, le talentueux artiste musical Jason Lytle participe à la production de l’album. D’ailleurs, sur son plus récent album intitulé Dept. Of Disappearance, on y retrouve les membres de Division Of Laura Lee qui participent à l’excellente pièce intitulée Your Final Setting Sun et ça s’entend très bien dans le résultat final.

La Suède a su produire de nombreux groupes punks ou heavy metal de grande qualité au fil des derniers vingt-cinq ans. Je n’ai qu’à penser à Refused, Burst, The Hives, Entombed, Millencolin, The Skull Defekts, Mustasch, Dozer et Meshuggah. Bien sûr la liste pourrait s’allonger aisément, mais puisque je suis une brute extrêmement paresseuse, je vais m’arrêter ici. Selon moi, bien que moins agressive que la plupart des formations énumérées précédemment, le groupe Division Of Laura Lee peut s’insérer facilement à travers ces noms de renommée.

Je crois fermement que Division Of Laura Lee mérite un plus grand rayonnement international. Si IKEA et Volvo rayonnent aux 666 coins de la grosse boule bleue sur laquelle on vit, pourquoi pas cet excellent groupe rock?

http://www.divisionoflauralee.com/

Les 3 Étoiles: semaine 35

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MISTEUR VALAIRE & PATRICK NORMAND – QUAND ON EST EN AMOUR (FEAT. ALACLAIR ENSEMBLE)

C’est sûr que quand tu vois passer une toune de Misteur Valaire avec Alaclair Ensemble, ça te fait un peu capoter. Quand il y a Patrick Normand en plus dans le mix, ton cerveau entre en ébullition. Robert Nelson et Maybe Watson te chantent la pomme, des «bandanas» sur la tête pendant que les bonzes de Misteur Valaire t’envoient de la percussion pour te faire shaker le popotin. De quoi fêter la Saint-Valentin pour la bonne raison cette année: l’amour.


 

YOUNG FATHERS – RAIN OR SHINE

Young Fathers a connu toute une année 2014. Non seulement le groupe a lancé son premier album, Dead, mais il a aussi remporté le prix Mercury pour celui-ci. Pensiez-vous qu’ils allaient arrêter là? Un mois vient à peine de passer en 2015 que les trois Écossais lancent cette nouvelle pièce complètement intoxicante. Voilà un avant-goût de leur album au titre qui fera péter une crise cardiaque autant à Sophie Durocher que les bonzes (c’est le mot du jour) de Diversité Montréal: White Men Are Black Men Too.


 

MONONC’ SERGE – CHARLIE HEBDO

Parce que Mononc’ Serge n’allait certainement pas se taire sur les événements! Toujours aussi acide, Serge s’en donne à cœur joie tirant autant sur les chefs d’État hypocrites, les matantes qui ne connaissaient pas du tout Charlie Hebdo, mais les pleutres et les bons vieux idiots prêts à se faire sauter pour une religion. Il se demande même s’il lui arrivait la même chose, est-ce que tout ce beau monde chanterait ses chansons de «graines»? Et il finit par se plaindre que les terroristes ne s’occupent pas suffisamment de lui… du grand Mononc’ Serge! J’oubliais. Bonzes: le mot du jour!


 

Une entrevue avec Keith Kouna

keithkounahiverIl y a un an, Keith Kouna dévoilait son Voyage d’hiver, un ambitieux projet qui proposait de réadapter le dernier cycle de lieder de Franz Schubert. Après cinq ans de tractations, le projet vivait enfin et la réponse de la critique fût très bonne. Voici que Kouna propose la version scénique de l’album à la Cinquième Salle de la Place-Des-Arts ainsi qu’à la salle Octave Crémazie du Grand Théâtre de Québec. Je l’ai rencontré au studio Bizz entre deux répétitions.

LP: Comment se passent les répétitions?

Keith: Bien. C’est assez condensé. On a répété beaucoup en janvier et là on arrive à la toute fin, il nous reste une semaine. Depuis qu’on est revenu de France, on est essentiellement là-dedans. Il y a eu beaucoup de répétitions de musique, mais aussi de mise en scène. Ce n’est pas fréquent que je me retrouve avec onze musiciens sur scène, c’est rare que je pratique avec tout ce beau monde. De ce temps-ci c’est pas mal le Voyage d’hiver au quotidien.

LP: Est-ce que le passage de la version album à la version scénique a été compliqué?

Keith: Pour moi, pas tant que ça, mais pour mon pianiste, Vincent Gagnon, qui a dû repasser par les 24 pièces pour faire passer ça de 19 à 11 musiciens et s’arranger que ça fonctionne, oui. On a fait cinq semaines de shows en France et l’essentiel de son temps en char a été passé à écrire des partitions. C’est un Jedi, un genre de «geek» de la partition! Ç’a surtout été beaucoup de boulot pour lui, mais aussi pas mal de boulot au niveau de la mise en scène pour trouver le bon ton.

LP: J’imagine que tu ne veux pas que ça devienne trop théâtral ou compliqué?

Keith: Tu ne peux pas. Faut que je chante les pièces live. Je ne peux pas me retrouver à grimper ou à faire des chorégraphies compliquées.

LP: Ce ne sera pas un spectacle des Spice Girls?

Keith: Non, je ne fais pas de chorégraphie en chantant, je ne fais pas non plus de push-ups. C’est surtout de trouver le bon ton. Pis c’est une première fois aussi avec la mise en scène. C’est plus sérieux. Avec Les Goules, on avait des petites mises en scène, mais si ça ne fonctionnait pas, ce n’était pas grave. Et puis là, il y a un chemin clair. On commence à la première chanson et on ne fait pas d’arrêt avant la dernière.

LP: Est-ce que c’est la première fois que tu travailles avec un metteur en scène?

Keith: Oui, c’est de l’adaptation. Ça se passe super bien avec Antoine Laprise. C’est sûr que des fois, il a des idées pis moi ça ne me tente pas de faire ça ou je ne suis pas à l’aise.

LP: Est-ce qu’on va voir le Loup Bleu?

Keith: Non.

Un désarroi total se voit dans mes yeux.

Keith: …ben là peut-être en rappel…

LP: Trouves-tu ça bizarre de te retrouver à faire la Place-Des-Arts et le Grand Théâtre après avoir écumé les petites salles avec Les Goules?

Keith: Ben, au travers du Voyage d’hiver, j’ai fait la musique pour La République du travail de Martin Crimp qui est mis en scène par Christian Lapointe et ça joue en ce moment au Grand Théâtre et puis ça va être présenté à la Place-des-Arts. Donc, j’ai pu me familiariser avec l’environnement, me visualiser en train de chanter sur place.

LP: Comment s’est passé le travail avec Christian Lapointe?

Keith: C’est un gars vraiment brillant avec une attitude relaxe. Ça s’est fait tout seul, même si c’était ma première fois au théâtre.

LP: Avec l’album qui a pris cinq ans à aboutir et maintenant d’avoir un spectacle avec un aspect cérémonial et officiel, as-tu l’impression que c’est l’aboutissement du Voyage d’hiver?

Keith: Oui totalement. Ça fait du bien. On avait déjà l’idée d’en faire un spectacle au moment où l’album est sorti et si je n’étais pas parti six mois en France, probablement qu’on l’aurait fait plus rapidement. Pis ce qui est le fun, c’est que les pièces peuvent aussi être revues à trois ou cinq. Donc, ce n’est pas nécessairement un ultime au revoir.

LP: T’as fait une apparition sur T’as-tu toute? de Benoit Paradis. Comment est-ce arrivé?

Keith: On avait été invité à l’émission Pour un soir seulement. J’avais écrit un petit texte ce soir-là pour sa chanson pis quand est venu le temps pour Ben d’enregistrer son album, il m’a demandé si je voulais venir le refaire en studio.

LP: Mais depuis… as-tu frenché Klô Pelgag? As-tu changé tes bobettes? Pis as-tu acheté le dernier CD de Dany Bédard?

Keith: Je vais changer de bobettes la journée que j’aurai frenché Klô Pelgag, mais l’album de Dany Bédard… c’est sûr que je l’ai acheté… je ne pouvais pas attendre.

LP: Pis la question plate: Les Goules? Un jour, peut-être?

Keith: Si on refait des shows, faudrait qu’il y ait du nouveau stock, mais faire un retour pour jouer nos vieilles tounes… non.

*Keith Kouna sera à la Cinquième Salle de la Place-des-Arts les 6 et 7 février prochain et à la salle Octave Crémazie du Grand Théâtre de Québec les 18 et 19 février prochain.

http://keithkouna.com/

http://placedesarts.com/spectacles/15056/keith-kouna-le-voyage-d-hiver.fr.html

http://www.grandtheatre.qc.ca/spectacles/keith-kouna-1795.html

http://lecanalauditif.ca/keith-kouna-le-voyage-dhiver/

Les Quartiers d’Hiver 2015: première édition

1237578_356888937806618_8101107144028506892_n15h55, le jeudi 29 janvier 2015: un jeune et brave montréalais (aussi connu sous le pseudonyme LP Labrèche) pose le pied sur le pavé de Rouyn-Noranda, prêt à conquérir la ville. 15h56, le jeudi 29 janvier 2015: ce même jeune montréalais s’exclame: «fait ben frette tab&*!!!». Qu’à cela ne tienne, armé de courage (et d’une couple de paires de bas de plus), j’ai affronté le temps hivernal pour vivre la première édition des Quartiers d’Hiver. La version enneigée du FMEAT naissait cette année et j’ai eu la chance d’assister à la mise à bas. C’était presque aussi émouvant que la naissance d’un poulain.

Annoncés un peu à la dernière minute, les Quartiers d’Hiver ont tout de même compté sur une excellente programmation. Moins exhaustive que sa version estivale, on avait tout de même droit à trois jours de spectacles et 29 groupes… tout sauf maigre. La première soirée, un Agora des Arts complet mettait en vedette Groenland. La formation montréalaise y est allée de ses hits (autrement dit pas mal toutes les chansons de son premier album) ainsi que deux nouvelles pièces et deux reprises. Ces deux dernières m’ont fait crier comme une fillette: une version réussie à merveille de Retrograde de James Blake et Oblivion de Grimes réaffirmant dans le détour la force et la versatilité de la voix de Sabrina Halde. C’est sans compter les chemises des garçons de la formation et Jean-Vivier Lévesque qui, encore une fois, s’est avéré tout un boute-en-train, faisant rire la salle quelques fois.

La première partie était assurée par Émilie & Ogden, une belle douceur qui réchauffait le coeur du froid extérieur. La jeune femme était accompagnée par Jesse Mac Cormack qui était franchement efficace autant à la guitare qu’à la basse. Un groupe à surveiller cette année. Puis, c’est la jeune Caroline Keating, qui est venue présenter ses pièces intimistes, jouées seul au piano. Celle-ci connaît un certain succès en Europe, mais tarde à sortir de l’ombre chez elle. Elle nous a envoyé une valse tout simplement magnifique. Ah oui… pis Pierre Karl Péladeau est venu serrer quelques mains, «course au leadership style».

Vendredi, j’ai essayé l’installation Strangers mettant en vedette Patrick Watson. Voici le concept: vous mettez un Oculus Rift (une sorte de casque de réalité virtuelle) et vous vous retrouvez dans le studio de Watson. Celui-ci, après un petit numéro de clown particulièrement réussi, vous chante Strangers et vous pouvez explorer en 3D son studio. C’est une expérience hautement intéressante et surtout pas mal unique. Et vous constaterez que un, la réalité virtuelle cogne à la porte et que deux, Pat Watson, c’est un «funny guy»!

En soirée, pendant que les jeunes fous de Technical Kidman réchauffaient le Paramount, j’étais assis bien confortablement à l’Agora des Arts pour écouter Catherine Leduc nous livrer les pièces de son plus récent record: Le Rookie. Elle nous a submergé avec Il faut se lever le matin pour enchaîner avec Préambule, ce qui a charmé la salle. Leduc a laissé voir toute son humanité en nous expliquant TOUTE l’histoire derrière Polatouche (son frère en a déjà pris un dans ses mains après un pari dans une fête). C’était un beau moment d’authenticité.

Puis Max Jury, un jeune américain de 21 ans (qui se les étaient gelés à la pêche sur la glace dans la journée) est venu nous chanter son folk/country/americana. Le sensible moineau (c’est comme ça qu’on appelle les gens de Des Moines, right?) a entre autres conquis la foule grâce à Black Metal et Christian Eyes. Finalement, c’est la formation de rock atmosphérique Monogrenade qui a fermé la marche avec ses montées puissantes et sa belle section de corde (et je vous jure que je parle bien de la musique et non du joli minois des quatre demoiselles). Et difficile de contredire Jean-Michel Pigeon lorsqu’il déclare que le FME, c’est le meilleur festival du monde. En tout cas, si ce n’est pas du monde, certainement du Québec. Parmi les bons moments? Ce soir issu de Tantale et Le Fantôme avec une partie instrumentale hors de ce monde. Une chose qui marque en live, c’est le talent fou de Mathieu Colette à la batterie. Lorsqu’on l’observe bien, il nous coupe le souffle avec ses nuances intelligentes et sa rapidité digne du Roadrunner. Le groupe a même terminé sur une version ralentie de J’t’emmène au vent de Louise Attaque… tout simplement magnifique.

Le FME est réputé pour ses surprises et les Quartiers d’Hiver n’allaient certainement pas déroger à la tradition. Avant les spectacles de fin de soirée, le duo Fire/Works nous attendait dans le sous-sol pour venir nous livrer les pièces de l’excellent Shenanigans. En sirotant un vin chaud, le public a eu droit à une touchante Underneath Your Skin, une entraînante Khym, une intime Bicycle Thief, un Grand Voyageur charmant et une puissante Elephants. Puis, Pierre Kwenders a amené avec lui ses rythmes chauds pour réchauffer la foule du Diable Rond. Les popotins se sont trémoussés sur Ani Kuni et Popolipo, morceaux cadencés par Julien Sagot aux percussions. Si bien des gens ne semblaient pas connaître Kwenders à leur arrivée, ils sont repartis après avoir dansé en masse, le sourire aux lèvres.

Tout ce beau monde a déménagé au Bar des chums pour continuer la fête alors que certains mangeaient déjà une poutine de fin de soirée chez Morasse… Rouyn, tu me manquais déjà.

Samedi matin, en me rendant compte que c’était déjà la dernière journée, j’ai senti l’effet de cette journée de moins. C’est court finalement trois jours… En soirée, c’est le rock qui était à l’honneur au Paramount. Au menu? Heat, Chocolat et Elephant Stone. Heat a ouvert en force avec son rock qui a un petit quelque chose de The War On Drugs. Ils ont enfilé les pièces du maxi paru l’été dernier: Susisfine, Rooms, 25 et quelques autres pièces qui se retrouveront probablement sur leur premier album déjà attendu. Le quatuor montréalais a laissé la salle avec un mur de son particulièrement délicieux.

Chocolat a par la suite pris la scène pour venir jouer le rock de son dernier album Tss Tss. SOLIDE performance de cette gang de bums aux cheveux longs qui fait brûler de l’encens. On remarque toute la force mélodique de la basse d’Ysaël et les longs moments de jams rajoutés à Méfiez-vous du Boogaloo. Mais c’est Interlude qui a donné le plus beau des moments alors que l’instrumentation était à l’œuvre dans un long instant de pure extase pour les oreilles. On se remettait à peine de nos émotions que la formation Elephant Stone est embarquée sur scène. Certains avaient fait défection pour aller assister à un autre spectacle et ils avaient tort! Le quatuor a sorti la cithare et a ensorcelé la salle tel un charmeur de serpent. Les pièces tirées de The Three Poisons étaient excellentes alors que la foule devenait réceptacle des rythmes psychédéliques de la formation, buvant avec plaisir les mélodies rappelant les sixties.

Finalement, je me suis dirigé vers Le Diable Rond pour une dernière dose de rock avec The Muscadettes et Jesuslesfilles. Le duo de soeur Chantal et Kathleen Ambridge flirte avec le surf rock et le grunge, alliant mélodie entraînante et énergie qui déménagent. Joe Gagné (Les Breastfeeders) et Thomas Augustin (Malajube, Jacquemort) notamment, complétaient la formation. La foule semblait charmée par leur rock contagieux. C’est finalement à Jesuslesfilles que revenait la tâche de fermer la soirée. C’est avec la rutilante Cinema qu’ils ont entamé la nuit pour ensuite jouer plusieurs pièces de l’excellent Le grain d’or dont la bruyante Super Mastermind, l’accrocheuse Gentil et la dissonante ≥ fort. Une belle façon de clôturer cette première édition d’hiver. Certains motivés ont tout de même pris leur courage à deux mains pour rejoindre le Paramount où se déroulait la Nuit Électro avec entre autres Surfing Leons.

Une première édition pas parfaite, mais drôlement accomplie des Quartiers d’Hiver. Je le répète à chaque fois (mais c’est que ça ne se dément pas), c’est une organisation solide qui chapeaute le tout et ça paraît dans tous les aspects de la fin de semaine. L’accueil est impeccable, les salles remplies et puis le froid abitibien nous rappelle qu’il fait pas si froid chez nous… ben sauf si on habite l’Abitibi… dans ce cas là, y fait frette en Tab&?*$%!!! L’année prochaine, paquetez vos suits de ski-doo, l’hiver vous attend à Rouyn-Noranda.

http://quartiersdhiver.com/

Les 3 Étoiles: semaine 34

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GALAXIE – ROBOT LYNX

Galaxie est de retour! La joyeuse bande formée d’Olivier Langevin/Fred Fortin/Pierre Fortin/François Lafontaine lance un nouvel album le 24 février prochain. En attendant, pour nous faire patienter, le quatuor nous envoie la synthétique Robot Lynx, un première pièce pas piquée des vers. On a encore droit à de belles guitares crasses, de la basse bien juteuse et une mélodie rock au bon équilibre entre accrocheuse et lourde.

MARRIAGES – SKIN

Marriages vient d’annoncer qu’il revient avec un nouvel album. Le trio qui comprend Emma Ruth Rundle lance Skin comme premier extrait. C’est noir, c’est mélodique et c’est accrocheur comme pièce. Skin laisse présager le meilleur pour Salome qui sera dans les bacs le 7 avril prochain via Sargent House.


 

LEMON – YOU KNOW TOO MUCH

Lemon est le projet synthpop de Victoria Sheahan. La jeune demoiselle de Toronto nous arrive avec une première composition originale. Celle-ci possède un talent pour la mélodie pop et on y voit des influences venant de Sky Ferreira pour l’univers légèrement sombre, mais campé dans une réelle sensibilité. Qu’est-ce que vous en pensez?