Marie Davidson Archives - Le Canal Auditif

Les 3 étoiles du 8 septembre 2017

St. Vincent – New York

Voilà une artiste qui lancera un album très attendu le 13 octobre prochain. St. Vincent revient avec Masseducation. Elle a lancé deux simples dans la dernière semaine : Los Ageless et la mélancolique New York. On remarque qu’Annie Clark est en train de faire un virage pop qui à ce jour fonctionne bien sur les deux chansons. New York est touchante avec de belles montées et un chœur qui rentre dedans. Sa mélodie est intoxicante, la trame au piano sobre et efficace alors que les paroles sont directes et hors des champs convenus.


 
 

Zen Bamboo – Si c’est correct

Le groupe Zen Bamboo lancera cet automne un deuxième EP et fait paraître un premier simple intitulé Si c’est correct. Comme ils l’ont dit lors de leur spectacle au FME : « le sexe c’est le fun, mais ce n’est pas obligé. » La chanson traite de ces situations où on regrette d’avoir vécu des moments intimes alors qu’on ne le sentait pas. Ces passages qu’on vit tous à un moment donné ou un autre. C’est très réussi.


 
 

NTS : Not Waving – Where We Are (ft. Marie Davidson)

Not Waving a fait paraître cette semaine une pièce d’électro dansant intitulé Where We Are sur laquelle on retrouve la montréalaise Marie Davidson derrière le micro. Le résultat est convaincant et fait le pont entre la musique électronique dansante et le cold wave. Le refrain, qui joue sur les répétitions, accroche l’oreille rapidement et charme par sa mélodie.

Mutek 2017 : Soirée du 26 août

Mutek / Ashutosh Gupta

Le cinquième soir de festival commençait une dernière fois avec une série de performances visuelles au Monument National avec A/Visions 3, suivie de la soirée Inter_Connect Berlin à la SAT, une brève escale à l’Édifice Wilder pour le NTS Radio on Stage 2 et Nocturne 5 au Métropolis.

A/Visions 3 nous plongeait à nouveau dans la noirceur (et la fumée) de la salle Ludger-Duvernay avec l’artiste montréalais Lucas Paris (Quadr, Betafeed) et AntiVolume IN/EXT, une version approfondie de la version qui avait été présentée à AKOUSMA XIII en 2016. La performance se développait sur plusieurs segments d’improvisations techno et ambient, jouant librement sur les timbres et les bruits pendant que les trois colonnes verticales de LEDs suivaient chaque geste au LED près.

Mutek / Ashutosh Gupta

Il y avait une atmosphère totalement différente durant SpaceTime Helix de Michela Pelusio et Glenn Vervliet, et leur instrument photo-acoustique : un câble élastique suspendu à la grille technique et fixé au sol à une plateforme circulaire. Celle-ci réagissait à la lumière, au son et au toucher pour former des nœuds et des ventres d’amplitude répartis le long du câble, tournant sur lui-même pour générer une illusion d’optique qui oscillait entre le tissu circassien et la tresse stroboscopique.

Mutek / Ashutosh Gupta

Le duo Articifiel, formé du mexicain Fernando Corona (Murcof) et de l’artiste visuel montréalais Jimmy Lakatos, concluait la série avec Nebula, une trame sonore vaporeuse qui faisait réagir des projections aux lasers. Les rayons lumineux se formaient et déformaient en regroupements de filaments géométriques sur l’écran en demi-cercle. La mise en place aurait permis d’ajouter de la profondeur au visuel, mais pour une raison probablement technique, l’évolution du visuel était trop subtile pour rendre l’expérience immersive.

Automatisme, projet solo de William Jourdain, démarrait Inter_Connect Berlin de façon quelque peu expérimentale en mettant en place une trame ambiante à partir d’échantillons et d’enregistrements trafiqués. La façon de mélanger les matières premières permettait de percevoir du drone ici, ou du noise là, tout en conservant un niveau d’abstraction suffisant pour passer aisément d’un segment à l’autre.

Mutek / Ashutosh Gupta

Andreas Gerth et Florian Zimmer continuaient la soirée avec leur projet berlinois Driftmachine, que j’avais découvert avec leur album Colliding Contours (2016), et de l’expérimentation à saveur de synthèse modulaire. Il y avait un certain enthousiasme vers l’avant pour la quantité de matériel analogique installé sur la table, faisant passer le duo pour deux scientifiques qui sont en train de « look for the perfect beat ».

Mutek / Ashutosh Gupta

Marie Davidson (Essaie Pas) assurait la suite de façon tout aussi analogique, mais avec un geste moins technique, plus instinctif. Il y avait une pièce au kick techno ponctué par des contretemps EBM qui faisait trembler les colonnes de la SAT, et danser le public comme s’il n’y avait pas de lendemain. Échange d’énergie réussie.

Mutek / Ashutosh Gupta

Finalement il y avait NTS Radio on Stage 2 à l’Édifice Wilder qui présentait Imaginary Landscape, œuvre performée live par la basse clarinettiste Charlotte Layec et les artistes Pierre-Luc Lecours (QUADr) au gramophone et traitements sonores et Myriam Boucher (QUADr également) à la vidéo. On ressentait les reliefs se placer en différents segments, de la plaine à la montagne, en passant par des expérimentations et des improvisations, comme un archet glissant sur un cornet de gramophone. 🙂

Mutek 2017 : un programmation riche et des artistes à découvrir.

Mutek atteint la majorité cette année avec cette 18e édition. Une édition qui se déroulera toujours à la SAT et au Metropolis, mais qui comptera aussi sur une scène extérieure gratuite sur la Place des Festivals.

De la visite internationale

L’anglais David Gardener, signé chez Ninja Tunes sera là, dès la première soirée du festival, en direct de la SAT. Dans le côté plus expérimental, Deathprod se spécialise dans le noise. Un autre anglais sera présent, Sensate Focus qui en sera à sa première visite au Canada avec son spectacle. Robert Henke est un autre qui en sera à sa première visite en Amérique du Nord avec son nouveau spectacle. Murcof, le mexicain installé à Barcelone, viendra aussi présenter ses créations à Montréal dans le cadre de Nocturne 6, un événement impressionnant au Metropolis en clôture du festival. Et ce n’est pas tout, Helm, Driftmachine et Detroit Swindle seront aussi présents pendant le festival.


 
 

Des talents canadiens et locaux qui valent le détour

Commençons avec le plat de résistance du spectacle Nocturne 6. Daphni, l’alter ego de Daniel Snaith mieux connu sous le nom de Caribou, qui offrira un DJ set de 6 heures! Oui, oui, 6 heures! C’est le temps de faire le plein d’eau et d’hydratation, parce qu’il va faire chaud dans le Metropolis. Plusieurs autres artistes d’importances seront présents dont Marie Davidson et Sarah Davachi, deux des artistes les plus intéressantes sur la scène montréalaise et canadienne. Ouri qui vient de lancer son album Superficial au printemps. Il y a aussi Buffalo MRI qui joue avec les cassettes pour travailler les liens entre les sons et la mémoire. Elle sera en spectacle le 26 août à l’édifice Wilder. Ben Shemie sera aussi en ville pour présenter ses explorations sonores et le musicien Automatisme, signé chez Constellation Records.

Bref, ce sera une édition intéressante pour Mutek. Restez à l’affût pour notre couverture de l’événement.

Pour plus d’informations: http://www.mutek.org/

La longue liste du prix Polaris 2017

Voilà, c’est fait, on sait maintenant qui sont en nominations dans la longue liste du prix Polaris. On dénote qu’on retrouve 7 albums francophones en nomination : Alaclair Ensemble, Philippe B, Chocolat, Antoine Corriveau, Le Couleur, Klô Plegag et Peter Peter. S’ajoutent à cela d’autres Québécois qui chantent dans la langue de Shakespeare : Leif Vollebekk, feu Leonard Cohen, Geoffroy et Lisa Leblanc (qui habite à Montréal depuis quelques années même si elle est acadienne). Et finalement, Marie Davidson qui trempe dans les deux langues, mais fait surtout de la musique instrumentale électronique très intéressante.

Pour la suite des choses, le 13 juillet prochain sera annoncée la courte liste. Puis, le 18 septembre prochain aura lieu le gala à Toronto. Voici la liste complète des sélectionnées :

A Tribe Called Red – We Are The Halluci Nation
Alaclair Ensemble – Les Frères Cueilleurs
Anciients – Voice of the Void
Arkells – Morning Report
Philippe B – La grande nuit vidéo
BADBADNOTGOOD – IV
Louise Burns – Young Mopes
Chocolat – Rencontrer Looloo
Clairmont The Second – Quest For Milk and Honey
Leonard Cohen – You Want It Darker
Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
Le Couleur – P.O.P.
Marie Davidson – Adieux Au Dancefloor
Mac Demarco – This Old Dog
Gord Downie – Secret Path
Drake – More Life
Feist – Pleasure
Figure Walking – The Big Other
Fiver – Audible Songs From Rockwood
Geoffroy – Coastline
Hannah Georgas – For Evelyn
Japandroids – Near To The Wild Heart Of Life
Carly Rae Jepsen – E.MO.TION Side B
B.A. Johnston – Gremlins III
Lisa LeBlanc – Why You Wanna Leave, Runaway Queen?
The New Pornographers – Whiteout Conditions
Klô Pelgag – L’Étoile thoracique
Peter Peter – Noir Éden
Lido Pimienta – La Papessa
Jessie Reyez – Kiddo
Daniel Romano – Modern Pressure
The Sadies – Northern Passages
John K. Samson – Winter Wheat
Tanya Tagaq – Retribution
The Tragically Hip – Man Machine Poem
TUNS – TUNS
Leif Vollebekk – Twin Solitude
Weaves – Weaves
The Weeknd – Starboy
Charlotte Day Wilson – CDW

http://polarismusicprize.ca/fr/