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Bullshit Threshold

Bullshit Threshold, comme dans « boutte d’la marde », était présenté les 14, 15 et 16 février dernier au théâtre La Chapelle par l’artiste Marie Davidson et la compagnie de création Les Filles Électriques. En parallèle à ses collaborations (DKMD, Essaie Pas, Les Momies de Palerme, SLEAZY), Davidson a également évolué en solo avec un premier EP homonyme publié en 2012 ainsi que trois albums; Perte D’Identité (2014), Un Autre Voyage (2015) et Adieux au Dancefloor (2016).

C’est donc avec une feuille de route bien remplie que Davidson a créé Bullshit Threshold en 2016, une performance théâtrale utilisant le spoken word et le chant pour partager des faits vécus de sa vie personnelle. La trame sonore est générée à partir d’une station de DJ recouverte de synthétiseur, séquenceur et machine à rythme, et les projections sont réalisées en direct par John Londono et Gonzalo Soldi à partir des captations de caméras infrarouges installées sur la scène.

La mise en place multidisciplinaire rend le spectacle captivant, il n’y a pour ainsi dire aucun temps mort hormis quelques transitions de scène. L’utilisation de l’espace est maximisée dès le début avec Davidson assise dans les gradins, regardant le public sur grand écran. Le contraste entre les textes parlés et les textes interprétés joue sur l’opacité du quatrième mur, nous faisant passer habilement de la personne au personnage, bien que ça ne se fasse pas toujours naturellement. C’est que l’humour et le sarcasme fait ressortir l’aspect comique du spectacle au point de mettre en perspective le tragique, et de rendre le côté sombre de l’artiste moins convaincant. Néanmoins, Bullshit Threshold est un excellent spectacle avec des pièces musicales solides, une mise en scène élastique et une interprétation théâtrale transparente. Chapeau!

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