Chroniques

Top Chansons 2020

20. Charli XCX — forever

Le dernier effort de Charli XCX how i’m feeling now a été composé, enregistré et livré en deux mois. La pièce forever est un bel exemple de l’efficace travail, moins léché, qu’on y retrouve avec joie. Vocoder dans la voix, synthétiseurs saturés, mais intermittents, un habillement minimaliste qui fonctionne très bien, sans s’empêcher de dériver vers des rythmes vaporeux et dansant.

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19. Cardi B — WAP ft. Megan Thee Stallion

Wet Ass Pussy, c’est ce que l’abréviation WAP signifie. La chanson de la star Cardi B, enregistrée avec la queen Megan Thee Stallion en août 2020, parle en effet d’éjaculation féminine et de désir sexuel. Le clip lui, a tout autant attisé les débats sur le slut-shamming. Outre les thèmes adultes exploités par les rappeuses presque jumelles, le single a gagné 93 millions de téléchargements au cours de sa première semaine d’existence, ce qui l’a propulsée au sommet du palmarès de Pitchfork. On ne pouvait tout simplement pas passer à côté de cet événement musical.

18. Pottery — Texas Drums Pt. I & II

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Le moment le plus exaltant se situe toutefois sur la face B, avec l’étourdissante Texas Drums Pt I & II, portée par un riff addictif et des percussions de feu (la cloche à vache!). Les cassures de rythmes sont bien exécutées, sans rien ou presque qui apparaisse forcé. C’est clair qu’avec la présence de Jonathan Schenke (Parquet CourtsSnail Mail) derrière la console, la direction qu’a prise la bande montréalaise néo-post-punk a de quoi épater.

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17. Antoine Corriveau — Maladresses

Le très court extrait de deux minutes de Maladresses mettait doucement la table pour Pissenlit, une galette bien groundée qui a réussi à émouvoir plusieurs de nos collaborateurs cet automne. Les riffs dynamiques, les rythmes entraînants, les guitares bruyantes sont présents partout sur ce dernier effort salué de l’auteur-compositeur-interprète Antoine Corriveau.

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16. Oneohtrix Point Never — Long Time Road

Le musicien expérimental américain Oneohtrix Point Never semble être au sommet de son art avec Long Road Home et les deux autres titres — Cross Talk I et Auto & Allo — de la trilogie d’ouverture de sa Drive Time Suite. On y trouve beaucoup de détails maximalistes, mais ici avec une approche rafraîchissante : en effet, l’attention est portée sur la voix de Daniel Lopatin et sur les choeurs de Caroline Polachek. Et que dire du clip, sauf qu’il est une oeuvre d’art?

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15. METZ — A Boat To Drown In

La formation anglaise METZ a construit pas mal toutes ses chansons sur le même modèle : introductions post-punk suivies de dissonances qui laissent entrevoir de superbes refrains unificateurs. Cette formule atteint un haut niveau de pertinence et, disons-le, d’émotivité, dans la conclusive A Boat To Drown In; une épopée noise-rock longue de huit minutes, qui évoque une subtile mixture de Sonic Youth et de Trail of Dead.

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14. Fleet Foxes — Sunblind

« C’est une pièce maîtresse de l’album et elle imbrique toutes les autres ensemble. Je voulais créer une chanson qui célébrait mes héros […] en musique. […] La musique est une drôle d’immortalité invisible pour ces personnes et je voulais le faire avec joie; transposer une partie du deuil dans une sorte de célébration. »
— Robin Pecknold (Fleet Foxes)

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13. Jimmy Hunt — Les gens qui m’aiment

jimmy hunt le silence

« Les gens qui m’aiment, pour sa part, est une certaine forme d’aveu, une pièce qui témoigne à la fois d’un tempérament frondeur et des répercussions que ça peut avoir sur l’entourage. C’est simple, efficace, beau et toujours brillamment écrit. Honnêtement, Jimmy Hunt ne perd pas de salive à chanter des mots inutiles sur Le Silence. Chaque parole s’en trouve donc magnifiée. »
— LP Labrèche

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12. Laura Marling — Only The Strong

LA plus grande chanson du répertoire de Laura Marling est intitulée Only the Strong et peut être interprétée de multiples manières. L’artiste nous prend par la main, avec lucidité et franchise, en affirmant doucement que plus rien ne sera comme avant et qu’il vaut mieux s’y faire. C’est le classicisme ingénieux de ses chansons – arborant l’aura de Joni Mitchell et Nick Drake – qui la démarquent de ses contemporains.

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11. Backxwash — Spells, ft. Devi McCallion

« Ce deuxième album — primé au Polaris 2020 –de Backxwash n’a pas de mauvaise pièce et offre une approche rafraîchissante qui sort de l’ordinaire en rap. C’est un ovni qui est aussi surprenant que touchant », où l’on se situe dans une forme de rap audacieux (horrorcore, rap hardcore) où les thématiques mystiques rappellent celles du métal et l’énergie du punk. Avec Spells, on a droit à la pièce la plus accessible de ce chef d’oeuvre que 2020 nous a offert.

Lire le Top Albums 2020 et le Top EP 2020.

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