Noel Gallagher Archives - Le Canal Auditif

Les 10 albums à surveiller en novembre 2017

Converge – The Dusk In Us (3 novembre)

Penser que Converge se calmera un jour est vivre dans un déni total. Le brutal quatuor américain lancera The Dusk In Us le vendredi 3 novembre et on peut déjà affirmer que ça ne sera pas de tout repos. Les deux simples parus à dates semblent indiquer que le groupe essaie même de nouvelles avenues musicales. Comme quoi, faire du surplace est tout simplement impossible pour la bande de Kurt Ballou.


 
 

La Bronze – Les corps infinis (3 novembre)

Il s’est passé beaucoup de choses depuis la sortie du premier album de La Bronze. Elle est dorénavant une artiste établie. Son EP Roi de nous a notamment démontré qu’elle avait toujours le désir d’essayer de nouveaux sons. On retrouve un mélange des sonorités de l’EP et les mélodies pop du premier album sur le premier simple : On danse par en dedans.


 
 

Philippe Brach – Le silence des troupeaux (3 novembre)

Mais qu’est-ce que Philippe Brach nous prépare avec Le silence des troupeaux? Le premier simple nous envoie un riff de guitare et un air qui sont très radiophoniques. Un peu trop même pour le jeune auteur-compositeur-interprète émérite. Et que dire de la vidéo promo, où l’on voit des artistes surprenants travailler avec le jeune homme. En tout cas, il risque de nous en mettre plein la vue!


 
 

Electric Wizard – Wizard Bloody Wizard (10 novembre)

Electric Wizard avait fait paraître l’excellent Time to Die en 2014. La bande de doom métal fortement influencée par Black Sabbath s’apprête justement à lancer un album dont le titre fait directement référence au mythique groupe anglais. Le premier simple See You in Hell donne un bon indicatif de ce qu’on y retrouvera.


 
 

Loud – Une année record (10 novembre)

Un tiers de Loud Lary Ajust lancera à son tour son premier album après son acolyte Lary Kidd qui a lancé Contrôle un peu plus tôt cette année. L’album arrive peu de temps après la sortie d’un EP, New Phone, au printemps. Les deux premiers simples à paraître son très différent et intéressant pour des raisons différentes. On a un petit faible pour Hell, What A View avec sa solide trame et ses vers aussi nuancés qu’efficaces. Bonne nouvelle, il est déjà disponible pour écoute sur le web!

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Critique : Liam Gallagher – As You Were

Pour moi, les frères Gallagher sont les « Dodo et Denise » du rock britannique. Toujours en brouille ou en train de se déprécier l’un et l’autre, nos deux intimidateurs de pacotille aiment bien faire la promotion de leurs petites personnes respectives en utilisant ce stratagème depuis des lustres. Et ça fonctionne. Et je ne suis pas surpris.

Les albums du père Noel – avec les High Flying Birds – me laissent parfaitement indifférent. J’attendais donc avec une brique et un fanal l’album solo de Liam. Réalisé par Greg Kurstin (l’homme derrière le « magnifique » Concrete and Gold des Foo Fighters), avec l’aide d’Andrew Wyatt et Don Grech-Marguerat, As You Were n’est pas le fruit d’un auteur-compositeur en mode solo. En effet, le chanteur emblématique, âgé de 45 ans, a étroitement collaboré avec Kurstin pour l’écriture des textes et avec quelques compositeurs pour le peaufinage de ses chansons. Une très bonne idée.

Et ça donne quoi ce disque ? Eh bien, contre toute attente, l’album de Liam est supérieur au travail de son frère. Bien sûr, il n’y a rien d’inventif dans la musique du frérot qui loge dans un conservatisme coutumier. Les emprunts aux légendaires années 60 sont légion. On ne s’en sort pas. C’est « The Beatles and The Stones » à l’infini. Ceux qui détestaient les inflexions « lennoniennes » du bonhomme ne changeront pas d’avis.

Cela dit, Liam n’a jamais aussi bien chanté que sur ce disque et on peut chigner, chialer et pleurer dans les bras de sa maman, mais notre « adulescent » est un mélodiste hors pair. Point. Musicalement, il demeure dans sa zone de confort, mis à part la réalisation lustrée et l’inclinaison pop-rock de ses chansons. Et vous savez quoi ? Ça lui va à ravir ! Ne vous en faites pas, l’empreinte Oasis est toujours présente. Une évidence. Cependant, c’est l’envie d’en découdre et de compétitionner avec son frère qui lui a permis de se surpasser.

Après autant d’années à glander, à se faire niaiser par son frère et à faire des conneries dignes d’un bébé gâté, Liam Gallagher mérite cette fois-ci le respect. Il nous propose un bon disque de pop-rock radiophonique totalement assumé. Liam a bien compris qu’il n’a pas le talent, ni les capacités, de « faire de l’art » et c’est tout ce qu’on attend d’un Gallagher. Ce qu’un Dave Grohl n’a manifestement pas compris…

L’extrait Wall Of Glass, le penchant Black Rebel Motorcycle Club dans Greedy Soul, la beatlesque For What It’s Worth, la valse folk rock orchestral When I’m In Need, la locomotive You Better Run et la très Oasis titrée Come Back To Me sont les petits joyaux de cette production.

Si on enlève les inutiles ballades qui complètent le topo, As You Were tient la route ! Liam Gallagher ne s’est pas enfargé dans les fleurs du tapis. Il a conçu un disque qui respecte ses limites, tout en propulsant à l’avant-plan son indéniable talent de mélodiste qui l’habite. Mon plaisir coupable de l’année.

Ma note: 7/10

Liam Gallagher
As You Were
Warner Brothers
42 minutes

Site Web

Oasis – Be Here Now

Noel Gallagher a beau s’exercer avec ses High Flying Birds et son frangin Liam peut tant qu’il veut faire la tournée des festivals avec son nouveau matériel, les frères rivaux ont beau ne plus se parler, mais ils savent toujours flairer la bonne affaire. La dernière en lice : faire paraître une édition collectionneur de Be Here Now l’interminable et décousu effort d’Oasis paru en 1997. Et à l’instar dudit disque, la nouvelle édition est toute aussi — scoop — interminable (sur trois disques) et décousue. Mathieu April et Jean-Simon Fabien en ont discuté en partageant des boissons houblonnées un samedi soir d’hiver à Québec.

Avertissement : Ceci est probablement la critique de disque la plus lourde à être publiée cette année : un commentaire en plus de 1250 mots sur le moins bon album d’Oasis. Comme dirait Pierre-Yves McSween, en as-tu vraiment besoin?

Ouvrez-vous une IPA et ça va être correct.

1-D’You Know What I Mean

Mathieu : Moi ce que j’aime, c’est que Noel a son capo à la deuxième frette sur sa grosse Flyin » V dans le vidéoclip. C’est encore plus impressionnant que les hélicoptères pis toute.
Jean-Simon : Encore une toune d’Oasis avec du name drop de tounes des Beatles : Fool on the Hill et I Feel Fine cette fois-ci.

Point(s) fort(s) : La mélodie du pont, le capo à la deuxième frette, le texte intime
Point(s) faible(s) : Trop longue d’une minute, le refrain est trop simple et trop souvent répété, trop de couches de sons.

Verdict : C’est un hit!

2— My Big Mouth

Mathieu : Du Oasis lourd, du gros son, comme sur (What’s the Story) Morning Glory. L’idée de base est bonne.
Jean-Simon : C’est la Some Might Say de Be Here Now.

Point(s) fort(s) : Un excellent pont, une attitude rock assumée, une chanson somme toute « ramassée », compacte.
Point(s) faible(s) : Refrain moyen et un clin d’œil limite légale aux Smiths.
Verdict : C’est un hit.

3 — Magic Pie

Mathieu : Une autre chanson lourde, l’album commence fort, mais pas une chanson mémorable. Rien là-dedans ne justifie de dépasser la barre des 7 minutes.
Jean-Simon : Excellent début beatlesque, texte poignant, narration à la 3e personne, c’est une relative nouveauté pour Noel.

Point(s) fort(s) : Les paroles, la voix de Noel et les harmonies vocales qui évoquent celles de Cast No Shadows.
Point(s) faible(s) : Trop longue, refrain ordinaire, superposition de couches sons et d’effets qui rendent presque impossible l’écoute du morceau en entier.
Verdict : Du gros potentiel de hit gaspillé.

4— Stand By Me

Mathieu : Dès que Liam ne chante pas, Noel fait une passe à la guitare, il n’y a aucune pause de mélodie dans cette chanson. Un grand ménage du printemps aurait grandement amélioré cette pièce.
Jean-Simon : Insipide tentative de faire une deuxième Don’t Look Back In Anger. De bonnes idées mélodiques cela dit, comme la sortie du dernier refrain en accords mineurs.

Point(s) fort(s) : L’orchestration, la guitare soliste.
Point(s) faible(s) : Texte médiocre, les idées de grandeurs et l’opulence générale.
Verdict : Un plaisir coupable sucré.

5-I Hope I Think I Know

Mathieu : Il me semble que la balance de son est bizarre… Encore une autre chanson au pont accrocheur et au refrain oubliable.
Jean-Simon : Quand Liam chante «you’ll never forget my name», c’est sur le même ton que «you know what some might say».

Point(s) fort(s) : Liam assure au chant.
Point(s) faible(s) : Faible effort de composition.
Verdict : On skip.

6-The Girl With The Dirty Shirt

Mathieu : Ça sonne comme une mauvaise reprise d’un b-side des Beatles. De plus, la chanson commence avec les deux mêmes accords que Wonderwall. Sacré Noel!
Jean-Simon : Sûrement qu’il devait avoir un capo à la deuxième frette.

Point(s) fort(s) : La conclusion aux claviers, quoique longue, est assez intéressante. Un pont très fort mélodiquement. Les harmonies de Noel sont impeccables.
Point(s) faible(s) : Refrain quétaine, texte sexiste et une des plus oubliables chansons du groupe. Dire qu’ils ont composé Supersonic le temps de se faire livrer du chinois…
Verdict : On endure

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