M pour Montréal Archives - Le Canal Auditif

OUMF 2017 : une rentrée universitaire digne de ce nom

Pour sa 7e édition, le OUMF ramène son party dans le Quartier latin avec tout pour plaire aux jeunes (et moins jeunes) : du hip-hop, de l’électro, du rock, de l’humour et même… du quidditch. Oui, vous avez bien lu!

Straight Outta Compton… et du Mile-End

Cette année, l’événement à ne pas manquer sera une bataille de DJ entre le légendaire DJ Yella (N.W.A.) et DJ Windows 98, l’alias de fin de soirée de Win Butler (Arcade Fire). Les fans de rap seront aussi rassasiés avec des performances de Koriass, EMAN X Vlooper qui font paraître un nouvel album sous peu, Lary Kidd, KNLO et Bad Nylon. De plus, des DJ avec de forts penchants pour le hip-hop occuperont la scène : Ragers, VNCE Carter (Dead Obies), Shash’U et Ryan Playground. Pour les fans d’électro plus dansant, Hologramme sera en performance le vendredi 8 septembre.

Les gros beats, ce n’est pas trop votre style? Vous pourrez vous rattraper avec Fred Fortin et Les Hay Babies. Ou si vous possédez un coeur de rockeur, les excellents The OBGMs vont casser la baraque avec leur spectacle enlevant. Ce n’est pas tout, Les Deuxluxes, Gulfer, Anemone et HOAN seront aussi de la partie. Les fans d’électro-pop pourront venir voir Radiant Baby alors que ceux qui préfère les rythmes lascifs pourront se gâter à Men I Trust.

Pas juste de la musique

Si la musique c’est plus ou moins votre truc… je me demande sérieusement comment ça se fait que vous nous lisiez en ce moment. Mais voilà, il y a aussi de l’humour dont un gros spectacle de la rentrée animé par Eddy King avec Mehdi Bousaidan, Marie-Lyne Joncas, Daniel Pinet, Arnaud Soly et Rosalie Vaillancourt. Mais comme l’humour c’est un truc de riche, vous devrez payer pour entrer.

Ce n’est pas tout, une foule d’autres activités seront là pour vous, comme de l’art visuel un peu partout dans les rues, des expositions, du cirque et des matchs d’impro en compagnie de la LIM. Même les sportifs y trouveront leur compte avec un mini-putt et du QUIDDITCH! Malheureusement, les apprentis sorciers ne semblent pas capables de faire voler leurs balais. Je vous dirais que je suis déçu… mais bon, je ne veux pas leur rajouter plus de peine… déjà qu’ils doivent être tristes que les balais ne veulent rien savoir de s’envoler.

Bref, c’est un rendez-vous dans le Quartier latin du 6 au 9 septembre prochain!

http://oumf.ca/2017/fr/

5 bonnes raisons d’aller voir Odesza à Montréal

Est-ce que vous connaissez Odesza? Si oui, bravo, vous êtes curieux et avez fait vos devoirs. Ou vous êtes peut-être tombés sous le charme à la sortie de Summer’s Gone en 2012. Si vous ne savez qui est Odesza, alors cet article est spécialement pour vous. Voici 5 bonnes raisons de vous prendre vos billets pour le 17 euh… nous voulons dire le 18 novembre.

1 – Ça te prend combien de temps, remplir un Metropolis, toi?

5 jours… après l’annonce de la venue du groupe américain dans le cadre de M pour Montréal. Odesza s’est transformé en véritables PJ Harvey et a rempli le Metropolis. Si vous croyez que c’est dû à la chance, détrompez-vous. Harrison Mills et Clayton Knight ont travaillé le terrain graduellement pour en arriver là. Evenko n’a pas eu le choix, on remet ça le 18! De quoi se réchauffer dans la grisaille du mois de novembre.

2-Et c’est une habitude…

Dans leur tournée pour la sortie d’In Return le groupe a affiché complet à 28 reprises! Leur succès en est un qui se passe de la bouche d’un mélomane à l’oreille d’un autre. À travers ce téléphone arabe d’initiés, le groupe a réussi à se faire connaître sans jamais attirer l’attention des médias traditionnels. Et c’est régulièrement un gage de longévité. Vous voulez certains exemples québécois? Les Cowboys Fringants, Les 3 accords et Loco Locass, sont trois formations qui se sont fait connaître par des moyens alternatifs comme les radios étudiantes et les médias nichés. Leurs carrières respectives s’en portent très bien.

Posted by ODESZA on Tuesday, December 9, 2014

 

3 – Summer’s Gone & How Did I Get Here

Déjà en 2012, Summer’s Gone avait fait des vagues. Bien des mélomanes s’étaient fait happer les oreilles par les chansons chillwave mélodieuses de la formation. Et How Did I Get Here représente merveilleusement les sentiments d’étés éternels que peut susciter la musique d’Odesza. Pèse sur « play », enfile tes lunettes soleil pis coule-toi une petite consommation rafraîchissant… c’est l’été!


 

4- In Return

Si le premier album d’Odesza avait visé juste, In Return a confirmé l’intérêt que nous avions pour Odesza. Plutôt que de se réconforter dans les trames vaporeuses de Summer’s Gone, le duo a démontré qu’il pouvait aussi faire danser les foules. C’est aussi ce qui attend les gens au Metropolis en novembre. Oui, ça va te coûter un petit deux de vestiaire, mais la récompense sera une soirée complète à te déhancher sur le parterre. C’est aussi dans ces années qu’Odesza a créé le collectif Foreign Family. Conscient que leur succès n’était pas une fin en soi, le duo a conçu cette plateforme pour permettre à des compositeurs émergents de publier une chanson ou pour les artistes visuels qui cherchent à faire connaître leurs œuvres. C’est une très belle initiative!

http://foreignfamilycollective.com/


 

5 – Les nouveaux tubes

La dernière, mais non la moindre! A Moment Apart, leur nouvel album, paraîtra le 8 septembre prochain et les simples parus à date sont très prometteurs. Peut-être est-ce le moment où Odesza sortira de l’ombre dans l’œil du grand public. Dans tous les cas, le duo possède le nécessaire pour conquérir les mélomanes avec de nouvelles trames léchées et mélodieuses sans tomber dans le convenu ou l’anodin. Que ce soit Line Of Sight avec WYNNE et Mansionair, la quasi-mystique Corners of the Earth avec Ry X ou encore la groovy Meridian, ça regarde bien!