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Aphex Twin – Selected Ambient Works 85-92

Richard D. James, alias Aphex Twin, a laissé sa marque dans l’histoire de la musique électronique en démontant de l’ambient, du house et du techno pour tout remonter différemment, comme des blocs LEGO. Ça prenait la spontanéité d’un enfant et la précision d’un chirurgien pour faire bifurquer ces courants, et James l’a fait avec un grand sourire. Dans le cadre de la chronique Le Vieux Stock, j’ai le plaisir de fêter le vingt-cinquième anniversaire de Selected Ambient Works 85-92 (1992), le premier album studio d’Aphex Twin, publié sur R&S Records.

En 92, je ne connaissais pas du tout Aphex Twin, en fait le grunge avait pris tellement de place que la musique électronique avait un peu pris le bord. Je me rappelle de la bande sonore de Cool World (1992) et de deux pièces extraites du premier album de Moby, Ah-Ah et Next is the E, de l’acid techno fait sur mesure pour les raves. Il y avait aussi The KLF et The Orb qui ne se tenaient pas loin de l’acid avec leurs couleurs house et ambient respectivement. Ce n’est que deux ans plus tard qu’un ami m’a fait écouter quelques pièces de Selected Ambient Works Volume II (1994), et bien que je trouvais les textures sonores captivantes, je venais de tomber dans The Downward Spiral (1994), et Aphex Twin était trop abstrait à mon goût à ce moment-là.

Ce n’est que trois ans plus tard que le nom d’Aphex Twin allait se graver dans ma mémoire. Trent Reznor venait de sortir The Perfect Drug (1997), et sur le coup je n’étais pas tout à fait certain de la mode des breakbeats et des contretemps; j’étais brainwashé par le « four to the floor » des soirées gothiques industrielles. N’empêche, c’est ce qui m’a permis d’apprécier un truc un peu plus rough qui m’a beaucoup impressionné cette année-là : Come to Daddy (1997). Je tiens à remercier le réalisateur Chris Cunningham d’avoir produit un vidéoclip qui me hante encore aujourd’hui.

Aphex Twin devenait ainsi un nom familier, aux côtés d’artistes tels que Autechre, publiés sur l’étiquette Warp. L’intelligent dance music était en train de faire sa place sur la scène underground pendant que le big beat vivait son heure de gloire sur les ondes de masse. La première réaction à ce « nouveau » genre était de se demander à quoi pouvait bien correspondre du stupid dance music; et ça devenait clair juste en le disant. Le IDM délaissait le formatage rigide de la pop, les couplets et les refrains, l’anticipation qui les accompagne; pour une approche plus abstraite, inspirée des microvariations de l’ambient, de la répétitivité de la polyrythmie et de l’exploration sonore. C’était une proposition qui ouvrait les frontières de la musique électronique pour laisser entrer une part d’électroacoustique.

C’est dans cet ordre d’idée que j’ai découvert le reste de la discographie d’Aphex Twin, pour finalement aboutir (en dernier) sur Selected Ambient Works 85-92. Je dois avouer qu’à la première écoute, je n’ai pas trop compris l’enthousiasme qui avait eu lieu à sa sortie. Ça m’avait fait penser à l’album Phaze Two (1992) d’Intermix, un deuxième projet de Front Line Assembly, dont le thème esthétique faisait également une grimace au format dance pop de l’époque.

SAW 85-92 a tout de même très bien vieilli, l’abstraction des structures des pièces et le travail sur les sonorités y sont pour beaucoup. Il n’y a pas de simples ou de succès taillés sur mesure pour les discothèques, et c’est ça le but en fait; de décrocher de l’époque one-hit-wonder du dance pop pour l’amener tranquillement dans une direction plus près de la créativité des compositeurs. À (ré)écouter si vous souhaitez avoir une idée de comment ça sonnait avant que tout change pour de bon.

https://warp.net/artists/aphex-twin/

Critique : Sampha – Process

Après nous avoir fait danser en prêtant sa voix aux albums du DJ/producteur britannique SBTRK, le chanteur et producteur Sampha lance son premier album, Process. Attendu avec impatience, le chanteur nous propose de la soul aux accents électronique. L’album par excellence d’électro intimiste de l’année, jusqu’à présent.

La qualité la plus marquante de ce premier effort c’est la voix de Sampha. Non pas sa puissance, mais plutôt sa facilité déconcertante à nous transporter par sa vulnérabilité. C’est à partir de cette vulnérabilité que tout l’album est conçu. C’est l’anxiété du chanteur qui transparait à la première écoute, il est constamment à fleur de peau. Certains y verront peut-être une tendance mélodramatique. Personnellement, il me fait penser aux meilleures chansons pop des années 80, notamment à la pop baroque de Kate Bush. Un des meilleurs exemples de cette influence du kitsch des années 80 est Timmy’s Prayer dans laquelle la cornemuse apparaît à certains moments. Je ne pensais jamais être ému par un son de cornemuse… encore moins dans un morceau pop, mais étonnamment, ça fonctionne parfaitement.

Ce qui ressort après la voix c’est l’omniprésence du piano. Autant dans l’ambiance instrumentale que dans les paroles, les touches blanches et noires sont les outils, ou les confidents, favoris du chanteur. Quand ce n’est pas le piano droit, (No One Knows Me) Like The Piano ou Me Inside, ce sont les synthétiseurs qui sont à l’honneur dans Incomplete Kisses et What Shouldn’t I Be ? . Bien que le piano soit inévitable, des percussions dynamiques font partie intégrante de Process. La dansante et inquiétante Blood on Me rappelle d’ailleurs l’atmosphère des albums de SBTRK. Parfois en une seule pièce on passe de la danse à une musique dépouillée pour laisser place à l’intimité. Des va-et-vient qui évitent à l’album la redondance.

J’anticipe déjà la liste de fin d’année de Pitchfork, Sampha ne sera pas loin du top 10 si l’on se fit au retour en force du R’n’B des années 80 l’année dernière. Malgré que cette galette est attendue avec impatience par une myriade de magazines post-hipster du web, donnez-lui une écoute. Outre les sonorités du moment, il se trouve dans ce premier effort solo de Sampha dix mélodies chantées avec véracité qui dépasseront aisément les modes. Du moins, je suis certain que j’écouterai encore (No One Knows Me) Like The Piano longtemps après la publication de cette chronique.

Ma note: 8,5/10

Sampha
Process
Young Turks
41 minutes

http://sampha.com/

Les 25 meilleures chansons de 2016 selon LCA

25. Mitski – Your Best American Girl

24. Holy Fuck – Tom Tom

23. Rob Crow’s Gloomy Place – Oh, The Sadmakers

22. Whores – I See You Are Also Wearing A Black T-Shirt.

21. Chocolat – Ah Ouin

20. DJ Shadow Feat. Run The Jewels – Nobody Speak

19. Fuudge – Ju

18. Elysian Fields – Shadow Of The Living Light

17. La Bronze – Rois de nous

16. King Gizzard & The Lizard Wizard – Gamma Knife

15. Klô Pelgag – Les Ferrofluides-fleurs

14. Andy Shauf – The Magician

13. Antoine Corriveau – Rendez-vous

12. Solange – Don’t Touch My Hair

11. Alaclair Ensemble – Ça que c’tait

10. Avec pas d’casque – Derviches tourneurs

09. Louis-Philippe Gingras – Parc à chiens (avec La Bronze)

08. The Drones – To Think That I Once Loved You

07. Danny Brown Ft. Kendrick Lamar, Ab-Soul & Earl Sweatshirt – Really Doe

06. David Bowie – Blackstar

05. A Tribe Called Red – R.E.D.

04. Car Seat Headrest – Drunk Drivers / Killer Whales

03. Radiohead – Ful Stop

02. Fred Fortin – Oiseau

01. Nick Cave & The Bad Seeds – I Need You

Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 50 à 26)

50. Les Goules – Coma

«Disons que le retour des Goules est totalement réussi et bien plaisant pour l’amateur de rock. Plusieurs fans vont triper de pouvoir se plonger dans des nouvelles compositions du quintette alors que ceux qui ont découvert Kouna dans les dernières années vont voir le côté plus subversif de sa personnalité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/les-goules-coma/
 

49. Marissa Nadler – Strangers

«L’amplitude, la clarté du son d’ensemble et tout ce qui gravite autour des chansons en tant que telles font de ce disque une totale réussite. Ceux qui l’aimaient vont l’aduler et ceux qui ont envie de parfaire leur relation avec l’artiste verront celle-ci se solidifier pour un bon bout de temps. Adeptes de folk singulier, ne passez pas à côté de cet album. Beau et triste à la fois.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/marissa-nadler-strangers/
 

48. Black Mountain – IV

«La mixture et l’alternance des voix de McBean et Webber, les claviers narcotiques/hypnotiques, les rythmes électros subtilement introduits à l’ensemble ainsi que les crescendos cathartiques dans les longues pièces, font de ce IV un album qui détient une personnalité forte. Même si parfois, Black Mountain pousse ses chansons à la limite d’un rock théâtral un peu pompeux, le groupe demeure pertinent en tout temps.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/black-mountain-iv/
 

47. Loscil – Monument Builders

https://loscil.bandcamp.com/album/monument-builders
 
 
 
 
 
 
 

46. Angel Olsen – My Woman

«À 29 ans bien sonnés, la principale intéressée ne fait pas son jeune âge. Elle n’est ni jeune ni vieille, en fait, de par l’intemporalité de son timbre de voix et de son propos. La mélancolie sera toujours l’élément le plus facilement «associable» à Angel Olsen. Reste que la fille est capable de ratisser très large dans le domaine des émotions. Au niveau de la qualité de l’écriture, j’ai une préférence marquée pour la deuxième moitié de l’album où les pièces gagnent en longueur et en contenu.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/angel-olsen-my-woman/
 

45. The Brian Jonestown Massacre – Third World Pyramid

«Certaines fines bouches diront que c’est du «pareil au même» et ils n’auront pas tout à fait tort. Mais on parle ici de «pareil au même» d’exception, car ce Third World Pyramid, c’est du Brian Jonestown Massacre à son summum. Newcombe est en pleine maîtrise de son art, misant sur la qualité des chansons plutôt que sur de nouveaux arrangements ou encore sur un virage stylistique faussement original.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/the-brian-jonestown-massacre-third-world-pyramid/
 

44. Dead Obies – Gesamtkunstwerk

«Toutes les chansons sur Gesamtkunstwerk sont accrocheuses, intelligentes, intéressantes et touche la cible en son centre. C’est parfois un peu moins développé dans les paroles que Montréal $ud. Le groupe a mis plus d’effort sur les refrains et ça paraît.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/dead-obies-gesamtkunstwerk/
 

43. Thee Oh Sees – A Weird Exits

«J’hésite à affirmer que ce nouvel opus est la consécration du groupe ou encore que Thee Oh Sees atteint sa pleine «maturité», mais il est clair pour moi que la bande à Dwyer parvient à un nouveau standard. Une cohésion chirurgicale, une concision des chansons, une totale efficacité des moments narcotiques, mélodiquement à point, je crois humblement que ce A Weird Exits est du Thee Oh Sees à son summum.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/thee-oh-sees-a-weird-exits/
 

42. Leonard Cohen – You Want It Darker

«Sachant que Leonard Cohen se sent tout prêt du bout de sa vie, You Want It Darker peut s’avérer une écoute émotive. Les fans de Leonard Cohen pourraient éprouver un mélange de joie et de tristesse. De la joie, car You Want It Darker est une œuvre belle. De la tristesse, car son aspect testamentaire nous rappelle que le temps passe, que les années fanent les corps et que l’immense poète semble prêt à rejoindre Marianne Ihlen, son grand amour qui lui a inspiré la chanson So Long, Marianne.» (AGB)

http://lecanalauditif.ca/leonard-cohen-you-want-it-darker/
 

41. Roly Porter – Third Law

«L’album dans son ensemble est merveilleusement dosé et séquencé, mais certains passages sont si difformes et abstraits qu’on se laisse facilement distraire. C’est un peu inévitable avec une musique de cette envergure, et ça ne fait que souligner la puissance et la majesté de l’œuvre: on ne peut pas l’observer en entier d’un seul coup d’œil. Enfilez votre combinaison spatiale et embarquez.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/roly-porter-third-law/
 

40. La Femme – Mystère

«Les attentes étaient grandes à l’endroit de La Femme étant donné le succès du dernier album. Ils réussissent et ne déçoivent pas du tout. On retrouve ce mélange très efficace de cold wave, de surf rock et de psychédélisme.» (LPL) 

http://lecanalauditif.ca/la-femme-mystere/
 

39. Mark Pritchard – Under The Sun

https://warp.net/artists/mark-pritchard/
 
 
 
 
 
 
 

38. Huerco S. – For Those Of You Who Have Never (And Also Those Who Have)

https://soundcloud.com/huerco_s
 
 
 
 
 
 
 

37. Aidan Knight – Each Other

«Les pièces sur Each Other s’enchaînent sans redondance. De la courte rengaine d’une minute trente à la pièce à long développement sur presque huit minutes, Aidan Knight se réinvente, sans nécessairement innover. Ça reste très réconfortant, familier.» (PB)

http://lecanalauditif.ca/aidan-knight-each-other/
 

36. Koriass – Love Suprême

«Love Suprême est une belle réussite. Les autres «hip-hopeux» québécois vont avoir une dure tâche pour réussir à surpasser cet album cette année. Ce qui est génial dans l’approche de Koriass c’est qu’en plus d’être extrêmement contemporain, il est à l’affût des derniers courants américains. Il est très accessible. Il va plaire autant aux fans de rap qu’aux mélomanes à l’affût des dernières tendances.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/koriass-love-supreme/
 

35. Preoccupations – Preoccupations

«Comme auparavant, la section rythmique, souple et vigoureuse, ne flanche jamais pendant que les deux guitaristes/claviéristes s’échangent des mélodies complémentaires. Il y a quelque chose de légèrement plus modeste dans les compositions, rien ne tente de bulldozer l’auditeur comme le faisait la chanson Death par exemple, mais on reconnaît le doigté et l’instinct de la formation, du moins dans les pièces les plus réussies.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/proccupations-preoccupations/
 

34. Deerhoof – The Magic

«Sur The Magic, on privilégie l’attaque de front sans négliger un certain sens mélodique pop. Un sens mélodique un brin contre-intuitif, mais rien de déstabilisant pour tout mélomane qui aurait suivi, ne serait-ce que distraitement, les explorations du groupe. Ce qui marche à plein ici: les guitares punk-ish, mais saccadées, à la tonalité somme toute assez propre, les syncopes, la voix de Matsuzaki et tout ce qui fait de Deerhoof un groupe unique.» (JSF) 

http://lecanalauditif.ca/deerhoof-the-magic/
 

33. Kevin Morby – Singing Saw

https://kevinmorby.bandcamp.com/album/singing-saw
 
 
 
 
 
 
 

32. Neurosis – Fires Within Fires

«Le mieux qu’il reste à faire, c’est de l’écouter puisque les émotions ressenties à l’écoute de la musique de la bande de joyeux lurons sont plutôt difficiles à décrire à l’écrit. Un excellent cru qui peut très bien faire l’affaire en guise d’introduction à la discographie du groupe, si on n’a pas Through Silver In Blood sous la main!» (CL)

http://lecanalauditif.ca/neurosis-fires-within-fires/
 

31. Deftones – Gore

«Rapidement, j’ai eu plusieurs coups de foudre sur ce disque-là. Doomed User et son refrain addictif, la violence de la chanson titre, la guitare solo de Jerry Cantrell (Alice In Chains) sur Phantom Bride et la ballade Hearts/Wires. Comme c’est le cas avec tous les albums suivants Around The Fur, une écoute répétée accroît grandement le plaisir et leur musique est pleine de subtilités qui se laissent découvrir avec le temps.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/deftones-gore/
 

30. Jenny Hval – Blood Bitch

«Le nouveau disque de Jenny Hval est aussi virulent que magnifique, tout aussi brillant qu’impétueux. Tout au long de l’écoute, j’ai ressenti toute la détermination de l’artiste d’en découdre avec le paternalisme machiste et le conservatisme ambiant tout en proposant un emballage sonore ingénieux aux antipodes du monde marketisé dans lequel on vit. Pas de doute, c’est le meilleur disque Jenny Hval.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/jenny-hval-blood-bitch/
 

29. Bon Iver – 22, A Million

«Justin Vernon a attendu 5 ans avant de se relancer dans l’aventure Bon Iver et lorsqu’on écoute les résultats, on lui donne entièrement raison. Le temps lui a permis de se lancer dans une nouvelle direction et l’empêche de créer pour créer. 22, A Million est un album conséquent qui possède une forte personnalité. On aime ou on n’aime pas, mais on ne peut certainement pas lui reprocher un manque de rigueur et de créativité.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/iver-22-a-million/
 

28. Anohni – Hopelessness

«Le discours d’Anohni, tout au long de Hopelessness, se veut peut-être pessimiste, mais sa force et sa façon de nous le livrer inspirent plutôt le courage de dénoncer une situation qui, de plus en plus, approche le seuil critique. Un disque de chanson protestataire aussi efficace que les meilleurs parut dans les années 60-70, mais avec une facture totalement contemporaine. C’est sublime du début à la fin. Anohni offre ici un disque magistral qui ne comporte aucune faiblesse.» (LPL)
 
http://lecanalauditif.ca/anohni-hopelessness/
 

27. Alaclair Ensemble – Les frères cueilleurs

«Si vous trouviez les babouins trop éparpillés sur les deux derniers, vous trouverez un réconfort total avec Les frères cueilleurs qui est beaucoup plus «focusé» sur une esthétique classique du hip-hop. Cependant, la troupe ne devient jamais plate ou conventionnelle pour autant.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/alaclair-ensemble-freres-cueilleurs/
 

26. Big Ups – Before A Million Universes

«La formation bâtit sur ce qui la rendait bien sympathique sur 18 Hours Of Static et bonifie le tout avec de meilleures compositions, un enregistrement de qualité supérieure et une suite de tounes bien efficaces. Un des meilleurs albums punk sortis depuis le début de l’année.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/big-ups-before-a-million-universes/
 

Les 75 meilleurs albums de 2016 selon LCA (de 75 à 51)

Déjà 2016 qui tire à sa fin. En ce me concerne, je n’ai rien vu passer. Malgré une année musicale qui m’a laissé un peu sur mon appétit, notre liste des 75 meilleurs albums regorge de bon stock que vous pourrez explorer durant la pause des Fêtes. Allez. On se lance. Voilà la première salve de notre Top Albums 2016: position 75 à 51.

75. Autolux – Pussy’s Dead

«Pussy’s Dead ne fera pas mauvaise figure dans la discographie d’Autolux. On y trouve encore une fois de nouvelles pistes de réflexion, des expérimentations parfois très réussies. Bien qu’une certaine inégalité se retrouve sur Pussy’s Dead, c’est rarement ennuyant et ça vient avec l’expérimentation.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/autolux-pussys-dead/
 

74. Gojira – Magma

«Gojira n’a pas du tout ramolli et des pièces comme Silvera et Only Pain qui comporte des riffs brutaux martelés puissamment comme eux seuls savent le faire. Les rythmes mystiques et spirituels sont très présents sur Magma. Il y a certains riffs explosifs et satisfaisants pour le mélomane qui affectionnent le métal marginal et progressif. Ça mérite plusieurs «headbangs».» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/gojira-magma/
 

73. Dan Lissvik – Midnight

«Midnight a un petit quelque chose de plus que les autres albums de Lissvik, un équilibre entre les différentes sources d’inspiration qui rend le tout plus homogène, et facilement écoutable du début à la fin. Les moments plus doux servent de pause pour prendre un verre et reprendre son souffle tandis que les moments forts font danser toute la nuit sous la pleine lune. Album à ajouter à la liste d’écoute de vos prochaines vacances.» (PD)

http://lecanalauditif.ca/dan-lissvik-midnight/
 

72. The Dillinger Escape Plan – Dissociation

«The Dillinger Escape Plan fait bien de se retirer maintenant. Le quintette va se retirer en pleine gloire, laissant les fans éplorés, mais chez lesquels la déception de la dégringolade n’aura pas entaché l’amour. Merci, Dillinger, pour les années de musique qui décape mieux que du Varsol. Merci pour les concerts explosifs et merci pour le dévouement.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/the-dillinger-escape-plan-dissociation/
 

71. The Avalanches – Wildflowers

«Malgré quelques points négatifs, notamment la presque agressante Kaleidoscope LoversThe Avalanches nous offre une galette d’une qualité indéniable. Comme son prédécesseur, le sourire nous colle au visage dès les premières notes. Rapidement notre pas devient sautillant et les problèmes s’envolent. Sans s’en rendre compte, on arrive à la fin des 21 chansons. Et après? Ben, on les réécoute pour une cinquième fois en 2 jours.» (JSGT)

http://lecanalauditif.ca/the-avalanches-wildflower/
 

70. Russian Circles – Guidance

«La signature du guitariste de Converge marque une rupture avec la production «DIY-papier-sablé» à laquelle nous avait habitués le groupe jusqu’ici. Le producteur est certes passé maître dans l’art de condenser la puissance d’un enregistrement, mais c’est un domaine dans lequel Russian Circles n’avait pas besoin de leçon. La rencontre donne plutôt une proposition nuancée, misant sur la profondeur des ambiances et globalement, sur un son qui a davantage d’amplitude.» (JSF)

http://lecanalauditif.ca/russian-circles-guidance/
 

69. Dave Harrington Group – Become Alive

«Au fil des écoutes, les mélomanes comprendront que le titre Become Alive colle bien à l’œuvre. S’ouvrant avec deux pièces proposant une musique macabre (White Heat et Slides), l’album gagne ensuite progressivement en vivacité jusqu’à la cathartique All I Can Do. Ce passage de l’obscurité à la lumière est d’ailleurs ponctué de quelques moments forts tels que l’austère White Heat, la monumentale pièce-titre et la lumineuse All I Can Do qui ferme la marche.» (AGB)

http://lecanalauditif.ca/dave-harrington-group-become-alive/
 

68. Cult Of Luna With Julie Christmas – Mariner

«Cult Of Luna sont de grands musiciens. Avec Julie Christmas, ils sont des génies. Ils sont dorénavant et sans conteste, le plus important groupe de post-métal encore en activité. Mariner est leur chef d’oeuvre, leur Oceanic.» (JSF)

http://lecanalauditif.ca/cult-of-luna-mariner/
 

67. Solange – A Seat At The Table

«A Seat At The Table est un excellent album sur lequel Knowles livre ses tripes de manière non convenue et intelligente. Elle prouve que musicalement, elle est prête à aller beaucoup plus loin que sa sœur. Elle démontre aussi sa capacité à laisser l’émotion infuser son interprétation.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/solange-a-seat-at-the-table/
 

66. Crabe – Le Temps F33L

«Crabe est encore déroutant, mais si charmant. C’est brut, c’est viscéral, c’est méchant, mais pas trop… c’est essentiel. Le duo ne fait aucune concession dans ses compositions. Ce courage est non seulement impressionnant, mais il se doit d’être salué. Crabe a de l’audace à revendre. Un autre album bien réussi.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/crabe-temps-f33l/
 

65. King Gizzard & The Lizard Wizard – Nonagon Infinity

«Même si les tempos sont homogènes d’une pièce à l’autre, même si les procédés rythmiques sont identiques, même si la voix est doublée et dans les vapes, ça fonctionne pas à peu près! La section rythmique béton fait un travail formidable, les guitares sont parfaitement fuzzées et les mélodies cannabisantes sont efficaces, ce qui fait qu’on se fout totalement de réécouter l’album en boucle. Et pour moi, ce Nonagon Infinity relève de l’exploit.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/king-gizzard-the-lizard-wizard-nonagon-infinity/
 

64. PJ Harvey – The Hope Six Demolition Project

«Vous y entendrez plusieurs refrains choraux chantés à l’unisson, quelques guitares abrasives typiquement Harvey, de somptueux arrangements de cuivres et de cordes, des moments folk lumineux et quelques références jazzistiques qui étonnent, comme si PJ avait assemblé ce qu’elle sait faire de mieux dans un seul et même album.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/pj-harvey-the-hope-six-demolition-project/
 

63. Exploded View – Exploded View

««Projet musical» en provenance d’un collectif tournant autour de l’atome central prénommé Anika, activiste politique-journaliste et musicienne anglaise œuvrant en Allemagne, Exploded View propose un premier chantier des possibles qui déconstruit d’un cran la proposition krautrock déjà sifflée par la chanteuse en solo.» (PB)

http://lecanalauditif.ca/exploded-view-exploded-view/
 

62. Duchess Says – Sciences Nouvelles

«En fin de compte, on ne s’y emmerde pas une seconde et même si la meilleure «frontman» du Québec hurle moins qu’avant, on y retrouve une intensité une coche plus cérébrale. Le groupe continue de vieillir formidablement bien. Courez voir ça en show. Je vous jure qui y’a rien de plus le fun!» (CL)

http://lecanalauditif.ca/duchess-says-sciences-nouvelles/
 

61. Mogwai – Atomic

«Cette constante fatalité, pas omniprésente, mais perceptible, sied finalement assez bien à l’univers de Mogwai qui a toujours navigué dans les contrastes pour garder alerte, voire sur le qui-vive, l’auditeur. Car après tout, ça reste un album de Mogwai avec tout ce que ça implique de génial et d’auto-référentiel.» (JSF)

http://lecanalauditif.ca/mogwai-atomic/
 

60. Xarah Dion – Fugitive

http://xarahdion.com/album/fugitive-2
 
 
 
 
 
 
 

59. Red Fang – Only Ghosts

«Même si le groupe flirte parfois avec un hard rock plus conventionnel, l’équilibre est habilement conservé entre puissance, lourdeur, énergie et mélodie. Red Fang est au sommet de son art et ce serait bien fou de ne pas en profiter. Avec une couple de bières derrière la cravate et le volume dans le tapis, Only Ghosts est juste parfait.» (SD)

http://lecanalauditif.ca/red-fang-only-ghosts/
 

58. Death Grips – Bottomless Pit

«Parce qu’après avoir «trollé» des milliers d’organisateurs de festivals et de fans au nom de l’art, après s’être faussement séparés et après avoir sorti cinq albums et de nombreux «side-projects» en seulement six ans d’existence, le groupe peut se vanter d’avoir surpris beaucoup plus que la moyenne des groupes jouissants d’une couverture médiatique équivalente à la leur.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/death-grips-bottomless-pit/
 

57. Nails – You Will Never Be One Of Us

«En fin de compte, Nails est un groupe pour les initiés de longue date à la musique heavy. Ce n’est pas la porte d’entrée la plus facile du très vaste monde du punk et du métal. Ce serait un peu comme commencer à prendre de la drogue en fumant du crack (probablement que Todd Jones détesterait cette comparaison). Ceux qui carburent depuis longtemps à la vitesse et à la brutalité adoreront ce disque et les autres changeront de trottoir lorsqu’ils le croiseront dans la rue.» (CL)

http://lecanalauditif.ca/nails-you-will-never-be-the-one-of-us/
 

56. A Tribe Called Quest – We Got it From Here… Thank You 4 Your Service

«A Tribe Called Quest a atteint un statut légendaire en faisant une musique inventive, positive sans être naïve, pleine de personnalité et livrée avec assurance. Rien ne laissait penser que le groupe lancerait un jour un autre album, et encore moins qu’il serait à la hauteur de sa réputation après toutes ces années de quasi-silence. Mais c’est pourtant le cas.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/a-tribe-called-quest-we-got-it-from-here-thank-you-4-your-service/
 

55. Mitski – Puberty 2

https://mitski.bandcamp.com/album/puberty-2
 
 
 
 
 
 
 

54. Institut – Spécialiste mondial du retour d’affection

«Vraiment, ce deuxième album d’Institut vaut le détour pour ceux qui ont eu un «kick» sur Fauve ou encore ceux qui ont aimé le slam de Grand Corps Malade. Contrairement à ce dernier, c’est plus demandant musicalement, moins facile à l’oreille. Le mélomane aventureux y trouvera son compte, c’est certain.» (LPL)

http://lecanalauditif.ca/institut-specialiste-mondial-du-retour-daffection/
 

53. Weyes Blood – Front Row Seat To Earth

«Les textes, à l’image de la musique, donnent l’impression d’être directs et honnêtes tout en restant difficiles à déchiffrer clairement, et donnent envie de réécouter l’album maintes fois pour mieux saisir ce qu’elle exprime sur les relations amoureuses et la difficulté à trouver la simplicité dans un monde complexe. C’est un album à déballer et à savourer lentement et longuement.» (MR)

http://lecanalauditif.ca/weyes-blood-front-row-seat-to-earth/
 

52. KNLO – Long Jeu

«KNLO n’a pas manqué son coup avec Long jeu et s’il s’est fait attendre, le résultat en valait l’attente. Ses textes sont poétiques, intelligents et bien tissés et brossent des tableaux clairs et efficaces. Musicalement, ça se promène entre le jazz et un hip-hop plus électronique, mais sans jamais non plus jurer d’une chanson à l’autre. Ça vaut le détour le mince.» (LPL)

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51. Chance The Rapper – Coloring Book

«Coloring Book est un album bien réussi qui emprunte au gospel sans toutefois tomber dans le «Oh! Praise the Lord!» habituel. Chance se transforme et évolue en compagnie de sa fidèle bande The Social Experiment. On sent que son rap est en train de se transformer. C’est parfois très plaisant à l’oreille, mais on s’ennuie parfois de la nonchalance juvénile d’Acid Rap.» (LPL)

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