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Pop Montréal Jour 5: le compte-rendu de LP Labrèche

popÇa y est! Fini les soirées de musique arrosées, les spectacles jusqu’aux petites heures… finalement, je vais m’ennuyer demain dans mon 5 1/2 avec pas d’musique. Mais bon, parlons de cette dernière soirée d’éPOPée musicale. Je me suis d’abord dirigé au Rialto où un concert-bénéfice pour Pathway To Paris était organisé. Cet événement musical était mis sur pied pour soutenir l’organisme 350.org qui prône la diminution de particule de carbone dans l’atmosphère à 350 particules par million. Pour te donner une idée, ça se situe actuellement à 400 et avec les projets pétroliers qui ne sont pas sur le point de s’arrêter, ça va continuer d’augmenter.

Les gens présents ont eu droit à une lecture d’un poème d’Emily Dickenson par Anne Waldman après une recommandation de Patti Smith… quand même! Les musiciennes Jesse Paris Smith et Rebecca Foon ont accompagné Sarah Pagé (The Barr Brothers) qui est venue nous chanter et interpréter une pièce qu’elle avait composée avant même de joindre les frères Barr. Parlant de ceux-ci, Brad Barr était aussi présent pour offrir trois chansons. J’ai également eu le temps d’attraper Fast Speaking Music, un duo népalais. J’ai malheureusement manqué Thurston Moore, car je devais me rendre à la Fédération Ukrainienne pour Stars Of The Lid.

Vous pourriez penser que j’ai fait un mauvais choix, mais vous avez tort! Le duo d’Austin nous a offert une soirée de musique tout simplement magnifique. Accompagnés pour l’occasion par un quatuor à corde, ils nous ont fait vivre toute la gamme des émotions avec leur musique savamment composée. Parfois tout en douceur et parfois dans un vacarme d’une infinie beauté, Stars Of The Lid utilise la lenteur et la répétition alors que notre société nous pousse vers la rapidité et la nouveauté. C’était tout à fait satisfaisant pour les tympans et je vois encore des étoiles… la pognes-tu? Est effrayante.

Puis je me suis dirigé à la Casa Del Popolo pour deux groupes qui faisaient partie d’une série dite «découverte»: People Pretend et Vinyl Williams. La première formation est un duo de Montréal qui fait dans l’électro-pop marginal et éclectique. Ce n’est pas toujours efficace et parfois ça semble être bizarre seulement pour être bizarre. Le duo a fini en beauté en enchaînant trois pièces qui mettaient à profit leurs deux voix et une guitare acoustique. Soudainement, on comprenait que le projet n’est tout simplement pas à point encore, mais ils possèdent un talent et une intuition musicale qui pourraient donner quelque chose de très potable dans un avenir rapproché.

Puis, c’est le groupe américain Vinyl Williams qui a pris la scène. Et wow! Tout d’abord, le chanteur est le petit-fils de John Williams, le gars qui a composé plusieurs trames sonores mythiques, dont Star Wars. Oui! Oui! STAR WARS! Je capote. Heureusement, le talent court dans la famille et la formation du jeune homme fait dans le space rock bruyant et groovy. C’est tout simplement excellent. Une des très belles découvertes, sinon la plus belle, que j’ai faite durant le festival. Tous les membres du groupe se débrouille à merveille, le batteur est nuancé et s’amuse à changer ses rythmes pendant les chansons, le bassiste possède un jeu de grande qualité et les deux guitaristes savent faire la part des choses entre bruit et mélodie. Une formation à découvrir absolument.

Au bout de ses cinq jours de POP Montréal, je peux dire que j’en émerge les tympans satisfaits.

Coups de cœur: Jerusalem In My Heart + Suuns, Ought, Mikal Cronin, Godflesh, The OBGMs, Stars Of The Lid et Vinyl Williams.

Je ne te parle même pas de mes déceptions. Ça ne vaut pas la peine. On se revoit l’année prochaine pour une autre édition de POP Montréal!

http://popmontreal.com/fr/

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