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Les Francouvertes 2017 : Soirée #3

En ce lundi de mars où les trottoirs étaient dégagés (pour peu de temps avant que la patinoire soit en place), nous étions conviés pour la troisième soirée des Fancouvertes. Au menu : Bermudes, Vulvets et Valery Vaughn. Pour nous ouvrir l’appétit, c’était à Violett Pi de nous livrer quelques chansons. On se rappellera que le palmarès était dans l’ordre : Shawn Jobin, Antoine Lachance, Mélanie Venditti, Juste Robert, Projet Coyote et finalement Maxime Auguste.

Violett Pi était l’ex de la soirée et nous a présenté un aperçu de ce qui attend les gens qui seront au spectacle de dimanche soir prochain au Verre Bouteille. Il nous présentait des chansons en versions acoustiques et solos. On doit dire que c’est très convaincant, Karl Gagnon prend des allures de Jean Leloup lorsque la distorsion laisse place aux sonorités naturelles de la guitare. Il a entamé avec une Hors de la portée des humains totalement réussie pour ensuite nous envoyer une Bulbe tout aussi efficace. Même que pendant un silence, quelqu’un qui parlait s’est fait servir un juste : ta yeule. Finalement, il a terminé avec une nouvelle chanson qui parle d’une Annie qui a vécu quelque chose de pas plaisant. Un Smooth Criminal beaucoup plus trash. Mettons. En tout cas, ça donne envie d’être au Verre Bouteille dimanche.

Pour le concours officiel, c’était à Bermudes de briser la glace. Le quatuor a donné une bonne performance ponctuée de moments intéressants, dont deux nouvelles chansons : Message subliminal et une chanson initiée par leur passage au Coup de Cœur francophone, le soir où Donald Trump a été élu. Dans l’ensemble, le groupe a offert une bonne performance peuplée des chansons de leur EP Filles allégoriques. On a remarqué le brio d’Étienne Galarneau qui se débrouille derrière les tambours. Ce qui fait mal à la longue est le manque de variation dans leurs sonorités. Ça joue contre eux et donne un peu l’impression d’écouter une longue chanson entrecoupée de silence plutôt qu’une suite de propositions. Loin d’être un désastre, la performance est tout de même tombée un peu à plat.

Puis, c’était au quatuor tout féminin de Vulvets de prendre la scène. Formé de femmes avec une certaine expérience, le quatuor a offert une performance enlevante. Isabelle Ouimet (Buddy McNeil & The Magic Mirrors), Marie-Claire Cronier (Marie-Claire), Dorothée Parent-Roy (ex-Ultraptérodactyle) et Marie-Ève Bouchard sont des guerrières. De bons refrains accrocheurs, des guitares surf rock efficaces et une bonne dose de dynamisme donnent envie de se mettre à se shaker le popotin immédiatement. La mort a été un moment fort tout comme la chanson sur laquelle Bouchard se faisait aller les cordes vocales avec une violence bien appréciable.

Le mandat était lourd pour le duo Valery Vaughn. Les deux jeunes hommes se sont lancés tête première dans leur performance avec un laisser-aller exemplaire. C’est brutal et mélodieux à la fois à l’instar de Death From Above 1979. Ce duo basse — batterie ramasse comme un train et nous ont livré avec aplomb les chansons francophones de leur EP Valery Vaughn. Du gros son qui fait du bien. Mes oreilles se sont fait rincer avec plaisir pendant que le duo s’échangeait des sourires complices sur scène. Un groupe marquant, le meilleur dans une forme audacieuse depuis Deux pouilles en cavale. Leur courage me donnait des sueurs froides, allaient-ils vraiment se classer à une position décente avec ce genre de rock puissant?

Eh bien, après trois étapes et un retour sur une patinoire, voici le palmarès :

1- Vulvets
2- Valery Vaughn
3- Shawn Jobin
4- Antoine Lachance
5- Mélanie Venditti
6- Juste Robert
7- Projet Coyote
8- Bermudes
9- Maxime Auguste

La semaine prochaine, ce sera au tour de Kyra Shaughnessy, Les Louanges et Van Carton de faire leur preuve sur la scène du Lion D’or. À lundi prochain!

http://francouvertes.com/

https://bermudes.bandcamp.com/releases

https://vulvets.bandcamp.com/releases

https://valeryvaughn.bandcamp.com/