Chroniques

Les EP à LP d’octobre 2020

J’ai l’impression de me répéter, mais il y avait BEAUCOUP de sorties de EP ce mois-ci. On y retrouve un peu de tout de l’électro-rock de SUUNS au rap de Zach Zoya.

SUUNS — Fiction

Les Montréalais SUUNS nous présentent Fiction, un nouvel EP qui compte sur deux collaborations et plusieurs expérimentations. Parmi les morceaux les plus intéressants, on retrouve Breathe en compagnie de Jerusalem in My Heart. Trouble Every Day se présente avec un texte récité frénétiquement alors que la trame se construit instrument par instrument. Ce n’est pas nécessairement les compositions les plus achevées du groupe, mais on peut y observer les différentes tangentes qu’ils explorent pour l’avenir. La pièce Pray est tout à fait réussie.

PUP — This Place Sucks Ass

Plutôt que de vous assommer avec des « ça va bien aller », PUP le dit ouvertement : ça suck! Le groupe torontois le décline en 6 chansons toujours teintées de leur sens de l’humour noir. Pour continuer dans la lancée de ses derniers albums, PUP offre du solide. C’est mélodieux, poignant, bien punk et un refus de ramollir qu’on aime bien. On y trouve aussi la reprise de Grandaddy paru plus tôt cette année : A.M. 180. Trois des pièces datent des sessions de Morbid Stuff alors que les trois autres ont été enregistrées au cours de cette année.

James Blake — Before

James Blake nous a surpris cette semaine avec un nouvel EP intitulé Before, lancé sans crier gare. Il a expliqué avoir été inspiré par les années où il était DJ dans des clubs. Cela se traduit par plusieurs pièces dansantes dont l’efficace I Keep Calling. On retrouve un peu le James Blake de son album homonyme, sans revenir à quelque chose d’aussi expérimental comme son, mais un peu plus que sur Assume Form paru l’an dernier.

FouKi — Grignotines

FouKi commençait à accumuler les sorties de simples et finalement tout ça se termine avec Grignotines. Une EP qui arrive quelques mois après la sortie de Génies en herbe, son album collaboratif avec Koriass. La chanson-titre est en deux parties et passe d’un rythme dancehall avant de se transformer avec un gros beat et un rap plus rapide où FouKi nous démontre encore une fois à quel point il est capable de faire de l’acrobatie avec son débit. On y trouve aussi la très très pop Bijou. Ça ressemble à de la pop commerciale américaine et c’est bien réussi… mais tout comme la pop commerciale américaine : c’est sacrant un peu.

Pierre Kwenders et Clément Bazin — Classe tendresse

Pierre Kwenders s’est allié à Clément Bazin, un auteur-compositeur de musique électronique français. L’alliance est réussie puisque Bazin se spécialise dans les rythmes tropicaux et Kwenders a une voix chaude comme une après-midi d’été. C’est mélodieux et dansant d’un bout à l’autre. C’est simple : tout est bon. TOUT. Il n’y a pas de pièces plates sur Classe tendresse et ça donne envie de convoquer de nouveau le soleil de juillet et que le coronavirus soit derrière nous pour pouvoir danser coller-coller. Bref, tout le contraire du mois de novembre à Montréal…

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