Chroniques

Les EP à LP de janvier 2021

Dany Placard — Astronomie(suite)

Comme le nom l’indique, il s’agit de pièces qui sont dans la continuité de son dernier album J’connais rien à l’astronomie, paru en 2020. On continue dans le rock psychédélique et on sent encore une fois la présence de Julie Doiron qui prête sa voix pour accompagner celle de Placard. Une belle manière de continuer l’aventure déjà intéressante avec Astronomie.

Willows — The Hills

Geneviève Toupin (Chances) nous présente un nouvel EP de son projet solo Willows. Cette fois, c’est unilingue anglais. On y retrouve un folk pop intime bien composé aux arrangements convaincants. Pour celui-ci, elle s’est bien entourée : Joseph Marchand est à la guitare, Robbie Kuster (Patrick Watson) à la batterie et François Lafontaine (Karkwa, Klaus) aux claviers. Le résultat est doux et parfait pour une journée où le froid extérieur vous donne envie de vous faire un petit thé chaud.

Oli Laroche — Les Héritiers du grand merdier ?

Oli Laroche de Fuudge nous revient avec un EP sur lequel il porte visiblement une certaine vision pessimiste du futur de l’humanité. Ou peut-être est-ce simplement une écoeurantite aiguë des travers de notre société ? Précipice est particulièrement éloquente sur le sujet. On y retrouve d’ailleurs Jean-Vivier Lévesque (ex-Groenland) avec grand plaisir. Laroche nous montre ses capacités à composer et construire des chansons. Livide fait un peu penser à l’univers musical de Man Man.

Emma Beko — BLUE

Emma Beko présente Blue, son premier EP. Celle qui fait partie de Heartstreets propose ici un mini-album qui vacille entre la pop, le R&B et le rap. Le tout se mélange de façon assez naturelle bien que parfois, le mélange manque un peu de surprises. On y retrouve aussi quelques collaborations avec Rymz, Karelle Tremblay et Quills.

Blancs-Manteaux — J’aimerais me réveiller il y a dix ans dans tes bras

Blancs-Manteaux est un jeune projet autour duquel il existe peu d’informations. On sait qu’ils proviennent de Sutton et qu’ils affectionnent le lo-fi. C’est d’ailleurs clair lorsqu’on écoute ce premier EP. Visiblement, les moyens étaient limités pour l’enregistrement et il y a des lacunes dans la qualité sonore des pièces, par contre, Blancs-Manteaux compensent avec un réel talent pour la composition. Le genre de projet qui nous fait demander : et s’ils avaient un peu de budget?

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