Critique : The Great Novel - Skins - Le Canal Auditif

Critique : The Great Novel – Skins

La formation The Great Novel lançait le 3 mars dernier son deuxième album intitulé Skins. Le groupe avait fait paraître précédemment Ain’t Too Pretty en 2013 et l’EP Buffalo Trace en 2014. La bande est composée d’Endrick Tremblay (voix, guitare et harmonica), MarcOlivier Tremblay Drapeau (basse), Gabrièle Côté-Lebreux (voix et percussions) et Tristan Forget-Brisson (batterie et congas). Le quatuor œuvre dans le folk rock avec des touches d’americana et de roots. Ils sont pleinement dédiés à la tradition américaine et s’en inspirent jusqu’aux paroles, tirant les thèmes des grands auteurs des États-Unis, dont Charles Bukowski et Marc Twain.

Skins a été coréalisé avec Dany Placard. L’homme est taillé sur mesure pour comprendre l’univers musical de la bande et ça paraît. Skins n’est pas un album qui révolutionne le genre, mais il est efficace en saperlipopette. On y retrouve quelques chansons marquantes qui restent avec nous après l’écoute dont le simple Get Me Some Land. La lente complainte nous plonge dans un univers sonore à mi-chemin entre le blues et le rock. Étonnamment, ça fait penser à certaines chansons plus obscures de Guns’N’Roses souvent composées par Izzy Stradlin.

Ce n’est pas la seule chanson efficace sur Skins. L’énergique Lou Andreas qui ouvre la marche est efficace avec son riff rock’n’roll et sa mélodie vocale qui rappelle vaguement le country. La nostalgique Sweet Sour Friends fait aussi belle figure avec son rythme simple, mais efficace. Bark, pièce instrumentale, offre une belle transition avec son orgue (un Hammond?) tout comme la rock et mélodieuse Ruff Skin.

D’autres chansons nous transportent dans des univers musicaux que l’on reconnaît. No.4 évoque sans subtilités Timber Timbre. La chanson n’est pas mauvaise en soi, mais tout au long on a l’impression d’écouter une reprise du groupe canadien. Ça fatigue un peu à la longue. Secondhand Man avec sa guitare délicate, son chant doux nous amène du côté de The Barr Brothers. Encore une fois, l’impression qu’on est rendu dans l’univers musical d’un autre groupe est un peu étrange.

Dans son ensemble. Skins est un album qui se tient bien. Outre les deux chansons énumérées plus haut, le reste de la galette est tout à fait appréciable. Le quatuor offre des chansons bien composées aux textes solides avec des thématiques variées et bien traitées. L’exécution est sans failles et le travail à la réalisation du groupe en compagnie de Dany Placard offre le meilleur des chansons. Un album qui s’écoute facilement et qui fait du bien.

Ma note: 7/10

The Great Novel
Skins
Costume Records
37 minutes

https://www.thegreatnovel.com/

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