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Pere Ubu – Carnival Of Souls

cosmini-320x320Un quinzième album studio pour la légendaire formation originaire de Cleveland, Ohio et menée par l’imposant David Thomas, nommée Pere Ubu et ça s’intitule Carnival Of Souls. L’an dernier, la bande à Thomas avait fait paraître un fort réussi Lady From Shangai; disque aux accents électros absolument minimaliste et itératif. Trente-huit ans de carrière au compteur pour Pere Ubu et toujours aussi pertinent, même si l’avant-rock prodigué peut parfois être insoutenable et dérangeant.

Alors cette fois-ci, à quel endroit nous mène Pere Ubu? En premier lieu, les sonorités rock refont surface avec ardeur grâce à l’excellente entrée en matière titrée Golden Surf II; rythme martial carré martelé avec conviction, guitares abrasives/dissonantes et des incantations chamaniques gracieuseté de David Thomas qui donnent merveilleusement le ton à ce Carnival Of Souls.

L’expérimental Drag The River suit et sert de transition à l’émouvante Visions Of The Moon sur laquelle l’alliage orgue/hautbois (???) se transmute en un mouvement dissonant qui conclut de belle façon cette pièce. S’enchaînent l’abstraite Dr. Faustus, le pop-rock disjoncté Bus Station (si on peut catégoriser cette chanson dans un registre pop…) et la glauque, un peu Nick Cave, Road To Utah. Le périple se conclut avec Carnival (évoquant une espèce de fête foraine lysergique), avec l’austère balade Irene ainsi qu’en compagnie d’un clin d’œil à Sister Ray du légendaire Velvet Underground intitulé simplement Brother Ray; fragment-fleuve qui se veut le penchant opaque et singulier de l’abrasif morceau de bravoure paru sur l’album White Light/White Heat (1968).

Pourquoi y aller d’un tour d’horizon de chacune des chansons de ce Carnival Of Sorts? Parce que les créations étranges de Pere Ubu sont tellement variées et d’une subtilité inquiétante, qu’il faut remettre chacun des morceaux présentés dans son contexte. Notre appréciation? On se répétera ad nauseam, mais c’est encore une fois une conception sonore expérimentale, amalgamant rock discordant et atmosphères abstraites inusitées, d’une qualité exemplaire. Pere Ubu pousse le mélomane dans ses derniers retranchements sans jamais le perdre dans ses méandres sonores empiriques.

Près de quarante après sa naissance, David Thomas et ses comparses ne dérougissent pas et dispensent toujours des parutions de haut niveau et ce Carnival Of Sorts, plus bruyant et décapant, a plu particulièrement à l’auteur de ces lignes. On ne peut que s’incliner humblement devant autant de constance, de créativité, d’intégrité et de modestie; tous des ingrédients qui, sans assurer la profitabilité financière de «l’entreprise», viennent certifier la crédibilité, la pertinence, et par le fait même, la longévité d’une formation musicale.

Une fois de plus, une génuflexion méritée pour Pere Ubu et son Carnival Of Sorts. Voilà un disque intemporel, qui navigue dans ses propres mers et qui invite les mélomanes avides de rock champ gauche à venir poser leurs oreilles. Rien à redire.

Ma note: 7,5/10

Pere Ubu
Carnival Of Sorts
Fire Records
46 minutes

www.ubuprojex.com

Pere Ubu – Lady From Shanghai

120107_ubuLa formation de art-rock innovatrice, formée en 1975 à Cleveland en Ohio, nommée Pere Ubu lançait la semaine dernière son quinzième album studio titré Lady From Shanghai. Figure majeure et singulière de la vague new-wave, la bande, du toujours aussi corpulent David Thomas (seul membre permanent du groupe), y va d’un effort respectant à la perfection la direction artistique que Pere Ubu a toujours préconisé. Concernant cette offrande, David Thomas mentionnait que son intention était de créer un disque dansant tout en ne dénaturant outre mesure l’inimitable signature musicale du groupe. Bien important de mentionner les règles qui régissent la méthode de travail du groupe américain :

– ne jamais faire d’audition
– ne pas rechercher le succès
– choisir la personne et la première idée venue

Sachant cela, vous serez plus en mesure d’apprécier (ou d’ignorer) les qualités musicales de cette indispensable formation.

D’entrée de jeu, ce Lady From Shanghai ne détonne pas dans la foisonnante discographie de Pere Ubu. Un peu moins rock, des accents électros, minimaliste, répétitif musicalement et littérairement parlant, ces éléments juxtaposés à quelques dissonances et aux étranges mélodies concoctées par Thomas, permettent à ce disque de s’installer confortablement dans les balises de ce que ces vétérans ont l’habitude d’offrir.

Ce disque constitue un voyage musical absorbant, exigeant, parfois insoutenable et dérangeant, intense, qui ne possède pas l’impact d’antan, mais qui demeure somme toute anticonformiste et d’une véridicité sans équivoque. Une conception sonore qui parfois, provoque un certain malaise; mais c’est ce qu’on attend de ces avant-gardistes. La recette musicale de Pere Ubu n’a pas changé d’un iota mais ne souffre point d’un signe quelconque de vieillissement; et de la part d’une formation existant depuis trente-sept ans, cela représente un exploit digne de mention!

Parmi les morceaux valables, nous avons noté Thanks (un clin d’œil à Ring My Bell de la «disco queen» Anita Ward), la dissonante Free White, l’électro mécanique intitulé Feuksley Ma’am, The Hearing et les rock And Then Nothing Happened de même que Musicians Are Scum. Par la suite, Pere Ubu emprunte une tangente résolument expérimentale. Parmi les plus abouties, nous avons relevé Another One (Oh Maybellene), 414 Seconds et The Carpenter Sun; expérimentation que n’aurait pas renier ce bon vieux Scott Walker!

Le mélomane peu familier à l’univers sonore de David Thomas (bientôt 60 ans) pourrait croire que la musique de Pere Ubu est inabordable et élitiste; et il n’aurait pas tout à fait tort. Sauf que David Thomas est un précurseur et un défricheur monumental. Quand on connaît, un tant soit peu l’œuvre de Pere Ubu, Lady From Shanghai ne constitue pas une grande surprise… la suite logique pour un groupe qui a passé sa vie à pousser la musique dans ses derniers retranchements. Respect!

Ma note : 7/10

Pere Ubu
Lady From Shanghai
Fire Records
51 minutes

ubuprojex.net/

The Wedding Present – Going, Going…

The Wedding PresentUn important groupe anglais dont tout le monde se fout de ce côté-ci de la grande flaque lançait un nouvel album la semaine dernière: The Wedding Present. J’en entends déjà quelques-uns se questionner: «The Wedding quoi?». Ben oui, The Wedding Present. Un autre groupe de vieux qui a fait paraître une panoplie de bons albums au cours des décennies 80-90, dont le sublime Bizarro, disque paru en 1989 et réalisé par le monolithe Steve Albini. L’un des meilleurs albums de «guit» révélé durant cette période où le rock reprenait du poil de la bête. À ajouter impérativement dans votre discographie.

Cela dit, David Gedge et ses nombreux comparses (l’alignement change pratiquement à chaque album) sont revenus à la vie en 2005 après un hiatus de 9 ans. La dernière production en date? Valentina en 2012. Et alors ce Going, Going? Eh bien, ceux qui sont des habitués de la musique des Weddoes reconnaîtront d’emblée la voix distinctive de Gedge, une sorte de David Thomas (Pere Ubu) plus accessible.

Puisque le meneur de la formation n’avait pas envie de s’aventurer dans la conception d’un disque normal, chacune des chansons est accompagnée de vidéoclips dits «photographiques». En termes clairs, ce sont de simples images statiques auxquels on a ajouté un peu de mouvement. Musicalement, l’album dure 80 minutes. Donc, il faut avoir le désir et le temps pour s’investir pleinement dans cette création, mais je peux vous certifier que l’effort en vaut la chandelle.

Honnêtement, en ce qui me concerne, ce Going Going est l’album rock de pépère de l’année. On y entend du Wedding Present à son meilleur: les guitares grinçantes, les feedbacks, les mélodies minimalistes (un peu gauches) et le flegme britannique légendaire qui colore l’interprétation de Gedge, tout est là avec en supplément des claviers d’ambiance et même du violon à certains moments. Évidemment, sur un total de 20 chansons, certaines sont oubliables, mais la vaste majorité des pièces sont admirablement bien écrites et les explosions de guitares sont toujours justifiées.

Les Weddoes ne font jamais rien comme les autres et proposent 4 instrumentaux bizarroïdes en entrée en matière. Gedge fait finalement son apparition sur Two Bridges; du Wedding Present pur jus. Mes pièces préférés? La punk Secretary (des relents des Dead Kennedys), la pop Fordland, la très Pavement titrée Emporia qui se conclut avec un riff de basse tonitruant, l’explosive Broken Bow ainsi que Wales et son mellotron frémissant. Ça se termine avec le proverbial «loud/quiet/loud» entendu dans l’excellente Santa Monica. Un classique du genre.

The Wedding Present a toujours eu plus à voir avec le rock alternatif états-unien que la brit-pop. J’ai fait le même constat à l’écoute de Going Going. Bref, si vous avez envie de connaître l’un des groupes phares de la vague noise/punk/shoegaze de la fin des années 80; déferlante qui a pavé la voie à une multitude de groupes, ce disque est vraiment un must. Preuve que vieillir n’est pas toujours synonyme de flétrir…

Ma note: 7,5/10

The Wedding Present
Going, Going…
Scopitones
78 minutes

http://www.scopitones.co.uk/

Filter – Crazy Eyes

FilterEn plus d’héberger le Rock and roll Hall of Fame, l’état de l’Ohio est également réputé pour abriter bon nombre d’artistes rock tels que Nine Inch Nails, Pere Ubu, les Black Keys, Marilyn Manson et s’ajoute à cette liste, la formation industrielle, originaire de Cleveland, nommée Filter. Menée depuis le début des années 90 par Richard Patrick (ex-guitariste de tournée de NIN), Filter a un énorme succès à son actif: Hey Man Nice Shot tiré de l’album Short Bus (1995).

Je dois avouer que j’avais perdu la trace de Filter depuis plusieurs printemps déjà. Récemment, le groupe faisait paraître un nouvel album titré Crazy Eyes. Sur ce 7e album, Patrick a remodelé sa bande au grand complet prodiguant une cure de jouvence plus que bienvenue à son projet. Loin d’être emballé de faire la critique de ce nouveau rejeton de Filter, est-ce que ce Crazy Eyes tient la route? Franchement? C’est l’une des plus agréables surprises de ce premier trimestre musical.

Patrick nous replonge dans une recette dite industrielle qui prévalait au beau milieu des années 90 tout en épiçant sa coutumière sauce de modernités rythmiques électros. Un pied dans la nostalgie, un autre dans la contemporanéité et à mon grand étonnement, c’est solide du début à la fin. Colérique, furieux, fiévreux, mélodiquement irréprochable, Crazy Eyes est un rouleau compresseur qui n’offre aucun répit à l’auditeur sauf en conclusion, avec l’acoustique/éthéré (Can’t She See) Head Of Fire, Part 2. Tout au long de l’écoute, j’ai pensé au classique Short Bus de la formation, mais ça demeure tout à fait pertinent malgré le plongeon évident dans un passé pas si lointain.

À certains moments, ça sonne bien entendu comme du vieux NIN, mais Patrick n’en a cure de ces éternelles comparaisons avec l’univers sonore de Trent Reznor. Je peux parfaitement le comprendre. Le bonhomme a côtoyé de près Reznor et les deux ont amorcé leurs carrières respectives sensiblement au même moment. Donc, pas de quoi fouetter un chat! Côté thématiques? Patrick s’attaque sans ménagement à l’incohérence du comportement humain; les dualités altruisme-égoïsme, amour-haine, guerre-paix sont constamment évoqués tout au long de l’album. Plus ça change, plus c’est pareil…

Patrick désirait créer un disque plus inventif, plus expérimental, plus déjanté et plus agressif. Eh bien, le créateur a réussi parfaitement son pari catapultant l’un des albums-surprises de 2016. C’est bon du début à la fin! Parmi les brûlots sur lesquels j’ai balancé frénétiquement la tête, on retrouve la très NIN intitulée Mother E, la référence aux assauts policiers meurtriers de Ferguson (et sur la personne de Michael Brown) titrée Nothing In My Hands, le rock cadencé Take Me To Heaven, la lourde et mélodique Pride Flag, la folie guitaristique en introduction de Tremors, le petit côté punk rock carré dans Kid Blue From The Short Bus, Drunk Bus ainsi que l’explosive Your Bullets.

Rassembleur, sans être racoleur, déflagrant, sans être d’une violence gratuite, ce Crazy Eyes est l’œuvre d’un vétéran inspiré par le chaos ambiant et qui a parfaitement traduit, à sa manière, l’atmosphère suspicieuse/paranoïaque qui prévaut actuellement chez nos voisins du Sud. En écoutant ce Crazy Eyes, vous aurez l’impression que la guerre civile est aux portes de l’Amérique.

Ma note: 7,5/10

Filter
Crazy Eyes
Wind-Up Records
51 minutes

http://officialfilter.com/about/

Rosa Yemen – Rosa Yemen EP

Rosa+YemenFaut commencer par savoir dire non. Dans les notes de pochette de Metal Machine Music, le controversé album de Lou Reed, on lit: «No synthesisers, No Arp, No Instruments? No Panning, No phasing, No». 1975. Ce NON. Non aux instruments (Reed utilise bien deux guitares, mais elles ne servent qu’à produire du feedback qu’il module ensuite). Non à la structure refrains/couplets. Non à la virtuosité. Non à tout ce qui pourrait rassurer l’auditeur quant à sa conception de la musique et de son bon goût en la matière. Si Metal Music Machine a froissé plus d’un admirateur, c’est qu’en général, on déteste se faire dire non.

Rosa Yemen, c’est le nom du projet de la chanteuse Lizzy Mercier Descloux, figure quelque peu oubliée et somme toute marginale de la no wave new yorkaise, mais néanmoins emblématique de la vitalité et des aspirations de ce mouvement.

Rosa Yemen, c’est aussi le nom du douze pouces homonyme que Descloux fera paraître en 1979 et dont la durée totale s’élève à un peu moins de dix minutes. Lyonnaise d’origine, Descloux participera à la création du magazine français Rock News avec son conjoint Michel Esteban (l’un des cofondateurs de l’étiquette Ze Records, notable pour avoir endisqué Kid Creole & The Coconuts, John Cale, Lydia Lunch et Suicide) et elle deviendra correspondante pour ce magazine à New York où elle s’installera en 1976.

Et c’est là, dans le New York de la fin des années 70 profondément minée par une crise financière au point de frôler la faillite, dans cette ville où le taux de criminalité est l’un des plus élevés des États-Unis, dans le quartier Lower East Side dont certains pans ont des allures de pays en guerre tant les immeubles croulent par manque de rénovations ou sont carrément laissés à l’abandon, c’est dans ce contexte urbain où la sauvagerie et le dénuement jouent du coude que se sont retrouvé des artistes qui ne souhaitaient suivre aucune vague.

Dans l’expression «no wave», c’est de prime abord sur le «non» que l’attention doit initialement se porter. Les artistes qui seront ultérieurement considérés comme faisant partie de ce mouvement n’aiment pas être étiquetés ni classifiés, quels que soient les critères mis de l’avant; non ils ne vous proposeront pas un énième tube de «new wave» qui vous donnera automatiquement envie de danser, non ils ne composeront pas des chansons classiques… ou si, peut être, puisqu’ils feront de toute façon ce qui leur plaît, dans la liberté artistique la plus totale.

Il faut d’ailleurs insister sur le mot «artiste» davantage que sur celui de musicien. Bon nombre des musiciens qui œuvraient dans les groupes que l’on associe à la no wave n’avaient que peu d’expérience en musique et parfois aucune. Les spectacles étaient des événements uniques et comportaient souvent une grande part d’imprévu et d’improvisation. Le truc était simple: si tu veux jouer de la guitare, prends une guitare et joue. C’est cet esprit de défoulement allié à une urgence de produire quelque chose, d’étaler sans compromission ce qu’on a dans le ventre et surtout de ne pas se laisser guider par les structures préétablies ni par une volonté de faire beau ou de séduire à grande échelle qui a nourri les acteurs de ce mouvement dont les enregistrements témoignent encore de l’intensité.

Les figures marquantes de la no wave sont incontestablement James Chance et Lydia Lunch, pris séparément, ou ensemble au sein de Teenage Jesus & The Jerks, groupe qui combine l’énergie brute ces deux icônes, soit la voix toujours plus près de la déclamation que du chant de Lydia, et le saxophone fou de Chance qui étoffe admirablement le tout. On ne peut en outre passer sous silence le mythique groupe DNA qui met en vedette le guitariste et chanteur déjanté Arto Lindsay, Tim Wright au clavier (auparavant bassiste de Pere Ubu) et Ikue Mori qui ponctue le tout de son jeu batterie unique aux sonorités primitives. Ou encore la formation Mars mettant de l’avant la chanteuse et guitariste Connie Burg dont le jeu de guitare aléatoire semble se découdre à perpétuité. De fait, bon nombre de ces groupes, à l’instar de Rosa Yemen (qui ne sortira qu’un seul EP sous ce nom), ne seront actifs que pendant une très courte période (DNA et Mars entre autres) et ne laisseront que peu d’enregistrements pour témoigner de cette époque de création complètement décomplexée.

Les parutions des groupes de no wave paraissaient à faible tirage sur des étiquettes obscures et n’ont en général joui d’une certaine reconnaissance qu’à une échelle très limitée. Les membres des groupes associés à ce mouvement n’avaient rien à cirer de l’industrie du disque ni des attentes de cette dernière et souhaitaient ultimement préserver la plus totale indépendance.

Quant à Lizzy Mercier Descloux, ce sera l’époque où elle se liera d’amitié avec Patti Smith et Richard Hell; Smith illustrera le recueil de poèmes de Descloux intitulé Desiderata et elles déclameront simultanément le poème Matinée d’ivresse/(Morning High) de Rimbaud, Patti en anglais, Descloux en français, sur de la musique composée par Bill Laswell. Si Descloux fait paraître l’album Press Color en 1979, un disque qui propose un mélange inusité de free funk, de new wave et d’expérimentations en tout genre laissant d’ores et déjà présager son intérêt pour les musiques du monde (Mais où Sont Passées les Gazelles? sera un hit au milieu des années 1980 en France), Descloux endisquera en outre un excellent EP dont les six pièces, qui cumulent moins de dix minutes au total, illustrent à la fois l’esprit brouillon, impatient et libre de cette anti-vague qui ne durera que quelques années, mais qui aura une influence indéniable sur la scène expérimentale des années subséquentes.

Light In The Attic vient tout juste de faire paraître une réédition de Press Color qui inclut le EP Rosa Yemen.

À voir: le docu-fiction Downtown 81 sur (et mettant en vedette) Basquiat dans lequel on entend James White And The Blacks, Kid Creole & The Coconuts, DNA, Tuxedomoon et qui propose un portrait saisissant de New York en 1980.

À écouter: la compilation No New York (produite par Brian Eno)