Critiques

Jérôme 50

Le camp de vacances de Jérôme 49

  • Grosse Boîte
  • 2019
  • 28 minutes
6,5

À un moment où on se pose des questions sur la morale discutable de la plupart des chansons de camp, Jérôme 50 lance un album où il s’amuse à retaper ces classiques en compagnie d’une chorale d’enfants. L’album servait à sa tournée estivale, mais dans les faits, il nous livre déjà Trois p’tits chats depuis quelque temps.

Ce n’est pas avec ce genre d’album qu’on gagne un Félix, mais c’est un maudit bon divertissement plus intelligent que la moyenne. Parce que derrière ses looks de poteux inoffensif, Jérôme 50 fait beaucoup de belles choses.

Partout dans le monde, ça fait boum boum pow 
Genre à Jérusalem, ça fait boum boum pow 
En Afghanistan, ça fait boum boum pow 
Dans l’south side Chicago, boum boum pow 

À Nagasaki, ça a fait boum boum pow 
En Corée du Nord, ça va faire boum boum pow 
À la mosquée de Québec, ça a fait boum boum pow 
Partout dans le monde, ça fait boum boum pow 

Prenons-nous dans nos bras

Il en profite pour prendre des classiques comme Ô Ursule qui devient une magnifique chanson à ceux qui ont le coeur plus gros que la terre et la paix dans le monde. Lorsque le chœur d’enfants se met chanter : « Il faudrait, il faudrait une pompe à vapeur pour éteindre le feu qui consume mon cœur », c’est d’une touchante envolée. D’ailleurs, saluons le travail de « Madame Rachel » et de Lauranne, Noémie, Ariane, Hugo, Marilou, Anne-Sophie et Sarah-Maude qui font partie du chœur.

Trois p’tits chats a déjà fait ses preuves en spectacle et disons que le texte de cette nouvelle version est un peu plus salé. Exactement dans le sens contraire, Jérôme 50 redonne les lettres de noblesse à J’ai une tante qui devient Cousin de Longueil. Bon, son cousin fait des « deals de poudre », mais au moins ce n’est plus une Arabe qui se promène en chameau.

Rajoutez une couple de bonnes lignes qui rient des pauvres riverains de Québec qui capotent pour leur troisième lien (En banlieue de Québec), La chasse au Condo sur laquelle le rejoint Kirouac ou Chère Jeanne qui parle d’existentialisme.

C’est un album ludique et bien foutu que Jérôme 50 a livré. Bon, c’est sûr que le niveau de sérieux n’est pas aussi grand que sur la Hiérarchill, mais c’est loin d’être sans profondeur. Pour tous ceux qui ont déjà travaillé dans un camp de jour, il y a de quoi avoir beaucoup de plaisir.

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