Critiques

Double Date With Death

L’au-delà

  • Howlin Banana Records / Resurrection Records
  • 2020
  • 22 minutes
7

Double Date With Death a opéré un tournant franco lors d’une édition de Coup de cœur francophone, il y a deux ans environ. Le groupe a gardé tout de même le son de guitare abrasif qu’on lui connaît. Il s’est même bonifié avec le temps et on peut classer leur musique dans la même catégorie que Jesuslesfilles ou encore IDALG, mais avec un élan qui rappelle plus le punk que le rock.

Avec L’au-delà, DDWD nous offre un album qui rentre au poste avec de bonnes mélodies et une généreuse dose de distorsion. Le plus gros défaut l’album est sa courte durée. Du coup, ça nous rappelle les racines bien ancrées du punk dans leurs compositions.

Quand il s’agit de bonnes mélodies, ce n’est pas seulement au niveau vocal, mais aussi dans les riffs des claviers et de la guitare. Pour donner un exemple éloquent, Copier-coller use peu de mots et laisse les instruments prendre toute la place.

Par contre, les mots sont très présents sur ce nouvel album. Tout comme les riffs punk. Jeu funiculaire, La princesse de l’au-delà et Forêt s’assurent toutes de bien nous imposer la chose. À chaque coup, c’est réussi. Malgré les salves parfois puissantes du groupe, les mélodies ne disparaissent pas des pièces qui trouvent toujours le moyen de nous accrocher le tympan au passage.

Le groupe se permet aussi d’aller à l’extérieur de ce son en prenant le chemin du rock’n’roll sur Trou Noir, qui aurait pu être une pièce des Breastfeeders. On pourrait en dire tout autant de Fluorescent qui nous offre un refrain planant peuplé de « ah », ceux-ci étirés au maximum. Pour sa part, Kodak préconise une approche presque mélancolique comparativement à leur son habituel.

Comme mentionné plus haut, ce qui est un peu décevant sur L’au-delà est la rapidité avec laquelle se termine la galette avec ses 22 minutes bien serrées. Au niveau des textes, ce n’est pas nécessairement les plus poétiques, mais on y retrouve une belle qualité d’écriture qui tourne autour de thèmes associés à la nuit ou encore au voyage intérieur comme ce qui se passe probablement dans… l’au-delà.

Un groupe qui a fait adroitement un virage franco et qui n’en devient que plus pertinent. On salue le travail du groupe et on a déjà hâte d’en entendre davantage.

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