Critiques

Brimstone Coven

Brimstone Coven

  • Metal Blade Records
  • 2014
  • 51 minutes
5,5

BrimstoneCoven-BrimstoneCovenAujourd’hui, on vous fait découvrir la première parution éponyme de la formation hard rock vintage/occulte nommée Brimstone Coven. Formé en 2011, originaire de l’état de West Virginia, USA, le quatuor, assemblé autour de John Williams (voix) et complété par Corey Roth (guitare), Andrew D’Cogna (basse) et Justin Wood (batterie), présente rien de moins qu’un parfait copier-coller des univers musicaux de Black Sabbath, Led Zeppelin, Pink Floyd et autres consorts de cette joyeuse époque cannabisante.

Quand on vous dit parfait, on fait surtout référence au fait que Brimstone Coven refuse toute forme de réinvention musicale, préférant se confondre sans aucune subtilité et sans aucune fraîcheur à ce que les légendaires pointures énumérées précédemment sitedemo.caiguaient dans les seventies. En ce qui concerne les bons coups, le groupe fait montre sur ce premier effort d’une incontestable dextérité. Pas de doute, ces gars-là maîtrisent le genre à merveille. La réalisation est sublime et plonge le mélomane dans le même état d’esprit que pouvaient ressentir les suppôts de Sabbath et de Zeppelin «dans le bon vieux temps».

Ceci dit, malgré l’adéquation des morceaux offerts ainsi que l’indéniable efficacité des lourds riffs de Corey Roth, on demeure constamment scotcher aux immanquables seventies avec l’envie folle de mettre fin à l’écoute de cette conception sonore afin de se replonger dans la «vraie affaire»: Black Sabbath – Paranoid, Led Zeppelin – II, etc. Vous voyez où on veut en venir. Ici, on a affaire à un calque absolu et on doit avouer que ce manque de modernité est venu amoindrir considérablement l’appréciation de ce disque.

Voilà un groupe fort prometteur qui devra dépoussiérer sa démarche artistique s’il veut acquérir une certaine crédibilité, car actuellement Brimstone Coven (malgré l’impact chansonnier et la justesse des mélodies de John Williams) imite ses ascendants avec une maladresse certaine. Un peu de singularité ainsi qu’une réelle volonté de se démarquer ne feront assurément pas de tort!

Cependant, la bande s’en tire somme toute très bien sur quelques pièces. On pense à l’excellente Behold, The Annunaki, le riff enfiévrant The Grave, l’épique Vying de même que le minuscule effort de démarcation affiché sur la conclusive The Folly Of Faust. En revanche, lorsque Brimstone Coven la joue de manière anesthésique, on décroche; Lord & Master constituant l’exemple le plus probant. De plus, les hard rockers rétros nous lasse sérieusement avec le duplicata sabbathien titré The Seance; un véritable N.I.B partie 2! Fait à noter, Brimstone Coven nous gratifie également de son maxi (paru en 2013) constitué de sept chansons. Généreux, quand même!

Allez messieurs! On ramène le pendule un tantinet vers 2014. On accentue la prise de risque. On pose ses oreilles sur des formations tels que Red Fang, Truckfighters ou tout simplement Queens Of The Stone Age. On met au rencart pour un moment Ozzy et sa bande et on donne un réel coup de collier afin de dispenser une cure de jouvence à ce son passablement réchauffé. Vous avez les capacités techniques et le potentiel pour y arriver. À vous de choisir!

Ma note: 5,5/10

Brimstone Coven
Brimstone Coven
Metal Blade Records
51 minutes

www.brimstonecoven.com

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Ov0obwfcbPA[/youtube]