Chroniques

« Petite-Vallée, je veux les remercier toute ma vie » : Entrevue avec Étienne Coppée

Le 30 juin prochain, le Festival en chanson de Petite-Vallée donnera le coup d’envoi à sa 39e édition. Étienne Coppée, pour qui le festival joue un grand rôle dans sa carrière, a accepté de nous parler de sa relation avec le festival.

* À noter que cet article a été écrit en collaboration avec le festival en chanson de Petite-Vallée

Si Étienne Coppée a maintenant une carrière et un album à son actif, c’est en grande partie grâce au Festival en chanson de Petite-Vallée. « Pour moi, Petite-Vallée, […] c’est la genèse de ma confiance en tant qu’artiste », explique-t-il. Tout a commencé alors qu’il était à l’école de la chanson de Granby. Alan Côté, « le grand manitou de Petite-Vallée » comme l’appelle l’auteur-compositeur-interprète, s’est présenté dans sa classe pour parler du camp en chansons de Petite-Vallée. Coppée avait alors huit étés de moniteur de camp derrière la cravate. « Je venais de prendre ma retraite du camp où je travaillais », m’explique-t-il. Il ne s’est pas fait prier pour s’impliquer en Gaspésie.

Crédit : Alexandre Cotton

L’année d’après, il a postulé pour devenir chansonneur, en plus d’être moniteur un dernier été. Lorsque je lui demande de m’expliquer ce que c’est, les chansonneurs, Étienne Coppée n’hésite pas. « Les chansonneurs, c’est comme le concours qui n’en est pas un. Dans le sens qu’au final, c’est une résidence artistique d’un mois avec huit auteurs-compositeurs-interprètes de la francophonie », m’explique-t-il. C’est en y prenant part que ça le frappe : peut-être a-t-il ce qu’il faut pour faire sa place dans le monde de la musique au Québec.

Quand j’ai fait les chansonneurs, c’est la première fois de ma vie que je me suis dit : « Je pense que j’ai ce qu’il faut […] pour avoir la confiance de me dire « hey, fuck tous les gens qui me disent « ouin mais Étienne, il y a si peu d’élus. » » » Je me suis dit : « Je pense vraiment que j’ai quelque chose. » Je n’avais tellement pas d’expérience de spectacle quand j’ai fait les chansonneurs. Il y a eu un show à Petite-Vallée, j’ai fait ma chanson Le vent se lève et j’ai eu des applaudissements tellement forts à la fin. Ça m’a fait réaliser : « OK, y’a quelque chose qui se passe. »

Étienne Coppée sur sa participation aux chansonneurs

Des rencontres formatrices

Évidemment, qui dit s’impliquer dans ce genre de milieu, dit créer des liens importants avec d’autres artistes. Grâce aux chansonneurs, Étienne Coppée rencontre entre autres Simon Kearney qui a coréalisé tous ces projets depuis. Le musicien Manuel Gasse, un de ses formateurs, lui a également recommandé de changer de nom. « Je m’appelais Marcel Coppée quand je suis arrivé aux Chansonneurs. Manu Gasse, que je salue et qui était un de mes formateurs, m’a dit : « Étienne, ça n’a pas rapport, Marcel. Tu fais de la musique tellement personnelle, décroche. Appelle-toi Étienne Coppée. » J’ai changé de nom. Mon dieu que je le remercie encore aujourd’hui par rapport à ça », se remémore le jeune artiste.

Crédit : Alexya Crôteau-Grégoire

Il s’est également créé des liens d’amitié très fort avec d’autres artistes. Ariane Roy, Tom Chicoine (Vendôme), Antoine Aspirine et un certain Raphaël Pépin-Tanguay, mieux connu sous le nom de Velours Velours. « Le premier été, moi, j’avais un certain Raphaël dans mon groupe, qui était dans le groupe des ados auteurs-compositeurs. Raphaël, qui a maintenant un projet qui s’appelle Velours Velours, qui joue dans mes bands et est un de mes meilleurs amis. C’était un de mes campeurs », souligne l’auteur-compositeur-interprète.

Un retour très attendu

Après deux ans d’absence en raison de la pandémie, Étienne Coppée retournera enfin à Petite-Vallée en 2022. « Cet été, je reviens à la maison enfin pour un spectacle pendant le festival après des années d’attente », témoigne-t-il. La maison, oui, car ce qui démarque le festival en chanson de Petite-Vallée, selon l’auteur-compositeur-interprète, c’est ce côté familial et de proximité. « Je me rappelle d’aller voir un spectacle de Martin Léon, incroyable, et après le voir nu pied avec sa serviette autour du cou qui va nager. Je n’ai pas accès à ça, dans la vie, Martin Léon dans sa vulnérabilité du gars qui va aller nager », se rappelle Coppée.

Tu as envie de vivre des moments aussi humains et touchants avec des artistes d’ici et d’ailleurs à Petite-Vallée cet été? Des billets sont toujours disponibles juste ici.

Crédit photo: Courtoisie