Tool - Aenima - Le Canal Auditif

Tool – Aenima

C’est avec la patience d’un enfant de six ans, devant un arbre de Noël rempli de cadeaux qui lui sont destinés, que j’attendais la sortie de Aenima du groupe Tool. Ma patience fût fortement récompensée le matin du 1er octobre 1996.

Je me rappelle encore ma première réaction à la vue de la pochette. Une réaction qui se résume en trois petites lettres : WOW ! Déjà la pochette est surprenante avec ses différents hologrammes en noir et blanc ou en couleurs. Maintenant il restait à savoir si la musique serait aussi étonnante que la pochette. D’autant plus que le départ du bassiste Paul D’Amour laissait présager le pire dû à toute l’importance qu’il avait sur le plan musical. Sa créativité et son approche musicale allait-elle être remplacée adéquatement ?

Seulement quelques secondes m’ont suffi pour comprendre que le nouveau venu, Justin Chancellor, ferait amplement l’affaire! Un bassiste parfait pour le groupe. Il sait très bien compléter le travail du batteur Danny Carey. Il est parfait pour jouer lourd ou tout en nuances.

D’ailleurs parlant du batteur, Carey nous offre sur Aenima une performance à couper le souffle. Sa batterie est imposante et bien présente dans le mixage de l’album. Son jeu de cymbales est renversant et ses rythmes d’une précision chirurgicale.

La production de l’album est impeccable. David Bottrill fait un travail remarquable à la console. C’était la première fois que le groupe possédait un son aussi puissant et équilibré. Bien sûr, la qualité des pièces y est pour quelque chose, mais Bottrill amène une saveur au groupe qu’on ne connaissait pas à ce moment là. Les morceaux sont encore plus longs que par le passé. Quelques petits intermèdes ici et là apporte une touche particulière au disque. Le groupe sait très bien doser les riffs lourds et les moments nuancés et subtils.

Adam Jones le guitariste a pris beaucoup de confiance dans son jeu et il utilise une panoplie impressionnante de sons. Il apporte beaucoup à l’album par sa grande variation d’intensité et de textures. Et que dire de Maynard James Keenan… à part qu’il est un des chanteurs les plus efficaces de toute l’industrie musicale. Rien de moins!

Bref seize ans plus tard, j’écoute encore cet album avec un enthousiasme juvénile. La qualité de composition, la réalisation, la puissance du groupe et ses atmosphères envoûtantes me pousse à l’écouter plus souvent qu’à son tour.

Voici le premier extrait de l’album intitulé Stinkfist. À noter que le clip a été réalisé par le guitariste Adam Jones. Il a d’ailleurs produit tous les clips du groupe à l’exception de leur premier en carrière.

Tool
Aenima
Volcano Records
77 minutes
Paru en 1996

01. Stinkfist – 5:11
02. Eulogy – 8:29
03. H. – 6:03
04. Useful idiot – 0:39
05. Forty-six &2 – 6:03
06. Message to Harry Manback – 1:53
07. Hooker with a penis – 4:34
08. Intermission – 0:56
09. Jimmy – 5:24
10. Die eier von Satan – 2:17
11. Pushit – 9:56
12. Cesaro summability – 1:26
13. Ænema – 6:40
14. (-)Ions – 4:00
15. Third eye – 13:47

http://www.youtube.com/watch?v=K0bQnaQ0gDE

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