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Critique: Taylor Swift – Reputation

Trois ans ont passé depuis l’énorme succès de 1989, la princesse de la pop Taylor Swift fracasse les bacs à coup de serpents en proposant son tout nouvel opus titré Reputation. La blondinette de You Belong With Me n’est plus. Fini les chansons sirupeuses où Swift te dira que tout finira par bien aller. Place à la noirceur et à la vengeance.

Parlons un peu de contexte. Sous les projecteurs depuis l’âge de quinze ans, la vie de l’Américaine a été constamment sous les radars. Il faut dire les vraies choses. Les médias ont porté une attention particulière à ses relations amoureuses houleuses, à ses ruptures surexposées et à ses prises de becs qui ne finissent plus avec des artistes de renom (Kanye West, Katy Perry et Nicki Minaj). En plus d’avoir un ras-le-bol généralisé de la machine à rumeurs alimentée par sa vie privée, Swift croit que ses erreurs commises du passé ont été retournées contre elle. Ce qui lui a valu une descente aux enfers se disant beaucoup trop jugée par tout ce qui bouge. Produit conjointement avec les réalisateurs Max Martin, Shellback et l’innarêtable Jack Antonoff, Reputation est le produit final de toutes ces mésaventures. Taytay en a visiblement assez. Elle laisse ses cheveux en bataille et se vêtit de vêtements noirs serrés. Elle porte des talons hauts. Se déhanche sur des chansons évoquant le sexe et l’utilisation de drogues. Du jamais vu. Une nouvelle personne est entrain de naître. Vous êtes d’accord avec moi que c’est un énorme changement.

Bon. Là, on va parler musique. Je ne suis pas ici pour prendre la défense de qui que se soit. Je ne suis pas ici non plus pour commenter la vie privée et les faux pas de l’artiste. Ce qui se passe chez Swift, RESTE chez Swift. Non? Voilà. Penchons nous, si vous le voulez bien, sur ce sixième disque très attendu.

La proposition s’ouvre sur la glaçante …Ready For It?. Une ligne de basse profonde suit la voix de l’artiste. C’est ambitieux. Oui. Surprenant et original. Je dirais même dynamique donnant un bon coup d’envoi. On se dit que les éléments électroniques cadrent bien la pièce, de manière générale. Ceci dit, ça se gâche après. Swift se lance dans un rap très engagé où elle fait défiler les mots à la vitesse de l’éclair. Rendu à l’apogée de la pièce, soit au refrain, elle nous fait part de sa libido dans un nuage rêveur de paroles:

In the middle of the night, in my dreams
You should see the things we do, baby
In the middle of the night, in my dreams
I know I’m gonna be with you
So I take my time
Are you ready for it?
Reday For It?

Vraiment Taytay? Était-il nécessaire de nous avouer toutes ces vérités? Paroles peu fameuses, communes et premier degré.

On continue avec End Game mettant en vedette des collaborations du rappeur Future et du rouquin Ed Sheeran. Le trio joue sur de multiples contrastes. Ils s’écoutent, se répondent. La chimie fait quand même effet. Malheureusement, la pièce fait mouche assez rapidement. On a l’impression que c’est un carré de tissus « hors-champ » raccommodée sur une courte-pointe. Pardon. Raccommodé? Complètement décousu, plutôt. Rappelons que Taylor Swift a eu toujours un intérêt marquant pour le hip-hop et le R&B. C’est vrai et ça s’entend très bien. Cependant sur End Game, c’est tellement superficiel que c’en est absurde. Est-ce du remplissage? À voir. Le titre I Did Something Bad, qui est visiblement une réponse aux détracteurs de la jeune femme, éclaire sensiblement la même problématique. Lorsque le refrain dubstep prend place, la chanson détonne rapidement de sa montée musicale proposée en début de piste en essayant de donner un coup de poing lyrique, qui, au final, ne vaut pas grand chose. Par ailleurs, en insistant sur les vers, encombrés par un Autotune larmoyant:

They’re burning all the witches, even if you aren’t one
They got the pitchforks and proof, their receipts and reasons
They’re burning all the witches, even if you aren’t one
So light me up (light me up)
Light me up (light me up)
I Did Something Bad

Swift ne convainc pas. Elle rend mal à l’aise.

Continuons avec la très acide Look What you Made Me Do. Premier simple paru il y a de ça, quelques mois déjà. Une entrée en la matière avec la nouvelle Swift où celle-ci apparaît comme étant une femme sophistiquée aux grandes échasses buvant whisky sur glace. C’est terminé les airs de gentillesse et les petits Poppers de Vodka Smirnoff Ice. La chanteuse est choquée, coupe les ponts avec son passé et grafigne les mots de son texte en les rendant percutant par un rap mi-chanté, mi-scandé.

I don’t like your little games
Don’t like your titled stage
The role you made me play
Of The Fool, no I don’t like you
I don’t like your perfect crime
How do you laugh when you lie
You said the gun was mine
Isn’t so cool, no, I don’t like you
Look What You Made Me Do

Taytay…svp. Si tu veux lancer des flèches comme du monde, construits des paroles qui ne font pas penser à des chicanes de cour d’école. Sinon, c’est beaucoup trop banal et pas du tout pris au sérieux.

Malgré tout, Taylor Swift a quand même des bonnes idées. Sur New Year Eve, titre qui clôt Reputation, l’auditeur a droit à une pièce essentiellement acoustique à fleur de peau. Le piano fait résonner beaucoup d’émotions et de vulnérabilité chez la chanteuse. On prend plaisir à l’écouter. Ce n’est pas mauvais. Elle réconforte, elle nous couvre de la tête aux pieds en nous rendant bien introspectif. C’est non seulement jolie, mais aussi bien touchant.

Quoi qu’il en soit, avec Reputation, Swift peut être fière de ce qu’elle est en marchant la tête haute. Seulement, on ne peut pas affirmer que cette artiste fait de la musique transcendante. La jeune femme a tout simplement trouvé un bon moyen de répondre à ses agresseurs des dernières années en misant sur une énergie et une synth-pop négative qui peuvent être déplacées ailleurs. Dommage.

Ma note : 5/10

Taylor Swift
Reputation
Big Machine Records
56 minutes

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Critique : Weezer – Pacific Daydream

Depuis quelques années, la bande menée par Rivers Cuomo déçoit beaucoup plus qu’elle n’épate. L’an dernier, Weezer avait fait paraître un White Album correct, sans être vraiment intéressant, sur lequel la formation plongeait dans une esthétique pop californienne très Beach Boys. Deux ans auparavant, le groupe y allait d’un Everything Will Be Alright In The End somme toute assez ordinaire. Voilà que le quatuor récidivait récemment avec son 11e album en carrière intitulé Pacific Daydream.

La prémisse de départ ? Cuomo souhaitait présenter à ses admirateurs un album où le son léché et ensoleillé des Beach Boys (que voulez-vous, on ne s’en sort pas ?) irait à la rencontre d’un rock prolétaire à la The Clash. Ceux qui ont lu ma critique du dernier Foo Fighters savent à quelle enseigne je loge quant à ce genre de démarche ampoulée qui camoufle trop souvent une déficience majeure au niveau « songwriting »…

Pour réaliser ce nouvel album, Cuomo a fait appel à un réalisateur parfaitement « post-moderne » ( et ce n’est pas un compliment) en la personne de Brian Walker et, encore une fois, l’acolyte Jack Sinclair apporte une aide que je qualifierais de « quelconque » au travail chansonnier du meneur.

Comme vous pouvez vous en douter – si vous tenez compte du postulat de départ émis par Cuomo – les textes font référence à certaines « joies nostalgiques » qu’a vécues notre homme, le confinant ainsi dans une solitude quelque peu éprouvante, du moins pour lui. Musicalement, malgré cette réalisation parfaitement pop, parfaitement lustrée ainsi que les magnifiques harmonies vocales fortement inspirées par vous savez qui, c’est probablement la pire production de la carrière de Weezer.

Weezer est à son mieux lorsqu’il brasse la cage, tout en étant mélodiquement accrocheur, frayant ainsi avec la power pop des années 70. J’accepte la nouvelle idylle que le groupe entretient avec la pop californienne des années 60, mais sans la charge rock, j’ai l’impression de me retrouver dans un condo de pacotille de Fort Lauderdale plutôt que sur une magnifique plage de Venice. Sur Pacific Daydream, le groupe s’enfonce dans la pop grand public, paresseuse et sans substance.

Si je mets mes lunettes roses, je dois avouer que l’extrait Feels Like Summer est totalement vendeur, mais, chers lecteurs, expliquez-moi ce qu’il y a d’authentiquement « Weezer » dans ce disque. Je peux aisément accepter qu’un groupe emprunte un virage accessible, mais de là à y perdre son identité – dans ce cas-ci, le côté pop punk qui déménage – il y a une frontière que je ne franchirai pas. Weezer possède la liberté de faire ses propres choix, mercantilistes ou non. Pour ma part, je refuse de les suivre tout simplement.

Voilà un autre groupe rock qui souffre d’un irrémédiable déclin créatif. Aussi simple que ça.

Ma note: 3/10

Weezer
Pacific Daydream
Warner Music
34 minutes

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Critique : Wolf Alice – Visions Of A Life

En 2015, quand le premier album du quatuor pop-rock-alterno Wolf Alice fut révélé, tout ce qui existe en matière de presse musicale britannique s’est entiché de ce groupe, les propulsant au rang de « révolutionnaires » d’un genre en nette perte de vitesse. Nommés aux Grammy, aux Brit Awards et encensés par ces chauvins du NME, la bande menée par Ellie Roswell avait, en effet, conçu un disque populaire et pertinent à la fois. De là à crier au génie, il y a une marge que je ne franchirai pas. Ça m’en prend un peu plus.

Vous dire à quel point nos amis européens attendaient le nouvel album de Wolf Alice est une vérité de La Palice. Les Britanniques avaient de la pression, c’est le cas de le dire. Le sacro-saint deuxième album fait souvent foi de tout, du moins en ce qui concerne la transcendance et la possible longévité d’un artiste. À la toute fin du mois de septembre, Visions Of A Life était lancé; une production réalisée par Justin Meldal-Johnsen (The Mars Volta, Garbage, Pete Yorn, etc.). Je ne vous ferai pas languir plus longtemps. C’est supérieur à My Love Is Cool. Aussi simple que ça.

Si le pop-rock se meurt, eh bien, Wolf Alice lui procure une sacrée cure de jouvence. Pigeant dans l’univers du shoegaze tout en durcissant son identité sonore, la formation ne perd rien de son accessibilité. Pour une rare fois, les mémères britanniques ont raison. Wolf Alice pourrait aller très loin ! Rares sont les musiciens capables d’un grand écart aussi réussi entre un rock, flirtant parfois avec un punk distingué, et une facture pop radiophonique qui ne flirte jamais avec le racolage.

Les trois premières pièces de ce Visions Of Life constituent une magnifique montagne russe sonore. Si Heavenward remémore un groupe comme Lush, Yunk Foo met en vedette une Ellie Roswell en mode brutal et cette ouverture se termine avec un probable succès : Beautifully Unconventional.

Côté textes, j’y décèle une certaine anxiété, une crainte justifiée de l’avenir, celles-ci probablement liées au contexte politique et social défavorable à la jeunesse… qui devra sans aucun doute réparer tous ces ravages environnementaux; ces « doux » vestiges de la révolution industrielle. Bref, ce croisement entre un rock accostable et une esthétique dite « alternative » est une totale réussite.

Aucune chanson ne fait office de remplissage. Et tout ça se termine en apothéose avec la pièce titre qui constitue un superbe patchwork de tout ce peut créer Wolf Alice : une introduction pop-rock mystique et menaçante qui se transmute à la mi-parcours en un post-punk langoureux pour se terminer tout en lourdeur, solo de guitare salopée à l’appui. Un morceau de bravoure comme peu de groupes rock peuvent en faire.

Oui, Wolf Alice est actuellement la meilleure formation de pop-rock sur la planète et haut la main à part de ça. J’hésite encore à les qualifier de « messies du rock britannique », mais ce groupe a vraiment du talent.

Ma note: 8/10

Wolf Alice
Visions Of A Life
RCA Records
46 minutes

http://wolfalice.co.uk/

Critique : St Vincent – MASSEDUCTION

C’est un secret de Polichinelle pour ceux qui me côtoient dans la « vraie vie » – pas celle scénarisée et patentée sur les réseaux sociaux – que j’adore le travail d’Annie Clark, alias St Vincent. En 2011, j’ai côtoyé pour la première fois l’œuvre de cette surdouée. Strange Mercy est un disque qui m’avait renversé autant par ses prouesses techniques que ce foisonnement stylistique si caractéristique de l’artiste. Trois ans plus tard, elle revenait avec un album homonyme aussi touffu, quoique mélodiquement bonifié, où elle incarnait un personnage de scène lisse, robotique et quasi autoritaire.

La semaine dernière, voilà que paraissait le 5e album en carrière de Clark : MASSEDUCTION, en majuscules, pour bien nous faire comprendre que le QI collectif, en cette époque de « fake news » et de superficialités de toutes sortes, est en net déclin (coup de chapeau senti à l’ami Laplante pour cette pertinente observation). Et dame Clark ne s’est pas entourée de pied de céleri pour concevoir ce nouvel album : l’habituel John Congleton, Jack Antonoff, Lars Stalfors, le génial Kamasi Washington (saxophone), Jenny Lewis (voix) ainsi que le producteur attitré de Kendrick Lamar, Sounwave.

Ayant colligé une abondance de messages vocaux, de textos et de fragments mélodiques disparates, lorsqu’elle était en tournée mondiale, Clark a synthétisé toutes ces informations pour créer ce MASSEDUCTION : l’album le plus senti et le plus intimiste de sa carrière. St Vincent aborde les thèmes du suicide, de la consommation de drogues dures, des relations toxiques et de la solitude de manière sincère. On n’a qu’à écouter l’extrait Pills – un hymne pop pratiquement publicitaire – pour bien comprendre de quoi il en retourne : « Pills to wake / pills to sleep / pills, pills, pills, every day of the week / Pills to walk, pills to think / pills, pills, pills, for the family ».

Fidèle à son habitude, Clark plonge avec confiance dans une armada de styles musicaux (pop futuriste, new wave, rock, electropop, techno, etc.) et réussit l’exploit de conserver une certaine cohérence dans tout ce bouillonnement. C’est toujours aussi bourratif, mais à la différence de ses productions précédentes, elle nous propose quelques ballades bouleversantes qui permettent à l’auditeur de prendre une pause bien méritée. Je vous mets au défi de ne pas frissonner au son des Happy Birthday, Johnny (superbe pedal steel de Greg Leisz) New York et l’orchestral Slow Disco; trois pièces sobres qui font contraste avec « l’excitation » coutumière des chansons de Clark.

En plus des des trois ballades mentionnées ci-dessus, j’ai eu un faible pour le techno enivrant proposé dans Sugarboy, pour la pop « Nintendo » Fear The Future, pour l’inclinaison new wave entendue dans Young Lover de même que pour l’incendiaire Masseducation. Le meilleur album de St Vincent ? Oui, c’est le meilleur album de St Vincent, assurément le plus maîtrisé.

Que dire de plus qui n’a pas déjà été dit sur ce prodige musical ? Quiconque aurait créé un disque aussi fou, sans posséder le talent d’Annie Clark, se péterait la margoulette pas à peu près. C’est vous dire à quel point que rien n’est impossible avec elle. De la haute voltige musicale.

Ma note: 8,5/10

St Vincent
MASSEDUCTION
Loma Vista Recordings
41 minutes

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Critique : Beck – Colors

Beck est un artiste qui a fait très peu de faux pas dans sa carrière. Dès son premier album, il arrivait avec une bonne dose d’attitude qui sublimait les faiblesses qu’il aurait pu avoir. En 2014, il a fait paraître Morning Phase, un album universellement acclamé par la critique tout comme le public. C’était aussi pour Beck un retour sur album après une pause de 6 ans depuis la sortie de Modern Guilt. Mais parlons plutôt de son plus récent, Colors.

Pour avoir des couleurs… j’imagine qu’on pourrait affubler ce terme à l’album. Surtout des couleurs de types flash et bonbons. Parce que sur Colors, Beck se lance dans une tangente beaucoup plus convenue que dans ses précédents opus. Les pièces font pour la plupart dans la pop bonbon taillée sur mesure pour les radios commerciales. Est-ce que c’est un désastre? Non, pas particulièrement. Est-ce que c’est loin en deçà des attentes qu’on entretient à l’endroit de Beck? Oui. Totalement.

Beck nous a habitués à de la qualité. Sa pop alternative a toujours trouvé le moyen de nous surprendre. Une surprise que vous aurez sur No Distraction… mais pas exactement dans le même sens. Il semblerait que Beck veut jouer à la radio commerciale et c’est ce qui arrivera. No Distraction est une chanson pop générique et sans saveur qui malgré un rythme entraînant nous sert tellement de réchauffé que ça donne envie de rappeler Foreigner pour savoir s’ils font toujours de la musique. Ce n’est pas vrai. (Quoi? Foreigner est toujours actif? Mais où va le monde?) Bref, revenons à nos moutons. L’album s’entame sur la chanson-titre qui jette les bases de ce qui attend l’auditeur pour le reste du chemin. Des structures chansonnières simples où s’enchaînent les éternels couplet/refrain/couplet/refrain/pont/refrain.

On connaît le goût prononcé de Beck pour les esthétiques du passé. À date, il choisissait toujours le meilleur. Seventh Heaven prend au contraire tout ce qui est de plus ennuyant des années 80 du drum machine hop la vie, mais terriblement entraînant pour l’oreille qui écoute distraitement aux chœurs un peu vaporeux des refrains. Dreams pour sa part semble tout droit sortie d’un album de Foster the People. On se demande rapidement, mais que se passe-t-il… puis, on regarde les crédits de réalisation et on comprend tout de suite.

Greg Kurstin.

Qui est Greg Kurstin, demandez-vous? Le même génie qui est derrière l’ennuyant Concrete and Gold des Foo Fighters. Celui-ci n’a pas que des taches à son dossier. Il était derrière l’excellent 1000 Forms of Fear de SIA. Par contre, il possède des moments moins glorieux dans sa discographie comme le dernier Tegan and Sara, Foster the People et plus.

Que Beck ait fait confiance à la direction de Kurstin explique une grande part du manque de saveur de l’album. Un peu à la manière des Foo Fighters, il manque d’urgence. On dirait de la musique créée dans le confort d’un Lazy-e boy, ça ne fonctionne pas. Et surtout, Beck nous a habitués à beaucoup mieux.

Il y a quelques moments lumineux à travers Colors. Dear Life, malgré son côté déposé, possède quelques détours intéressants et une mélodie moins convenue. Square One, malgré quelques défauts dans le traitement sonore, n’est pas une mauvaise composition. Mais bon… c’est trop peu trop tard.

Greg Kurstin est en train de laver à l’eau de javel certains artistes qui étaient appréciés tout au long de leur carrière. Ceux-ci font le virage pop maladroitement. Beck qui est un excellent compositeur livre ici un album racoleur et cliché dans sa réalisation. Mais comme énoncé plus haut, Beck possède une discographie béton, alors, on va lui pardonner.

Ma note: 5/10

Beck
Colors
Capitol Records
45 minutes

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