Critiques

Jeff The Brotherhood

Wasted On The Dream

  • Infinity Cat
  • 2015
  • 40 minutes
4,5

Jeff The BrotherhoodRésident de Nashville, Tennessee, le duo rock JEFF The Brotherhood a fait paraître en 2012 le très ordinaire Hypnotic Nights. Le tandem devait révéler son nouvel opus sous la bannière Warner Brothers, mais l’éléphantesque label a littéralement «flushé» la formation deux semaines avant la sortie officielle du disque. Les frangins Orrall ont dû rebrousser chemin afin de planifier une nouvelle date de parution et c’est cette semaine que ça se passe. Voilà finalement Wasted On The Dream.

Puisque ce que propose JEFF The Brotherhood a été pastiché et entendu des milliers de fois, est-ce que la paire sitedemo.caigue un album potable? Bof. Pas vraiment. Les riffs sont plus lents, plus gras, plus spacieux, mais ça demeure toujours en dent de scie en ce qui concerne le songwriting de la formation. La réalisation tonitruante accentue la lourdeur des guitares, ce qui constitue un gros plus, mais si cette bonification ne s’accompagne pas de chansons valables, on se retrouve facilement dans un cul-de-sac musical!

Jake et Jarmin Orrall sont de bons «riffers», mais les mélodies concoctées sont franchement quelconques et la paire s’aventure dans un pop-rock un peu balourd à la Weezer, ce qui ne constitue pas nécessairement une bonne idée. On s’ennuie fermement en fin de parcours avec les inutiles Coat Check Girl et Prairie Song. Puisque n’est pas Rivers Cuomo (quoique!?!!) qui veut, on se retrouve devant des morceaux rock sans vie et sans reliefs.

Du côté des arrangements, l’accent est bien sûr mis sur les grosses guitares gonflées à l’hélium, mais JEFF The Brotherhood agrémente ses ritournelles de claviers hypnotiques mixés à l’arrière-plan; un peu superflu, mais on accepte. En contrepartie, on a éclaté de rire en entendant cette stupide flûte traversière à la Jethro Tull qui dérange l’audition du pop-rock Black Cherry Pie. Grotesque!

JEFF The Brotherhood propose quand même de rares moments captivants. On pense à la sabbathienne (habilement modernisée) titrée Melting Place. Les guitares hurlent à mi-parcours, les changements rythmiques sont adéquats et les riffs sont matraqués. On oublie donc pour quelques instants la faiblesse mélodique marquée de ce disque. On a également apprécié l’apport vocal rafraîchissant de Bethany Consentino de Best Coast sur In My Dreams. Amusant. En même temps, sur cette même pièce, ce sont les identiques musiciens qui nous balancent ce refrain très «sous Nirvana» qui lasse totalement.

Au final, on s’aperçoit rapidement que JEFF The Brotherhood se situe bien en deçà des grosses pointures du genre, offrant aux mélomanes un sous-sitedemo.cauit évoquant un amalgame bancal de Nirvana et Weezer. Les fanatiques de rock carré, sans esbroufe/prétention, devraient y trouver leur compte, mais ce sera à peu près tout. Très très ordinaire.

Ma note: 4,5/10

JEFF The Brotherhood
Wasted On The Dream
Infinity Cat
40 minutes

http://www.jeffthebrotherhood.com

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