Critiques

We Are Monroe

White Lights

  • Indépendant
  • 2017
  • 43 minutes
7

On va se le dire, les belles années de l’indie-rock sont bel et bien passées. Dans les années 2000, les Interpol, The National, Walkmen et Broken Social Scene ont balisé pour de bon un genre qui serait par la suite copié en abondance. Les groupes mièvres sans personnalité se succèdent reprenant sans originalité ce que les grands avaient proposé. Certaines formations osent encore essayer de pousser le genre plus loin et We Are Monroe est un de ceux-là.

White Lights est le premier album du groupe montréalais. Le quatuor offre un indie-rock qui emprunte des éléments au dance-punk. Le résultat est des chansons très entraînantes débordant d’une énergie contagieuse et qui donne autant envie de « headbanger » que de se faire aller les hanches jusqu’au petit matin. We Are Monroe, offre onze chansons mélodieuses, rock qui sans révolutionner le genre, satisfait pleinement les oreilles.

Dès Midnight Cruiser, on comprend que le quatuor a écouté Interpol à profusion. De la voix du chanteur Pat Gomes qui est capable de jouer dans les mêmes basses et qui navigue dans les mêmes maniérismes vocaux. Par contre, la formation est un peu plus excitée que la bande de Paul Banks quand il s’agit de riffs. We Are Monroe rentre souvent la pédale dans le fond. Sur Mind Games, la suivante, les riffs sont aussi efficaces que dynamiques. C’est facile de s’abandonner à la haute dose d’énergie que nous propose la formation montréalaise.

Ils sont tout de même capables de nuance comme le démontre habilement Strange Condition. No Vacation Land fait aussi belle figure avec ses rythmes rock’n’roll qui oscille entre noise rock et pop. D’ailleurs, We Are Monroe, aime la belle mélodie et le démontre tout au long de l’album. Parfois, c’est même un peu trop maniéré. Oui, les airs accrocheurs et quelques effets de voix, mais un tantinet plus de sobriété aurait peut-être donné parfois un peu plus de puissance brute aux chansons. Car malgré leur tendance bruyante, on sent bien que la formation en fait beaucoup pour plaire à l’oreille qui préfère la pop. Un penchant qui leur permettra sans doute bien des rotations à CHOM FM, mais qui aliénera certains fans de rock.

We Are Monroe offre un White Lights qui possède de beaux atouts. C’est plaisant pour les oreilles et c’est le genre d’album qui te donne une bonne dose d’énergie même s’il fait gris à l’extérieur. Pour un groupe qui de son propre aveu ne réinvente rien, ils font très bien leur mélange d’influence qu’ils tissent minutieusement.

Ma note: 7/10

We Are Monroe
White Lights
Indépendant
43 minutes

http://wearemonroe.com/

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