Concerts

Mildlife et JDM Global au Bar Le Ritz le 11 octobre 2022

Dans le cadre de leur première tournée nord-américaine, le groupe Mildlife est passé par le bar Le Ritz, pour la première fois, afin de présenter leur meilleur matériel. La formation n’a rien sorti de nouveau depuis 2020, sauf un album live cette année.

Un mois avant le jour J, mon ami Dominic, que j’appelle amicalement mon pusher de bonnes tounes, m’écrit pour me parler de ce groupe australien qui passe prochainement à Montréal. Il est convaincu que je le connais, mais c’était tout le contraire. Depuis l’émergence de Flightless Records (King Gizzard, Tropical Fuck Storm, Amyl And The Sniffers, etc.), la scène australienne brille par son talent émergent et se promène partout dans le monde. Alors, je ne pouvais pas manquer le bateau.

JDM Global

Si vous tapez ce nom sur Google, il y a de bonnes chances que vous tombiez sur le nom d’un garage ou d’une entreprise de mécanique. Continuer de chercher, il y a un projet musical à saveur bedroom pop mené par Josh Mehling.

JDM Global

Arrivant seul sur scène, avec son micro et son ordinateur, il est venu présenter son meilleur matériel au public montréalais. Celui qui a sorti récemment un nouvel EP s’est mis en valeur à travers des pas de danse qui m’ont bizarrement rappelé ceux de Jean-Claude Van Damme dans Bloodsport.

Concernant sa présence, il était seul sur scène. Ça peut avoir l’air mesquin de ma part au premier abord, mais depuis que plusieurs artistes de la scène musicale ont récemment mis en lumière les coûts de production à la hausse d’une tournée et que, pour certains, ce n’est tout simplement plus payant, il est compréhensible qu’un artiste se produise maintenant en mode esseulé.

JDM Global termina son spectacle vers 20h30. Sachant que Midlife avait annoncé son entrée sur scène vers 21h, on avait un bon 30 minutes à attendre. Attendre autant n’était pas aussi nécessaire.

Mildlife

Mildlife

C’est la première tournée nord-américaine pour le groupe. Ceux-ci, qui avaient auparavant pourvu le poste de première partie pour plusieurs concerts, semblaient se contenir au niveau expressif dès l’entrée sur scène. Arrivant à l’heure, le public leur a donné beaucoup d’amour, ceux-ci semblaient surpris par la chaleur manifestée par le public.

La liste de chansons interprétée ne change pas d’un iota durant cette tournée. On a affaire à de longs medleys de chansons qui permettent aux musiciens de se soutenir. On peut passer du guitariste Adam Halliwell, qui change d’instrument entre la flûte traversière et le vocodeur, au batteur Jim Rindflesh qui y va d’un solo de la mort (à la manière du film Whiplash). On passe aussi par le chanteur et claviériste Kevin McDowell qui s’amuse à lancer des ambiances auditives et par le bassiste Tomas Shanahan qui s’agenouille pour tirer de grosses lignes de basses pour accompagner les solos de musiciens.

Mildlife

La musique de Mildlife, influencé par le rock alternatif, le jazz-funk et le zamrock, a transformé Le Ritz en un gros plancher de danse. Cette communion a permis à tout le monde de bien s’entendre pour que chacun puisse s’exprimer sans nuire de façon dérangeante. Que ce soit quelqu’un qui danse seul ou encore des couples qui dansent et s’embrassent, il y en avait pour tous les goûts.

Après une heure de spectacle, le groupe a quitté la scène pour finalement revenir et faire un rappel, donc un nouveau medley, de 30 minutes. La dévotion de ce groupe envers la musique est assez belle.

Montréal semble avoir conquis le coeur de Mildlife. L’amour du public n’a pas changé du début jusqu’à la fin et, pour ma part, j’ai fait une découverte musicale assez intéressante. Mildlife vaut assurément une écoute approfondie… si vous cherchez à agrémenter la liste de lecture de vos soirées entre amis.

Crédit photo: Charles-Antoine Marcotte