Concerts

FME 2019 : suite et fin

Deuxième moitié de festival, où les concerts font légions et les heures de sommeils manquent. On craque pour Dominique Fils-Aimé, The Sadies, Necrotic Mutation et bien plus.

Le samedi soir s’est entamé sur Dominique Fils-Aimé qui livrait à la scène Paramount les chansons de ses deux premiers albums. Elle nous a rapidement demandé de garder les applaudissements pour la fin du spectacle, ce qui n’a fonctionné que pour la première moitié. Voyant les prouesses musicales de ses musiciens et les acrobaties vocales qu’elle nous envoyait, il était difficile de rester sage et passible. Nameless, There Is Probably Fire étaient des moments forts de sa prestation.

Crédit photo: Maryse Boyce

En soirée, j’ai décidé de me rendre à Half Moon Run, même si ça me faisait un peu peur. Et j’avais raison. Je cherche toujours ce qui excite tant les gens. Les pièces étaient bien exécutées, en fait comme sur album. En fait, on aurait juste pu écouter l’album tous ensemble, leur présence était presque superflue. Le groupe ne parle pas beaucoup à la salle et livre ses chansons avec une exécution chirurgicale. Mais, ça reste froid. Très froid. Bref, ce n’était pas ma tasse de thé avant le spectacle et ce l’était encore moins après.

Crédit photo: Maryse Boyce

Lorsque je suis sorti de l’Agora des Arts, c’est Koriass qui officiait sur la scène de la 7e rue et au moment même FouKi se joignait à lui pour une pièce. Je suis arrivé sur le tard, mais c’était un spectacle moins efficace sur une grosse scène qu’en salle. Koriass est impressionnant à voir aller et c’est le fun de pouvoir l’observer à l’oeuvre. Mais bon, il a quand même frappé fort avec son rappel où il a enchaîné Cinq à sept et Zombies.

Fin de soirée psychédélique

Je me suis ensuite rendu au Théâtre du Vieux-Noranda pour attraper la fin du spectacle d’Atsuko Chiba qui livrait majoritaire des chansons de son dernier album, Trace. Le groupe est d’une solidité et d’un entrain contagieux sur scène. C’était une excellente façon de se donner un second souffle pour la suite.

Parce que la suite était le groupe américain …And You Will Know Us By the Trail of the Dead qui venait célébrer les 20 ans de l’album Madonna à Rouyn-Noranda après un passage à Montréal en mai au festival Distorsion. Le quatuor s’est bien défendu avec des pièces énergiques et une livraison intense. Par contre, dans son ensemble, le spectacle manquait un peu chaleur. Les membres semblaient chacun dans leur monde et échangeaient peu de regards sur scène. C’était un peu bizarre. De plus, les chansons ne se démarquaient pas particulièrement de leurs versions originales. N’allez pas croire que c’était mauvais, mais ça manquait un peu d’épices.

Crédit photo: Maryse Boyce

Bien commencer la dernière journée

Louis Venne est le nouveau nom de l’auteur-compositeur-interprète Louis-Philippe Robillard. Le franco-ontarois venait présenter des chansons qui se retrouveront sur son premier album en 8 ans, prévu pour le mois d’octobre. C’était bien sympathique. Il faut dire que la force de son œuvre est les textes qui nous racontent des anecdotes surprenantes et des récits de voyage avec un penchant émotif. De plus, il est un solide musicien entouré d’une belle bande (dont Olivier Fairfield de Timber Timbre). Ça ne révolutionne pas la musique, mais ça fait bien ce que ça fait. Il reste un peu de travail dans les transitions, mais peut-être que c’est simplement que la rouille n’est pas encore toute sablée.

Crédit photo: Maryse Boyce

Pour la suite, c’était le spectacle de clôture à l’Agora des Arts. Le tout a commencé avec le couple / duo Julie Doiron et Dany Placard. On va le dire tout bonnement, les deux amoureux sont cutes à mort sur scène. C’était leur première collaboration et ils semblaient un peu nerveux, un peu comme à une première date. Ça riait et lançait des regards complices à la dizaine. Ils ont mélangé leurs répertoires respectifs et joués I Woke Myself Up de Doiron, Too Late, une nouvelle de Placard et quelques autres. Le moment fort qui nous reste est lorsqu’ils ont joué Mon amour était plus fort que ce qu’on voit dans les vues tirée de Full Face. Une pièce que Placard n’avait jamais joué live. POURQUOI? C’est tellement une belle pièce. Ils ont fini le tout avec une reprise de My Mummy’s Dead de John Lennon et le Plastic Ono Band.

Des surprises, du métal et une déception…

Lorsque Daniel Romano est embarqué sur scène, je ne m’attendais pas à ce qui allait suivre. Le Canadien s’est lancé dans un show très rock qui n’a pas connu de silence avant que la fin du spectacle arrive. Les musiciens s’accordaient même pendant les chansons. C’était assez impressionnant. C’est à se demander comment ça se fait que cette énergie brute ne se retrouve que rarement sur album pour Romano. Bref, c’était réussi.

Crédit photo: Maryse Boyce

Puis, je me suis dirigé vers le petit théâtre du Vieux-Noranda pour le spectacle de Necrotic Mutation. Tout un spectacle que le groupe de métal québécois a donné pour la première fois en 20 ans à Rouyn! Le chanteur, Sébastien Croteau, est entré en scène affublée d’une camisole de force qu’il a retirée pendant la première pièce entre deux growls bien placés. C’était à la fois un spectacle avec un nouveau guitariste et une première prestation avec les cheveux courts pour Croteau. C’est quand même une soirée de grande première! Pour la dernière chanson, question de nous achever, le groupe a invité la chanteuse du groupe Obsolete Mankind, Marie-Hélène Landry, sur scène. C’était tout à fait réussi.

Crédit photo: Maryse Boyce

Je pensais que je venais de voir la chose qui allait le plus me surprendre de la soirée. Hélas, c’était mal connaître les Sadies. À mon souvenir, ce n’était pas particulièrement intéressant… j’avais si tort. Lorsqu’on est entré, les quatre vétérans de la scène canadienne étaient affairés à accorder leurs guitares pendant un bon 3 minutes. C’est qu’ils doivent aussi boire quelques gorgées de bière. Les deux frères Good étaient bien solidement paquetés et pourtant quand la musique partait, ils étaient d’une justesse et d’un aplomb qui gênerait bien des gens sobres. Alternant entre la guitare, le violon, l’un des deux frères semblait avoir un peu de misère à se tenir debout, mais les chansons rentraient au poste. The Sadies nous a chanté Et moi et moi et moi de Jacques Dutronc avant de tirer leur révérence. Mais bien sûr, ils sont revenus pour un long rappel sous forme de medley.

Toute bonne chose a une fin

J’ai terminé mon FME 2019 au Cabaret de la dernière chance pour Last Train. Malheureusement, le groupe de jeunes hommes ne m’a pas particulièrement impressionné. Le groupe fait un rock assez entraînant, mais passe plus de temps à utiliser leur guitare comme des objets phalliques qu’en jouer réellement. Peut-être que la leçon de rock que je venais de recevoir des Sadies y était pour quelque chose, mais leur rock plutôt convenu et leur face de band qui se prenait un peu trop au sérieux m’a laissé de glace.

Encore une fois, j’ai été reçu en prince à Rouyn-Noranda par une organisation qui prend à cœur de faire vibrer la ville pendant les trois jours. On apprenait hier que Sandy Boutin quittait la présidence du FMEAT pour aller relever de nouveaux défis dans la fonction publique. On le salue bien bas. Mais je ne m’inquiète pas du tout pour la suite. Parce que la cofondatrice Jenny Thibault veille toujours au grain, Claude Fortin n’est jamais loin pour s’assurer que tout roule et Magali Monderie-Larouche est maintenant solidement installée dans le siège du conducteur.

Longue vie à toi FME. J’ai déjà hâte de te revoir!

Voici une gallerie de photos par Maryse Boyce qui vous donne ces deux jours en images:

Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce
Crédit photo: Maryse Boyce

Crédit photo: Maryse Boyce

Exprimez-vous!





Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.