Critiques

Atsuko Chiba

Trace

  • Indépendant
  • 2019
  • 40 minutes
7

Présents sur la scène alternative montréalaise et québécoise depuis plusieurs années déjà, Atsuko Chiba nous revient avec un autre album qui mélange les styles et déstabilise l’auditeur. Pour Trace, le groupe délaisse un peu le format longues-chansons-avec-longs-bouts-ambiants pour des pièces plus concises tout en gardant leur son bien à eux.

Cela dit, le tout commence avec une des meilleures pièces de l’album, A Heretic of Arrogance, qui commence (eh oui!) avec un long intro de clavier avant l’entrée en scène d’une section rythmique des plus efficace. Nous sommes ici dans les eaux bien connues du post-rock/art rock jusqu’à la marque des 4 minutes où la guitare et les stop and go viennent surprendre l’auditeur. Cette formule sera reprise de façon tout aussi intéressante au quatrième morceau de l’album. Voix chorales incluses.

Les pièces 2 et 3, Pawn to King, en deux parties, nous dirige dans une autre direction. La partie 1, plus posée, avec voix, nous sort des structures connues du style pour flirter avec la pop. La deuxième moitié vient toutefois nous ramener en territoire plus expérimental avec la basse bien présente à la rythmique atypique. Ces expérimentations rappellent quelque peu Swans, sans toute la lourdeur et l’agressivité. Assurément un des moments les plus forts de l’album.

Avec les deux courts morceaux Sometimes All You Need Is et Hold On, les Astukos laissent respirer l’album avec de jolies ambiances post-rock. Par contre, vers la fin du parcours, Dry Ice laisse l’auditeur sur son appétit. Plus groovy et mélodique, la chanson ne semble jamais vraiment vouloir décoller tout au long de ses 7 minutes.

Heureusement, le tout fini en force avec New Folds, une autre pièce à la rythmique atypique. Le crescendo et la voix apportent le côté épique du post-rock sans toutefois répéter la formule, celle-ci maintes fois imiter depuis presque 30 ans. Tellement que les 3 dernières minutes sont consacrées à de subtiles lignes de clavier et de voix plutôt qu’un mur du son. Quand on dit que le groupe ne fait pas les choses comme les autres…

Retour réussi pour Atsuko Chiba qui consolide sa place comme l’un des groupes alternatifs les plus intéressants de Montréal. Sans aucune concession, cet album est toutefois destiné aux mélomanes les plus avertis.

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