Chroniques

Quicksand

Manic Compression

Cet album, je l’ai écouté beaucoup. Vraiment beaucoup. Trop ? Non, ce n’est jamais trop! Si à chaque fois que j’avais écouté cet album, cela m’avait rapporté un dollar, je possèderais le même portefeuille que Guy Laliberté! Bon ok! C’est peut-être exagéré un brin, j’en conviens! Donc, je me contenterai de comparer mon faux portefeuille à celui de Tiger Woods ! Lorsque je me suis procuré cet album, j’avais beaucoup de cheveux. Ils étaient longs. Aujourd’hui, j’en ai nettement moins épais sur le coco et en plus quelques-uns sont devenus gris depuis. Malgré ce vieillissement, ça ne m’empêche pas de l’écouter encore et encore… et d’y prendre un réel plaisir.

Le quatuor de New-York m’a toujours plu pour diverses raisons. Tout d’abord leur son. La basse est très présente dans l’ensemble et apporte beaucoup. Le bassiste Sergio Vega amène un son assez gras et riche qui appuie parfaitement les deux guitares. En même temps il sait être mélodique à souhait. Son jeu est souvent différent des guitares ce qui l’aide à se mettre en valeur. Aujourd’hui, il est le bassiste de Deftones depuis quelques années. Et en passant, il fait un excellent travail dans Deftones. Il a su garder l’approche de son prédécesseur tout en apportant sa touche personnelle.

Une autre chose qui me plait beaucoup chez Quicksand, c’est leur chanteur. Il se nomme Walter Schreifels. Il apporte aussi sa contribution au groupe en jouant de la guitare électrique. C’est cependant sa voix qui vient particulièrement me chercher. Il a un timbre de voix assez unique et des inflexions vocales tout aussi singulières. Fait assez rare pour un band post-hardcore, il ne hurle jamais ou presque. Lorsqu’il le fait, c’est qu’il pousse sa voix, et non, afin de délibérément hurler comme le font la majorité des groupes de ce genre. Son jeu de guitare est simple et efficace.

Tom Capone et Alan Cage complète le groupe. Capone y va lui aussi d’un jeu de guitare simple parsemé de quelques petits solos ici et là. Jamais rien de bien complexe mais d’une compétence irréprochable. Il a une légère touche noisy qui me plait beaucoup par ailleurs. Cage lui, pioche sur ses tambours de manière rythmée et précise. Il n’est pas un virtuose mais sa façon de jouer est exactement ce qu’il faut pour le bien des chansons.

Même si en écoutant l’album on s’aperçoit qu’au niveau de la réalisation le disque prend de l’âge un peu, il est évident que les morceaux vieillissent bien. Ceci dit, je ne changerais absolument rien à la réalisation.

Il est très évident que je suis beaucoup (et j’insiste sur le mot beaucoup !) plus pauvre que Guy Laliberté. Je suis aussi nettement en deçà de la fortune financière du golfeur Woods. Cependant, je doute fort qu’ils aient écouté Manic Compression aussi souvent que moi… Ce qui veut peut-être dire, que je suis vraiment plus riche qu’eux !

Quicksand
Manic Compression
Island Records
38 minutes
Paru en 1995

01. Backward
02. Delusional
03. Divorce
04. Simpleton
05. Skinny (It’s Overflowing)
06. Thorn in My Side
07. Landmine Spring
08. Blister
09. Brown Gargantuan
10. East 3rd St.
11. Supergenius
12. It Would Be Cooler If You Did

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=EmvbiuzMcWs[/youtube]

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