Chroniques

Les EP à LP du mois de juillet 2018

Gros mois de hip-hop en juillet.  Mais encore une fois, voilà une sélection qui passe par pas mal tous les genres.

 

Nate Husser – Minus 23

Le montréalais Nate Husser continue de livrer des raps de qualité sur Minus 23. L’un des rimeurs les plus talentueux sur la scène montréalaise, Husser est capable de varier son débit avec une habileté bien appréciable. On retrouve dans les compositions de Minus 23 une « texture old » school dans le rendu. Ce court EP de trois pièces fait à peine 10 minutes, mais démontre encore une fois à quel point Husser est capable de jouer avec les mots et les sonorités. Il finit même l’EP sur une raillerie à l’endroit de Kanye West.

FouKi – La Zayté

Ça fait à peine 3 mois que FouKi a lancé Zay qu’il rapplique déjà avec un EP de quatre chansons intituler La Zayté. On y retrouve deux productions qui ne sont pas de Quiet Mike, une collaboration avec Tommy Kruise, Pops et Poolboy qui reprend un peu les rythmes dancehall. On y retrouve aussi une production de VNCE Carter intitulé Kankan. C’est très mélodieux et ça se rapproche, encore une fois, du dancehall. Mais rien ne remplace l’union de Quiet Mike et FouKi qui sont à leur meilleur ensemble. Gwap et Zaybae sont les deux pièces les plus efficaces de l’EP.

Calpurnia – Scout

Calpurnia est le groupe de Finn Wolfhard que vous avez peut-être vu dans le rôle de Mike dans l’une des deux saisons de Stranger Things. Est-ce que c’est uniquement une affaire de popularité? Ce n’est étonnamment pas seulement ça. Calpurnia en est encore à ses premiers pas, mais le groupe offre un son surprenant. Il tire ses influences de la grande tradition rock’n’roll et se permet de s’amuser avec ceux-ci. La facture est légèrement crasse, assez pour que ça pique la curiosité.

Converge – Beautiful Ruin

Converge lance un EP de chansons qui ont été enregistrées en même temps que leur dernier album The Dusk in Us. Tout comme ce dernier, les chansons frappent dans le mile. On y retrouve quatre titres agressifs et puissants qui rentrent au poste comme ce à quoi Converge nous ont habitués. On y retrouve des titres plus compacts que sur l’album. La plus longue des pièces frôlant le deux minutes et demi. Les émotions sont à vifs sur Beautiful Ruin et le quatuor verse souvent dans le côté plus violent de son esthétique sonore.

Jackson Pulloff – BIENCUIT

Jackson Pulloff est de retour avec ses riffs remplis de douce dissonance avec l’EP BIENCUIT. Les trois pièces passent à travers des atmosphères très différentes. Alors que L’art est facile à dorer rentre au poste, La corbeille prend une tournure plus mélancolique qui n’est pas sans rappeler Le Havre. C’est un projet à suivre que ce Jackson Pulloff. BIENCUIT est moins mélodieux que le premier EP et se dirige hors des sentiers battus. En fait, je ne crois plus qu’on peut y voir la route de là.

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