Chroniques

Les EP à LP de septembre 2019

Fleur du Mal — Spleen I

Le groupe français de rock bruyant, Fleur du Mal, lance ici son premier EP intitulé Spleen I. J’avais beaucoup accroché sur la pièce Regrets qui est pleine de mélodie langoureuse shoegazienne et de guitares distorsionnées. Le groupe reprend aussi la chanson Paris Le Flore d’Étienne Daho sur ce mini-album. C’est un premier essai, mais c’est déjà prometteur pour la formation française.

Élégie — Nuances de pourpre

Le quatuor de Québec, Élégie, lançait récemment son deuxième EP : Nuances de pourpre. La formation prend du galon et son post-punk se mélange à du rock alternatif et des mélodies efficaces pour porter les textes. C’est généralement très bien réussi et il faudra garder ce groupe à l’oeil et à l’oreille. Un groupe à découvrir si vous aimez le rock entraînant qui donne envie de taper du pied et même faire quelques pas de danse. 

Obia le chef — Zoklo

Obia le chef offre un EP très solide rempli de collaborations intéressantes avec Tizzo, FouKi, High Klassified et VNCE Carter. C’est quand même à travers son travail textuel qu’il marque le plus de points. Mailler et Navette démontrent une maturité surprenante et intelligente. Il est aussi capable de chanter que de varier son débit pour nous garder en haleine. Du beau travail.

Mudhoney — Morning in America

Morning in America regroupe des chansons que Mudhoney a enregistrées lors des sessions pour l’album Digital Garbage. Rajoutez à tout cela Let’s Kill Yourself Live dans une version alternative et deux pièces qui étaient sur des B-sides. Bref, c’est du Mudhoney comme on l’attend. Ce n’est pas surprenant, mais drôlement efficace. La formation américaine ne dérougit pas de son rock plutôt prolétaire et grunge. 

Death Cab For Cutie — The Blue EP

Si vous cherchez toujours le Death Cab For Cutie du Photo Album ou de You Can Play These Songs With Chords, vous allez être déçu. Par contre, on est vraiment dans un DCFC beaucoup plus intéressant que sur les mièvres Codes and Keys et Kintsugi. Leur virage inévitable vers des sonorités d’arena rock est achevé et ça fonctionne plutôt bien. Before the Bombs est faite sur mesure pour les spectacles à grand déploiement, toujours en gardant la personnalité du groupe. C’est plutôt efficace sans être révolutionnaire.

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