Critiques

Angine de Poitrine

Volume II

  • Spectacles Bonzaï
  • 2026
  • 37 minutes
8,5
Le meilleur de lca

Eh là, là, le sujet chaud. Angine de Poitrine, groupe de rock microtonal incroyable pour certain, illuminatis qui mangent des bébés en louangeant Satan pour d’autres, a fait un raz-de-marée à travers la province depuis leur passage à Tout le monde en parle. La seconde classification que certains illuminés leur affublent en dit beaucoup plus sur leur xénophobie, au point d’avoir peur des êtres venus d’une autre planète. En plus, tout le monde sait qu’ils mangent des hot-dogs cuits au chalumeau franchement. Tout ça pour dire que, depuis environ quatre mois, Angine de Poitrine a été propulsé dans les hautes sphères de la célébrité musicale en raison de leur musique surprenante. Même Dave Grohl est rendu un fan. Ce n’est pas peu dire.

Qu’en est-il de ce deuxième volume? On peut dire que c’est un Angine de Poitrine un peu plus léchée, notamment en raison de la qualité de l’enregistrement qui est bien améliorée par rapport au premier volume. L’autre chose qui marque, c’est le rythme. Ça déménage beaucoup plus sur le deuxième volume par rapport au premier. C’est particulièrement vrai sur Mata Zyklek, l’un deux simples qui est paru avant la sortie de l’album. Le duo réussit en fait à insuffler la même énergie entraînante de ses concerts dans les pièces de l’album. C’est vrai pour les six titres, mais particulièrement clair sur Mata Zyklek.

Allons-y pièce par pièce, parce que c’est un peu un album où tous les morceaux fittent ensemble, mais sont aussi très indépendants. Fabienk qui ouvre l’album, où le groupe chante pour une des rares fois de sa jeune carrière, offre un solide groove avant de se lancer, dans ce qui semble un hommage à Fabien Peterson, l’énigmatique personnage du début de la carrière d’Angine pour ensuite changer complètement de riffs pour célébrer Sébastien Collin, leur gérant actuel.

Sarniezz mise une boucle de guitare qui file à vive allure sur laquelle d’autres petits jeux de guitares se font aller. Pendant ce temps, Klek se fait aller derrière les futs avec acharnement. UTZP a des petits côtés klezmer surprenants. Sommes-nous dans un mariage juif? Une tarentelle italienne? Ou encore juste au cirque? C’est une pièce sur laquelle il serait facile de se faire aller les pas de danse de la Soirée canadienne.

Yor Zarad revient avec quelque chose de plus lourd et peut-être la pièce la plus hargneuse de la discographie d’Angine de Poitrine. La grosse basse et la guitare frénétique donnent une atmosphère nerveuse à la pièce. Angor pour sa part un petit côté à la Tool avec ses tambours rythmés qui ont une place importante dans la construction de la pièce. C’est aussi vrai pour les guitares moins hyperactives que pour le reste de l’album qui ont un petit quelque chose d’Adam Jones.

On peut dire que les deux sympathiques extra-terrestres réussissent leur deuxième volume qui leur permettra de continuer à surfer sur la vague (de tsunami) sur laquelle il glisse tout bonnement. On leur prévoit de continuer leur conquête de la terre avec ces six excellentes pièces.

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