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Critique : Robyn Hitchcock – Robyn Hitchcock

Assez anonyme de ce côté-ci de la grande flaque, l’auteur-compositeur-interprète britannique âgé de 64 ans, Robyn Hitchcock, faisait paraître la semaine dernière un énième album en carrière : l’homonyme Robyn Hitchcock. Le multi-instrumentiste influencé par les mythiques John Lennon et Syd Barrett est connu en Amérique pour son mini succès, Madonna of the Wasps, sur lequel l’excellent Peter Buck (guitariste de R.E.M) y va de ses meilleures accroches arpégées. Autant à la fin des années 70 avec The Soft Boys qu’avec ses acolytes The Egyptians, Hitchcock a toujours proposé des disques aux accents pop psychédéliques de qualité. Le bonhomme est un maître mélodiste, pas de doute là-dessus.

Trois années se sont écoulées depuis la parution de The Man Upstairs et durant ce laps de temps, Hitchcock s’est installé à Nashville afin de s’immerger dans « l’American Songbook ». Bien entendu, cette immersion vient quelque peu influencer le son d’ensemble de ce nouvel album, mais ceux qui connaissent Hitchcock ne seront pas dépaysés. On retrouve intact tout le talent mélodique de l’artiste qui est ici bonifié par un pop-rock assez abrasif. Pour tout dire, c’est un excellent disque de la part du vétéran.

Et l’excellence de cette création n’est pas étrangère à la réalisation de Brendan Benson, la tendre moitié de Jack White au sein des Raconteurs. De plus, le père Hitchcock est appuyé par les voix de Gillian Welch (grande « country girl » devant l’éternel) et de Grant Lee-Phillips (ex-meneur de Grant Lee Buffalo). Le guitariste Pat Sansone (Wilco) vient également prêter main-forte au Britannique sur quelques pièces. Entouré d’autant de talent, Hitchcock ne pouvait rater son coup.

À cet âge, on ne peut exiger d’Hitchcock de se réinventer complètement, mais le côté « droit au but », la qualité des chansons et la voix limpide du chanteur font de cette production une réussite. Parmi les joyaux ? La très Johnny Cash intitulée I Pray When I’m Drunk, les guitares, à la The Byrds, évoquées dans Mad Shelley’s Letterbox, le petit penchant « Gram Parsons » et les superbes harmonies célestes dans 1970 in Aspics ainsi que la néo-psychédélique aux accents beatlesques titrée Autumn Sunglasses… et c’est bon du début à la fin.

Le doyen a atteint les 64 ans bien sonnés. Je vous mets donc au défi de dénicher des vétérans compositeurs capables d’autant de pertinence qui ne s’égarent pas dans des sentiers faussement créatifs. Hitchcock est totalement intègre et a eu la grande intelligence de bien s’entourer, de faire pleinement confiance à ses fréquentations professionnelles. Allez, les jeunots ! Ne serait-ce que pour parfaire vos connaissances musicales, je vous invite à visiter l’univers musical de Robyn Hitchcock. Un artiste qui n’est manifestement pas apprécié à sa juste valeur… du moins ici même en Amérique.

Ma note: 7/10

Robyn Hitchcock
Robyn Hitchcock
Yep Roc Records
35 minutes

http://www.robynhitchcock.com/

Critique : Wire -Silver/Lead

40 ans de carrière derrière la cravate, un paquet d’excellents disques, dont les célébrés Pink Flag, Chairs Missing et 154 (et Red Barked Tree paru en 2010), la formation Wire ne dérougit pas, proposant création après création, du rock au quotient intellectuel élevé. Depuis 1976, Colin Newman, Graham Lewis et Robert Gray (le groupe est complété depuis 2010 par le guitariste Matthew Simms), ont revêtis différents costumes sonores. Des balbutiements post-punk en passant par quelques incursions dans le krautrock, la récente mouture de Wire a titillé un bon nombre de fanatiques de shoegaze.

La semaine dernière, le quatuor y allait d’un 16e album studio en carrière, intitulé Silver/Lead, qui voit la formation emprunter un virage que je qualifierais maladroitement de « pop-rock pour rockeurs cultivés ». Le mur de son habituel de la formation disparaît quelque peu afin de mettre de l’avant la force mélodique de la formation. Même si les mélodies accrocheuses ont toujours fait partie de l’arsenal de Wire, cette fois-ci, grâce à une approche plus posée, on reste scotché au travail mélodique de Newman et Lewis.

Musicalement, ça demeure toujours aussi binaire et carré. Le jeu de batterie efficace et minimaliste de Robert Gray et les guitares de Newman et Simms (même si elles sont moins explosives) sont du Wire pur jus. Les fans s’y reconnaîtront aisément. C’est l’intention harmonieuse proposée par ces vétérans qui désarçonnent. Mais parce que Wire présente toujours des disques dans lesquels il faut prendre le temps de s’immerger, le temps réussit encore une fois à faire son œuvre. Nos oreilles abîmées par trop d’années de rock tonitruant se sont donc retrouvées avec un autre bon disque de Wire à écouter.

Pas exceptionnel bien sûr, mais pour de vieilles moppes qui ont passé le cap de la soixantaine, je tire ma révérence. Bien des artistes de cette génération sont totalement largués et encroûtés dans un marasme créatif navrant. Pas de ça chez Wire. Si on tient compte que la musique est un art particulièrement bien marketisé qui n’en a plus que pour la jeunesse hyperactive, la bande à Newman n’a pas à rougir de ce Silver/Lead.

Short Elevated Period est parfaitement Wire; un véritable « wall of sound ». Forever a Day est une grande chanson pop-rock au refrain imparable. This Time, même si elle est bâtie sur le même moule que Forever a Day, atteint la cible grâce aux superbes guitares arpégées et au clavier d’ambiance situé à l’arrière-plan dans le mix. Silver/Lead est l’une des rares pièces que j’ai entendues dans ma longue vie de mélomane dont la lourdeur n’est pas édifiée par des guitares abrasives. C’est plutôt la batterie métronomique et le jeu de basse élémentaire qui confère à cette chanson cette pesanteur mélancolique qui séduit.

Est-ce un grand cru de la part de Wire? Pas du tout, mais ce groupe, qui a influencé une litanie d’artistes crédibles, de Blur en passant par Sonic Youth (et plus récemment Savages), est toujours pertinent. Après tant d’années au compteur, très peu d’artistes ont arpenté une trajectoire aussi irréprochable que Wire. C’est pour une énième fois, une autre bonne production.

Ma note: 7/10

Wire
Silver/Lead
Pinkflag
37 minutes

http://www.pinkflag.com/

Entrevue avec The Zombies

C’est rare qu’on ait le privilège de s’entretenir avec une légende toujours vivante. Rod Argent et son groupe The Zombies ont atteint ce statut. Nous avons eu la chance de nous entretenir au téléphone avec ce dernier pendant que le groupe mettait la touche finale à son spectacle au New Jersey.

Le groupe qui a révolutionné le rock psychédélique dans les années 60 n’a pas eu une carrière typique. Après de nombreux essais à percer, la formation enregistre un ultime album : Odessey and Oracle. À sa sortie, le succès n’est toujours pas au rendez-vous et la bande décide qu’il est temps de passer à autre chose. « À mon souvenir, ça fait quand même quelques années, je pense que Chris (White, bassiste et autre compositeur du groupe avec Argent) se sentait comme moi. Nous sentions que la séparation s’en venait et nous étions désespérés d’enregistrer un album de la manière que nous pensions que les chansons devaient s’écouter. Nous étions frustrés par la production des simples que nous avions fait paraître auparavant. Ce n’était pas comme ça que nous voulions sonner. Après l’enregistrement, nous étions très satisfaits du résultat, mais les simples n’ont pas marché et nous nous sommes séparés. C’était une décision financière, parce que les autres dans le groupe qui n’avait pas écrit de chansons ne recevaient aucune rémunération, c’était intenable. » Il n’y a pas de grogne dans le groupe simplement de la déception. Ce n’est que quelques mois plus tard que Time of the Season fera un tabac aux États-Unis.

Le groupe n’était pas au courant à ce moment que leurs simples fonctionnaient partout à travers la planète. « Dans ce temps-là, vous ne l’appreniez tout simplement pas. Nous n’avons donc pas capitalisé sur ça. » L’internet a tout changé pour les groupes qui maintenant peuvent savoir où leur musique fonctionne. « Tu peux avoir un succès au Pôle Nord et le savoir dans l’heure. » S’ils avaient su que les choses allaient si bien pour eux, ils ne se seraient pas séparés. « Il n’y avait pas de tension entre les membres du groupe. C’est pourquoi aujourd’hui nous jouons toujours ensemble et nous avons du plaisir. Nous nous entendions bien dans le temps et nous nous entendons toujours bien aujourd’hui. Voilà pourquoi nous tournons toujours ensemble. »

Depuis 2004, le groupe est de retour en bonne due forme et tourne un peu partout à travers la planète. Bien sûr, il joue les pièces de leur album mythique paru il y a 49 ans, mais aussi des chansons des quatre albums parus depuis le début des années 90. Cette tournée sera la dernière chance d’écouter l’album en version live. « Nous sommes au Canada et aux États-Unis pour deux mois et nous tournons avec tous les membres vivants du groupe, en incluant ceux qui en font maintenant partie. Cela nous permet de jouer chacune des notes de l’album de a à z. Ça fait 50 ans que nous avons enregistré l’album à Abbey Road. Nous nous sommes dit, on est très fier de l’album et on pense toujours qu’il s’écoute bien, mais nous ne voulons pas passer le reste de nos vies à le jouer et à regarder en arrière. Nous nous sommes dit que nous ferions un blitz à travers le Canada, les États-Unis, l’Angleterre, les festivals européens puis nous allions tracer une ligne. »

Rares sont les albums qui réussissent à traverser le temps et toujours être écoutés 50 ans après leur création. Odessey and Oracle fait partie d’une classe sélecte d’albums en compagnie de Pipers at the Gates of Dawn de Pink Floyd qui traverse le temps et continue d’attirer l’attention de nouvelles générations de mélomanes. « Deux ou trois des dernières entrevues que nous avons faites sont avec des journalistes qui sont au début de la vingtaine. C’est surprenant de voir que ça peut encore résonner chez les générations présentes. On a dû faire quelque chose de la bonne façon. »

Plus récemment, Argent s’est trouvé à discuter avec Graham Nash (Crosby, Stills & Nash) et les deux hommes n’en reviennent pas que 50 ans plus tard, ils ont toujours envie de composer des chansons et qu’ils ont encore du plaisir à jouer celles qu’ils ont écrites il y a près d’un demi-siècle. Il faut dire que The Zombies ont fait leurs premiers pas dans une période faste pour la musique anglaise. Ce sont les années 60 des Beatles et The Kinks. « C’était un temps très excitant pour un musicien puisque les frontières de la pop étaient abattues et nous étions très libres de composer comme nous l’entendions. Le public était beaucoup plus réceptif aussi à l’époque. Aujourd’hui tout est compartimenté et marginalisé lorsqu’on fait des expériences sonores. »

Le succès s’est peut-être fait attendre pour le groupe, mais ils reçoivent enfin la reconnaissance qui leur revient : « Still Got The Hunger s’est classé parmi le Billboard 100, ce qui est incroyable! » Le groupe joue maintenant devant des foules impressionnantes et continue de composer de la musique et d’enregistrer comme à l’époque. Le tout en ayant les moyens nécessaires pour faire de la musique comme ils le veulent. Ils seront de passage au National le 1er avril et croyez-nous, ce n’est pas un poisson d’avril.

http://www.evenko.ca/fr/evenements/11779/the-zombies/l-imperial/04-01-2017

Critique : Sleaford Mods – English Tapas

Il y a le légendaire flegme britannique que l’on associe souvent à une certaine forme de conservatisme teintée d’arrogance, mais le « british » est aussi très efficace quand il utilise le sarcasme rentre-dedans à des fins de revendications politiques. Le duo Sleaford Mods se case clairement dans la deuxième catégorie. En 2015, j’ai découvert le tandem grâce à l’excellent Key Markets. Je retrouvais toute la hargne issue de la révolution punk des années 70 qui, couchée sur une musique totalement minimaliste, m’avait totalement surpris, mais surtout ravi.

Formé de l’intraitable Jason Williamson (voix) et d’Andrew Fearn (boîte à rythmes et basse), Sleaford Mods est actuellement l’un des groupes anglais parmi les plus controversés. Williamson qualifie son art de « sprechgesang » (un alliage de rap et de mélodies) et l’homme n’hésite pas à pourfendre toute la médiocrité de la société britannique… et qui ressemble à s’y méprendre à celle qui se développe sournoisement depuis une vingtaine d’années sur le territoire nord-américain.

Et tout y passe : la célébrité fabriquée par des médias de masse avides de cotes d’écoute monstrueuses, le manque de culture d’une société qui confond sans cesse l’art et le marketing, l’importance démesurée accordée aux opinions en 140 caractères émises sur les inutiles médias sociaux, l’apathie d’un peuple plus intéressé à s’endormir dans le consumérisme que de se lever pour une meilleure vie pour tous, sans aucune exception, de même que le délabrement de nos systèmes d’éducation qui s’affairent à former des travailleurs plutôt que des citoyens à part entière.

Le constat est implacable, dur et incontestable. La Grande-Bretagne (et l’Occident) régresse dangereusement et Williamson gratte les purulents bobos qui affligent sa patrie, et ce, sans aucune subtilité. Et vous savez quoi? Il a parfaitement raison de tourner le miroir sur l’ignorance crasse qui frappe nos sociétés et sur cette funeste tendance à faire porter le poids de notre irresponsabilité collective sur le dos des minorités. L’histoire se répète une énième fois. Va pour la partie littéraire. Je m’arrête. Je crois que vous avez compris.

Puisqu’ici on jase de musique, c’est ce dépouillement musical qui crédibilise le propos martelé sans compromis par Williamson. Une basse, un rythme en toc, une note de synthé, tout est construit pour aller à l’essentiel, sans fioritures. La formule demeure donc intacte et ça fonctionne de nouveau à la perfection.

Cela dit, on adore ou on déteste souverainement Sleaford Mods. Les déclamations et les mélodies élémentaires, crachées sans aucune finesse aux oreilles de l’auditeur, pourraient rebuter celui qui préfère s’évader dans « l’entertainement ». Pour les autres qui, comme moi, ont besoin de se sentir vivants, dans un monde dramatiquement moribond, Sleaford Mods est une bouffée d’air frais, un coup de pied dans la ruche… pour ne pas dire autre chose!

C’est bon du début à la fin et ce English Tapas prend de l’ampleur au fil des auditions. Mes préférences vont à l’hymne absurde, dédiée aux réseaux sociaux, titrée Just Like We Do, aux petits penchants punk « old school » entendus dans Moptop et Carlton Touts, aux imparables grooves qui animent Snout et Cuddly, à la menaçante Dull ainsi qu’à l’acte de contrition de Williamson face à ses propres contradictions, intitulé I Feel So Wrong.

L’héritage du néo-libéralisme économique sera totalitaire, impitoyable et nous astreindra, dans un avenir rapproché, à des tâches aliénantes et précarisées, mais au moins Sleaford Mods nous aura mis en garde. Ce groupe a le mérite de plonger nos visages botoxés, nos cerveaux hyperactifs et nos regards bovins dans notre gâchis collectif.

Ma note: 8/10

Sleaford Mods
English Tapas
Rough Trade
37 minutes

https://sleaford-mods.myshopify.com/

Critique : Temples – Volcano

Dans la vie comme au hockey, la guigne du deuxième album est un mal qui guette beaucoup de jeunes groupes (et de jeunes recrues…) Après avoir fait figure de révélation de l’année en 2014 avec son premier album Sun Structures, un bijou de psych-rock, les attentes étaient très élevées pour le groupe britannique Temples et son disque Volcano. Mais la formation peut dire : mission accomplie!

Rendons d’abord à César ce qui revient à César : la bande menée par le chanteur et guitariste James Bagshaw n’aurait sans doute jamais remporté un tel succès si elle n’avait pas été précédée de Tame Impala, qui a ouvert la porte pour tous ces groupes de la vague néo-psychédélique. La recette de l’album Sun Structures n’avait d’ailleurs rien de particulièrement original, combinant des influences des Beatles, des Byrds et un son typique des années 60, mais c’était drôlement efficace. Tellement que l’album a déjoué les pronostics pour se retrouver dans le top 10 britannique.

Hasard ou pas, un peu comme Tame Impala a réussi à se renouveler en proposant un virage soul-disco sur son troisième album Currents, c’est en plongeant à fond dans la synth-pop que Temples parvient à éviter le piège de la répétition sur son second disque. Le premier extrait Certainty nous avait d’ailleurs laissé dubitatifs l’automne dernier, avec son parti pris assumé pour les sonorités luxuriantes de claviers au détriment des guitares, mais nul ne pouvait nier le caractère accrocheur de la mélodie. D’allure simpliste de prime abord, la chanson se laissait toutefois découvrir au fil des écoutes, et ce même sentiment prévaut pour l’ensemble de l’album.

Bien sûr, il s’en trouvera pour déplorer l’aspect un peu naïf de ce deuxième disque, qui n’atteint pas l’intensité dramatique de son prédécesseur. Mais de toute évidence, Bagshaw et ses copains ont fait le pari de la simplicité mélodique, préconisant l’accroche et le ver d’oreille au détriment d’un rock psychédélique plus cérébral. Et en faisant ceci, ils se sont affranchis de leurs influences pour développer un son plus distinctif. C’est parfois enfantin, mais en même temps d’un surréalisme inquiétant, comme un périple à Walt Disney qui aurait tourné au cauchemar…

Tout cela donne des titres comme Mystery of Pop, un petit chef-d’œuvre qui pourrait très bien figurer dans l’univers cinématographique de Wes Anderson, avec sa mélodie en contrepoint à la Jean-Sébastien Bach. Quant à All Join In, on n’a aucune difficulté à l’imaginer dans un film de science-fiction. Si les synthétiseurs occupent une bonne partie de l’espace sonore (trop, parfois), Temples parvient à insérer quelques touches orchestrales qui confèrent une plus grande profondeur à certaines chansons, comme sur (I Wanna Be Your) Mirror et son irrésistible ligne de clavecin.

Contrairement à Sun Structures, où chaque morceau sonnait pratiquement comme un classique instantané, Volcano compte quelques maillons plus faibles. Ainsi, on passe rapidement par-dessus des titres comme How Would You Like to Go et Celebration, tandis que Roman God-Like Man agace un peu avec ses clins d’œil aux Kinks et à Pink Floyd (cette mélodie calquée sur celle de la pièce Grantchester Meadows, sur Ummagumma…) Mais dans l’ensemble, Volcano permet à Temples de confirmer son statut de groupe capable de conjuguer pop psychédélique et mélodies rassembleuses. La recette idéale pour la saison des festivals qui approche! La formation en sera d’ailleurs à une deuxième présence en trois ans à Osheaga cet été.

Ma Note: 7,5/10

Temples
Volcano
Fat Possum Records
49 minutes

http://www.templestheband.com/