Neil Young - Storytone - Le Canal Auditif

Neil Young – Storytone

Storytone1En 2012, Neil Young s’était adjoint les services du Crazy Horse afin de nous servir un Psychedelic Pill délicieusement tressautant et qui nous a fait prendre conscience que c’est avec son «cheval fou» que le vieux briscard est à son summum. Par la suite, Young nous gratifiait en avril dernier de A Letter Home colligé dans les plate-bandes de Jack White à Nashville; disque que nous avons involontairement omis de juger. Young est de retour cette semaine avec Storytone.

Que nous propose le Canadien d’origine sur cette offrande? Dix chansons enregistrées en direct, dont sept sur lesquelles Neil Young se fait accompagner par un orchestre de quatre-vingt-douze musiciens; deux sont exécutés en format «big band» et une autre est proposée en format «blues band». Notre verdict? Une parution totalement inintéressante, pépérisante à souhait et d’un ennui mortel! Ce Storytone évoque autant l’imbuvable S & M album de Metallica (commis avec le San Francisco Symphony), que le blues rock édulcoré, très «Belle et Bum/Bistro à Jojo», que l’on entend parfois sur le territoire québécois.

On connaît tous le timbre particulier de Neil Young. Imaginez cette voix nasillarde, un peu fausse, convoyée par un orchestre de quatre-vingt-douze instrumentistes. Nos oreilles ont saigné, rien de moins! Sans blague, l’organe vocal du vétéran est beaucoup plus agréable à entendre lorsque le songwriter est en mode rock ou encore en format folk intimiste que dans les deux ou trois genres musicaux prodigués sur ce Storytone.

En version orchestrale, ces chansons sonnent comme une trame sonore sirupeuse d’un film de Disney. Ça plaira aux aficionados de comédies musicales bancales, gonflées à l’hélium, mais c’est à peu près tout! En mouture «big band», oncle Roger et tante Germaine pourraient se rappeler de bons souvenirs de leur jeunesse dorée et en variante blues rock, votre voisin quinquagénaire coké à l’os pourrait n’y voir que du feu. Bien entendu, on fait dans l’humour caustique, mais on exagère à peine!

Y’a-t-il des morceaux qui méritent votre attention? Pas vraiment. Il y a bien le message écologiste/revendicateur entendu sur Who’s Gonna Stand Up?, mais le propos est annihilé par ce glaçage sonore grandiloquent qui provoque la nausée plutôt que l’admiration. On a le plus grand des respects pour Neil Young, mais cette fois-ci, le vieux schnock s’égare pleinement!

Par conséquent, si vous avez envie de flirter avec l’inutilité et la morosité, on vous conseille fortement de poser vos oreilles sur ce disque du troisième âge. Neil Young est reconnu pour ne jamais camper au même endroit artistiquement parlant et on dit bravo à cette convaincante et louable démarche. Cependant, ce Storytone est entièrement insignifiant. Semble-t-il que la version «deluxe» de l’album est supérieure grâce à certaines chansons rapaillées en format folk? Si jamais, l’envie vous prenait…

Ma note: 3/10

Neil Young
Storytone
Reprise Records
41 minutes

neilyoung.warnerreprise.com/storytone/

Commentaires

  1. lala a écrit : :

    article nul

    • Stéphane Deslauriers a écrit : :

      Mais encore. On attend l’argumentaire structuré et cohérent… et seulement là, on pourra en jaser. D’ici là, vous êtes vous aussi, très nul. Merci!

Exprimez-vous!

*