FKA twigs - LP1 - Le Canal Auditif

FKA twigs – LP1

FKA_Twigs_LP1_CoverFKA twigs a fait couler bien de l’encre depuis la sortie d’EP1 en décembre 2012. La jeune chanteuse a su créer autour d’elle un buzz suffisamment grand pour que la maison Young Turks (Holy Fuck, SBKTRKT, Wavves et The XX) s’intéresse à elle. Elle fit paraître par la suite un EP2 en septembre 2013 dont la pièce Papi Pacify fût reprise par Anna Calvi pour son maxi paru en juillet dernier.

La jeune Anglaise arrive enfin avec un premier album en bonne et due forme tout simplement intitulé LP1. FKA twigs (twigs pour sa manie de craquer ses jointures, FKA pour «formely know as» puisqu’une autre chanteuse s’était plainte de l’utilisation du nom) offre une pop déjantée qu’elle orchestre d’une main de maître. C’est à la solitude qu’elle a ressentie en déménageant à Londres qu’on doit la musique que Tahliah Barnett fait aujourd’hui et on remercie les rues de la capitale anglaise d’être aussi inhospitalières, car ces artères ont permis à twigs de se concentrer sur son art et ainsi créer un univers musical sexy, finement tissé et intelligemment construit.

Sur ce LP1, la musicienne n’a repris aucun des titres qu’elle avait précédemment fait paraître sur les maxis. Au contraire, elle arrive avec dix nouveaux tubes qui offrent des variations intéressantes. Lights On, avec le thème de la confiance entre deux amants qui deviennent progressivement plus intimes, accompagné de ses rythmes syncopés et de ses sonorités riches, lance la galette sur le bon pied.

FKA twigs sait construire des trames qui transpirent la sexualité à plein nez. Two Weeks baigne dans la sensualité alors que Barnett interprète à merveille ce thème qui est récurant sur LP1. Par contre, la jeune femme réussit à éviter les pièges de la redite et aborde toujours le thème de la relation interpersonnelle sous un angle rafraîchissant. Barnett aime également jouer avec les sonorités étranges et en fait la démonstration à plusieurs occasions que ce soit sur Numbers ou Pendulum.

Malgré ces expérimentations et ces explorations, FKA twigs ne perd jamais de vue la mélodie efficace et c’est de cette manière qu’elle réussit à ratisser large et attraper un ample éventail d’oreilles. Sur LP1, la jeune femme montre qu’elle maîtrise à la perfection son processus de création et offre un album qui laisse autant sa marque qu’Oblivion de Grimes.

Ma note: 8/10

FKA Twigs
LP1
Young Turks
40 minutes

f-k-a-twigs.tumblr.com/

Commentaires

  1. Éric Lafrenière a écrit : :

    Une bonne dose de The Weeknd et un soupçon de James Blake 🙂 à quand une critique du montréalais Black Atlass LP ?

    • Stéphane Deslauriers a écrit : :

      Sorti au mois de mars je crois… Je prends note et probablement en critique/rattrapage en novembre! Merci Éric!

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