Buzz Osborne - This Machine Kills Artists - Le Canal Auditif

Buzz Osborne – This Machine Kills Artists

505px-KingBuzzo-TMKA_Ipecac«No time for violent music/It’s all milk and money musically». Malgré cette citation tirée de How I Became Offensive sur This Machine Kills Artists (titre sarcastique en lien avec le This Machine Kills Fascists du légendaire Woody Guthrie), ne vous attendez pas à un album inoffensif de Roger «Buzz/King Buzzo» Osborne. Prenant une pause de Melvins, non seulement Osborne nous présente un premier album solo après un peu plus de trente ans de carrière, mais en plus il s’agit d’une offrande acoustique.

On oublie souvent qu’Osborne a commencé sa carrière avec Kurt Cobain et qu’il est parmi les fondateurs du mouvement grunge. C’est à la guitare acoustique que le Seattle début 90 refait surface. This Machine Kills Artists présente un Buzz Osborne dans son plus simple appareil: sa voix, une guitare acoustique, voilà tout. On a tout de même droit à quelques petits effets ici et là; une voix à laquelle on a ajouté une réverbération sur Drunken Baby ainsi qu’un léger filtre sur Everything’s Easy For You, mais rien de plus proéminent.

Osborne nous convie à un album acoustique non conventionnel où celui-ci démontre qu’il est possible d’approcher le feu de camp avec autre chose que les accords de sol, ré et do. The Ripping Driving est un très bon exemple, alors que le jeu d’Osborne devient agressif, rapide et varié. Ce même type d’exécution se retrouve sur Rough Democracy, alors que le picking d’Osborne nous prouve à quel point il connaît parfaitement l’instrument qu’il tient entre ses mains.

Quelques pièces retiennent l’attention dont l’accrocheuse Instrument Of God, mais il y a un véritable défaut sur ce This Machine Kills Artists. En effet, on a parfois l’impression que certaines pièces sont le fruit d’une improvisation plutôt que d’une écriture recherchée et travaillée, comme il nous a habitués avec The Melvins et Fantômas. Si Vaulting Over A Microphone est bien ficelée de A à Z, on ne peut en dire autant de Good And Hostile qui laisse sur sa faim.

N’en demeure pas moins qu’Osborne offre un album acoustique singulier qui plaira aux fans de Melvins surtout. This Machine Kills Artists offre une version dénudée du guitariste qui possède un petit quelque chose de séduisant, mais qui peine à créer une impression forte.

Ma note: 6,5/10

Buzz Osborne
This Machine Kills Artists
Ipecac Recordings
45 minutes

www.themelvins.net/

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