Critiques

The Beths

Future Me Hates Me

  • Carpark Records
  • 2018
  • 38 minutes
7,5

Rencontré à l’Université d’Auckland, le quatuor indie rock The Beths, formé d’Elizabeth Stokes (voix et guitare), Jonathan Pearce (voix et guitare), Benjamin Sinclair (voix et basse) et Ivan Luketina-Johnston (voix et batterie) sort son tout premier album studio : Future Me Hates Me, et quel agréable opus !

Dès la première écoute, on sent la complicité partagée entre ces compagnons et anciens étudiants en jazz. Les sons de guitares et percussions sont vifs et solides et les voix sont claires et naturelles. Il est évident que les membres jouent ensemble depuis un certain temps, car tout est très bien construit et sonne vraiment limpide. Rien n’est forcé, rien n’est précipité.

À cheval entre le rock indépendant, le rock alternatif et la pop, Future Me Hates Me, suit la même vague que leur mini album, Warm Blood lancé en 2016, et constitue un charmant assemblage de titres bien sympathiques. Produit par Jonathan Pearce, le guitariste du groupe, cet album rappelle beaucoup par sa sonorité les groupes Sleater-Kinney et Rilo Kiley.

Avec Great No One, en lever de rideau, et la chanson-titre Future Me Hates Me, l’album débute avec force. Deux belles pistes effrénées où la voix pétillante d’Elizabeth Stokes est magnifiquement accompagnée de sémillant « riff » de guitare répétitif qui fonctionne très bien et laisse présager un rock alternatif exaltant. La force du groupe joue beaucoup sur leur instrumentation intelligemment répartie donnant des résultats percutants, comme sur la captivante Uptown Girl, où les harmonies vocales combinées à un solide solo de batterie musclé et une progression convaincante de guitares électriques opèrent à souhait.

Dans l’ensemble, les arrangements sont plutôt bien ficelés et les chansons sont créatives avec leurs paroles amusantes, juvéniles, vulnérables et extrêmement sincères. You Wouldn’t Like Me et l’entraînante Happy Unhappy, qui figure déjà sur la liste des chansons de l’été 2018 du magazine Rolling Stones, comptent parmi les meilleurs moments de l’album.

« Cause I was fine on my own
Tolling steady like a dial tone
Couldn’t you leave me I was happy unhappy
But now I’m overthrown
Wish my heart were really made of stone
And I could forget you like I really want to… »

Happy Unhappy

Les membres du groupe sont ordinairement normaux, modestement modestes et ils manœuvrent sur une sonorité sans complication, des accords de guitares clairs et joyeux, des voix entraînantes et des refrains accrocheurs. J’ai eu beaucoup de plaisir à écouter ce disque, et lors de mes nombreuses séances d’écoute, ils me rappelaient constamment la raison pour laquelle j’apprécie ce genre à la base et je ne peux qu’applaudir ce bel effort.

Au final, Future Me Hates Me est un album frais et prometteur qui saura sans aucun doute contribuer à l’ascension du groupe sur la scène musicale actuelle.

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