Critiques

TesseracT

Polaris

  • Kscope Records
  • 2015
  • 47 minutes
7,5

tesseractAVERTISSEMENT – CONTENU GEEK


Le tesseract en géométrie, c’est un cube en quatre dimensions, un octaphore si vous préférez. Il est convexe, isogonal, isoaxal et isoédral.

Le tesseract c’est aussi une des pierres d’infinité dans l’univers de Marvel, sauf qu’il est cubique, en trois dimensions, bleu et qu’il permet d’ouvrir des portails intergalactiques (juste ça).

Le groupe britannique TesseracT fait quant à lui dans le métal progressif et vous comprendrez, il tire davantage son nom du premier tesseract susmentionné. La musique du quintette est (c’est concept) géométriquement complexe (et probablement aussi convexe, isogonale, isoaxale et isoédrale). Elle se distingue par sa polyrythmie, ses structures déconstruites, ses «crypto-signatures de temps» en constante alternance et ses syncopes… Bien sûr, le tout exécuté avec la précision d’un laser(!).

Polaris est le troisième album complet du groupe qui a été ralenti au cours des dernières années par des changements d’alignement à vous donner des céphalées comme le feraient les principes de la géométrie euclidienne.

Bref, ici ce qu’il faut savoir c’est que Daniel Tompkins a été réintégré au chant sur Polaris, lui qui officiait déjà au micro sur One (2011). Et Tompkins est non seulement doué, mais il se surpasse ici pour hisser TesseracT sur de nouveaux sommets.

À l’instar de Between The Burried And Me – la référence dans le genre – on retrouve le groupe en mode plus prog que metal avec leur nouveau disque, en 2015. Avec le retour de Tompkins, exit les cris dans les compositions de TesseracT. BTBAM semble d’ailleurs emprunter cette voie (voix, la pognez-vous?).

Et puisqu’on parle de prouesses vocales, il faut mentionner la maîtrise de Tompkins qui multiplie les changements de registre, de procédés lyriques et de clins d’oeil référencés. On y entend par moments I Mother Earth (de l’époque Brian Byrne) Mike Patton et Faith No More et le Brandon Boyd du Incubus pré Morning View. 1+1 vous direz, puisque TesseracT marche dans les sillons de ces groupes qui ont rigoureusement mis de l’avant dans leur musique prouesses techniques et gros grooves de basse.

Au rayon des clins d’oeil, notons encore le salut bien bas à Porcupine Tree, véritable pionnier de tout ce qui est prog, mais qui ne lève pas le nez à un bon hook d’harmonies pop. J’en veux pour preuve ici Phoenix, pièce archi-catchy, niveau «plus d’une de même sur un album, ça prend un moratoire sur la montée mélodique».

Néanmoins Phoenix est ma préférée de ce Polaris qui, franchement, est très bien flanquée de solides chansons, dont Dystopia, Utopia et Tourniquet. Et, autre bon point, le tout s’imbrique à merveille.

Bref, il a une belle géométrie ce Polaris.

(Eille, les films de Marvel là, S.H.I.E.L.D. retrouve le Capitaine America ET le tesseract tous deux cryogénéisés par le froid polaire… froid polaire, Polaris… Je pense qu’y’a un lien ici… ou pas… en tout cas… )

Ma note: 7,5/10

TesseracT
Polaris
Kscope
47 minutes

http://tesseractband.co.uk

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