Critiques

STRFKR

Future Part Life

  • Polyvinyl Records
  • 2020
  • 36 minutes
6,5

Bien que les forniqueurs d’étoile soient très peu connu du grand public d’ici, la bande de Portland porte à son compte 5 albums, incluant Future Past Life, paru le 10 avril dernier.

Porte-étendard d’une ville de bûcheron ombragé par un berceau musical inépuisable comme Seattle, STRFKR frotte doucement nos tympans de sons indie-rock-shogaze-dance-pop foutrement ensorcelants. Si je devais me lancer dans une comparaison, question de vous mettre la puce à l’oreille, je dirais que les p’tits garçons de l’Oregon boivent la même eau de source que Wild Nothing, MGMT ou encore Real Estate.

Oeuvrant en catimini depuis la parution de leur album phare Miracle Mile sorti en 2013, le leader Josh Hodges opte cette fois-ci pour un disque-surprise avec Future Past Life. Sans trop d’attention médiatique et un timing «exceptionnel» pour vendre des microsillons, je constate malgré tout un certain buzz sur la côte ouest pour STRFKR. Après tout, leur maison de disques (Polyvinyl) est un gage de succès auprès de plusieurs artistes du «même genre». Saluons au passage Alvvays, The Dodos et American Football pour ne nommer que ceux-là.

Bref, ça dit quoi cet opus-là ?

Hé bien, je suis mitigé. Premièrement, et contrairement à Miracle Mile (qui contient une tonne de vers d’oreille), c’est un album qu’on écoute d’un bout à l’autre sans crier gare. Linéaire et agréablement monotone, répétitif à souhait, Future Past Life est un complément parfait pour un souper d’été aux rouleaux de printemps. Petit bémol, à mon humble avis, la deuxième pièce Never the Same qui ne rehausse pas à la sauce, mais pas du tout. Un «drum kick» assez banal et une ligne de basse très fade qu’on ne retrouve sur aucune piste (tant mieux).

Sinon, je serai honnête en écrivant qu’une partie de moi souhaitait danser dans son salon sur des kitsh tracks influencées par leurs vieux morceaux comme While I’m Alive. Mais non, on se flatte le bedon parce qu’on a bien mangé et qu’on a apprécié Future Past Life comme trame de fond.

Malgré l’envie de décortiquer l’opus pièce par pièce, dans le cas présent, serait légèrement-beaucoup-vraiment impertinent.

Pour le reste, vous n’avez qu’à l’écouter et faire votre propre idée.

Blague à part, STRFKR à Osheaga en 2021 ?

Je dis ça, je dis rien, mais ça sonne plutôt bien !

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