Critiques

Pale Lips

After Dark

  • Gods Candy
  • 2019
  • 31 minutes
6,5

Envers et contre tous, il y a de ces groupes qui tente de maintenir et promouvoir l’héritage rock ‘n roll des années 50. La formation montréalaise nommée Pale Lips fait partie de cette bande d’irréductibles. Formé en 2014, le quatuor est composé de Jackie Blenkarn (voix), Ilona Szabo (guitare), Jamie Radu (basse) et Lynn Poulin (batterie).

En 2016, Pale Lips lançait son premier album : Wanna Be Bad. En novembre dernier paraissait You’re A Doll, titre qui donnait une très bonne idée de ce que le groupe allait nous présenter… avec la sortie d’After Dark, un nouveau disque qui a été lancé vendredi dernier !

Réglons tout de suite une chose. En premier lieu, cette production s’adresse principalement aux nostalgiques d’une époque insouciante où le rock ‘n roll était la trame sonore d’une jeunesse majoritairement blanche (disons-le) et en manque de sensation forte. After Dark plaira aussi à quelques indécrottables « punk rocker » qui ont tripé solide sur les Ramones. Ici, on est clairement en territoire passéiste.

Cela dit, même si la démarche n’a rien d’original et de révolutionnaire – tant s’en faut ! –  les Pale Lips maîtrisent le genre à la perfection, mélodiquement et musicalement parlant. Cette mixture de power pop des années 80, de rock ‘n roll, de rockabilly et de blues a été rabâché des milliers de fois. Mais les filles jouent leurs chansons la pédale au plancher et avec une énergie juvénile qui fait sourire. Et parfois, c’est tout que ça prend pour prendre notre pied.

After Dark est bon du début à la fin. Parmi nos chansons préférées, on a tapé du pied à l’écoute de Some Sort of Rock ‘N Roll et The Kids (Ramones sort de ce corps !). On a adoré les ascendants très New York Dolls entendus dans Hanky Panky Franky. L’utilisation de l’harmonica dans All My Baby Brought Back Was Blues est réussie. Johnny est un « rock ‘n roll fifties » pur jus. Et ça se termine de belle façon avec Cosmic Love.

Bien sûr, Pale Lips n’appartient pas encore à la même ligue que la formation anglaise The Jim Jones Revue – groupe qui a malheureusement rendu l’âme en 2014 – mais si vous tripez sur Chuck Berry, sur The Sonics et sur les légendaires Ramones, pas de doute, vous allez passer un très bon moment.

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