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Critiques

Bonobo

Distance in Static

  • Ninja Tunes Records
  • 2026
  • 50 minutes
7

Simon Green, alias Bonobo, n’en est pas à son premier BBQ. Le compositeur de musique électronique anglais possède une carrière déjà remarquable derrière lui. Passant du trip-hop de ses premiers albums, puis un penchant pour la musique électronique dansante et le jazz s’est démarqué. Fragments, son dernier album, paru en 2022, faisait un peu la part des choses entre des moments déposés, des pièces plus dansantes et des moments plus jazzés où les instruments acoustiques prenaient une place importante. C’est ce que nous racontait Gabriel Vignola dans sa critique.

On peut dire que Distance in Static reste dans la même lignée on proposant de nouveau un alliage de musique dansante, de musique plus jazzée et de moment où l’on peut se déposer. Dans son ensemble, Bonobo continu dans le sillon fort agréable qu’il a déjà creusé. Sans se répéter, il ne remet pas particulièrement en question son esthétique sonore. On retrouve sur Distance in Static des collaborations intéressantes alors qu’il fait appel à des artistes féminines de notre époque en grande partie.

Parmi les collaborations, on retrouve Arooj Aftab, qui propose l’aérienne Fire on the Water où elle chante en ourdou sur la trame intéressant de Bonobo. On retrouve aussi avec plaisir Nicole Miglis, qui offre la pièce qui fait la plus Hundred Waters depuis que le groupe est tombé en dormance. Talk to Me offre une version convaincante de Bonobo et de Miglis. Nilüfer Yanya est aussi de la partie sur Youth’s Fountain, une pièce un peu plus déposée qui prend son envol avec des cuivres dans la deuxième moitié de celle-ci.

Lorsqu’il est en solo, Bonobo offre parfois des pièces plus rythmées comme Cycles ou Shokoufeh qui pourrait faire danser sur une piste de club. À d’autres moments, comme c’est le cas sur Drift ou ID700, il offre plutôt une pièce d’ambiance qui mise tout de même sur un rythme plutôt dynamique. Les quelques échantillons de voix assurent que notre oreille reste accrochée, mais on est loin de la mélodie prenante. Mercury, une collaboration avec Kanako Yamamoto, propose peut-être la pièce la moins énergique de l’album en clôture.

Dans son ensemble Distance in Static est un album intéressant qui, sans révolutionner la discographie de Bonobo, continue dans la même veine sans trop se répéter. C’est un bon album qui ne risque pas de vous renverser.

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