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Le Festif! de Baie-St-Paul 2022 | jour 3 : Julie Doiron, Lysandre, Tire Le Coyote, DijahSB et Death From Above 1979

Encore une fois, la température a fait des siennes, mais ça n’a pas empêché le Festif! de Baie-St-Paul de vivre (presque) pleinement cette autre journée.

Pour cette troisième journée, j’ai concentré mes énergies à aller visiter de nouveaux lieux. Mine de rien, avec ses nombreuses scènes, le festival offre des expériences multiples aux spectateurs. Il y a aussi eu les orages qui ont frappé particulièrement fort en début de soirée. Tout juste après le spectacle des Hay Babies, une bonne douche de pluie s’est abattue sur le site doublé d’éclairs et de vents très forts. Au point où l’équipement de la scène principale a été endommagé. Mes espions me disent que c’est la tente qui protégeait les consoles qui seraient parties au vent, mais ce n’est de l’information de seconde main. En tout cas, cela a fait en sorte que les concerts de Lisa LeBlanc et Salebarbes ont été annulés.

Malgré ces annulations, il y a beaucoup de beau et de bon au cours de ce samedi de festival.

Crédit : Ludovic Gauthier

Julie Doiron

Je suis arrivé sur le tard pour le concert de Julie Doiron au quai, mais j’ai quand même pu entendre les deux pièces qu’elle a chantées en compagnie de Dany Placard ainsi que l’excellente Darkness to Light, tirée de son dernier album I Thought of You. De plus, lorsqu’elle s’est rendu compte qui lui restait du temps, elle a pris une demande spéciale de la foule. Quelqu’un crie : Me and My Friend. Julie Doiron de répondre : c’est justement à ça que je pensais. Quand les étoiles s’alignent…

Crédit : Samuel Gaudreault

Lysandre

J’ai beaucoup aimé Sans oublier de Lysandre paru un peu plus tôt cette année. Entourée d’un groupe de solides musiciens : Marie-Claudel Chénard, Samuel Gougoux, Étienne Duprée et Lucie-Maude Ménard, elle a livré les pièces de son album avec aplomb et du gros groove plaisant. Tintagel, Sans oublier, La roseraie ont toutes frappées la cible. C’est livré avec conviction et générosité.

Crédit : Jay Kearney

Tire le Coyote

Benoit Pinette est une valeur sûre et il l’a démontré encore une fois à la magnifique scène Loto-Québec qui ressemble comme il l’a si bien dit : à un nid de castor. Il a livré des pièces de son plus récent, Au premier tour de l’évidence, mais aussi des pièces de Désherbage. Parmi celles-ci, son excellente reprise Jeu vidéo et Mathilde ont particulièrement frappé fort. Le groupe sur scène était en symbiose et on a même eu quelques moments de folies à la guitare signée Shampooing. La beauté de la poésie de Tire le Coyote est quelque chose qui s’apprécie particulièrement bien dans un beau terrain vert par une belle après-midi d’été.

En revenant du concert, j’ai pu apercevoir les nombreux spectateurs qui étaient dans l’eau prêts pour le concert de P’tit Belliveau qui était de service sur la scène flottante. N’ayant pas de tripe, j’ai été faire un tour du côté de Le Couleur qui a encore une fois a fait danser tout le monde avec son concert énergique et entraînant.

Crédit : Jay Kearney

DijahSB

J’ai dû refaire le chemin trois fois sur Saint-Jean-Baptiste avant de trouver la ruelle CISM. Par contre, une fois arrivé, j’ai trouvé que le lieu était parfait pour DijahSB et avait les looks d’un bloc party. C’est parfait pour le hip-hop de l’artiste de Toronto qui était visiblement heureuse d’être dans la charmante ville de Baie-St-Paul. Iel a d’ailleurs commencé son court set avec C’est la vie tiré de 2020 the Album. Iel a aussi offert du nouveau matériel qui n’est pas encore sorti et quelques pièces tirées de ses deux albums. Seul chose un peu plate de son concert, iel avait l’air d’avoir les batteries à terre et a de la misère à livrer l’entièreté du concert. Considérant qu’iel a été sur scène environ 30 minutes, c’est un peu étrange. Une mauvaise journée sans doute.

Par la suite, je me suis dirigé vers la scène Desjardins où les Hay Babies étaient de bien bonne humeur pour leur concert. Mais à peine celui-ci était-il terminé que dame nature a encore frappé forte à Baie-St-Paul, assez du moins pour annuler les concerts de Lisa LeBlanc et Salebarbes en raison de bris techniques.

Crédit : Jay Kearney

Death From Above 1979

Qu’à cela ne tienne, je me suis rendu plus tard au pit de sable pour le concert de Death From Above 1979. Dans un décor qui ressemble à Mad Max avec des engins pour les mines, des voitures écrasées, des camions et du bois qui flambe un peu partout, le groupe torontois nous a rappelé que sa spécialité était le bruit avec un concert particulièrement bruyant. Le son n’était pas excellent, mais ça crachait. La scène était régulièrement englobée dans un nuage de fumée avec ses éclairages qui perçaient à travers le voile.

Après un faux départ en raison d’équipement qui avait de la misère en raison de l’humidité, le groupe a lancé une vieille toune pour mettre tout le monde dans l’ambiance. S’en est suivie une suite de pièces des différents albums du groupe. Ça fonctionnait autant pour One + One que Trainwreck 1979. Jesse F. Keeler nous a rappelé qu’il était le maître du noise avec de nombreuses passes abrasives avec sa basse. DFA 1979 est un ovni assez unique de la scène rock canadienne et c’est bien parfait comme ça.

C’est parti pour une dernière journée de festival!

Crédit photo: Couverture : Jay Kearney