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Concerts

Le Festif! de Baie St-Paul 2026 | Thee Soreheads + The Halluci Nation + Dead Obies + Otoboke Beaver

Ça n’a pas pris de temps pour le Festif! m’emporte dans son tourbillon après mon arrivée à Baie St-Paul. Récit d’une première soirée tout à fait réussie.

Mon plan était prêt et je savais (moyennement) où je me dirigeais pour cette première soirée du Festif! J’ai commencé mon périple au café culturel de l’Auberge des balcons pour le prix du public du dernier Cabaret de la rèleve du Festif!, Thee Soreheads, puis j’allais danser du côté du duo The Halluci Nation, revoir les vieux potes de Dead Obies et finir avec un groupe punk japonais, Otoboke Beaver, qui allait déménager en fin de soirée.

Crédit : Caroline Perron

Thee Soreheads

Mon premier arrêt était pour voir un groupe de Montréal, ironiquement, à l’Auberge des Balcons. Thee Soreheads a fait des vagues en remportant le prix du public lors du dernier cabaret Festif! de la relève. J’étais curieux de voir de quel bois il se chauffe. Et ça chauffe. Malgré la température frisquette d’hier, il faisait chaud dans la petite salle de spectacle où le groupe offrait son punk-rock assez direct et dynamique. Maria Jimenez, la chanteuse, est expressive dans son approche de la scène et envoie avec une bonne dose de confiance ses paroles féministes qui tournent autour du consentement et de questions vues d’un regard revendicateur. Le groupe s’est adressé tout le long dans un français impeccable à la foule en plus de la remercier pour le prix du public au dernier cabaret. Il y avait de l’amour (et de la combativité) dans l’air. C’est une bien belle façon de commencer mon festival.

Crédit : Dominic Courchesne

The Halluci Nation

J’ai fait un petit arrêt par la sympathique Buvette gentille en chemin vers le show de The Halluci Nation. Une de mes adresses préférées de l’endroit. À essayer si vous passez dans le coin. Bref, je me suis dirigé vers la bétonnière, oui la bétonnière, pour le concert du duo d’Ottawa. Misant surtout sur leur côté électronique et étirant les pièces volontairement pour faire danser la foule, Bear Witness et 2oolman ont tout de même envoyé quelques succès, comme R.E.D. et Sila tirées de l’album homonyme de la formation. Le duo a mis beaucoup l’emphase sur les rythmes électroniques dubstep et break typique de leur musique, mais je m’ennuyais un peu du mélange si habile de musique de pow-wow et d’électronique des derniers concerts que j’ai vus de la formation. Il y en avait, mais ils étaient saupoudrés ici et là. J’ai tout de même dansé en masse! Pendant le concert, de nombreux festivaliers ont surfé sur la foule pendant que tous dansaient avec un gros sourire au visage. C’est en partant de la scène qu’on prenait la mesure de la fraîcheur extérieure alors qu’on déambulait vers les autobus pour se rendre au pit à sable.

Crédit : Samuel Gaudreault

Dead Obies

J’aurais pu aller voir la formation aux Francos, mais j’avais volontairement décidé de garder le tout pour le Festif!. Dead Obies est entré sur scène sous les applaudissements enjoués du public. Et le groupe n’a pas badiné en envoyant Tony Hawk tout de suite. Ça n’a pas pris plus pour mettre le feu aux poudres du mosh pit. Se concentrant surtout sur des pièces de Gesamtkunstwerk, la formation a rapidement créé un lien avec la foule avec des blagues. Greg Beaudin introduisait toujours le groupe comme étant légendaire, mais jamais avec le nom de Dead Obies. On est plutôt passé par Les Frères à Ch’val et Okoumé pour ne nommer que ceux-ci.

Certains grands succès du groupe ont frappé dans le mile : Montréal $ud, Runnin’ ou encore Do or die. Le groupe toujours habile sur scène a offert une bonne performance, même si elle n’était pas transcendante. Il faut dire que la sonorisation n’aidait pas. C’était plutôt étouffé dans le pit à sable. Comme si le volume était très contrôlé. Un peu trop. On est content de retrouver les Dead Obies, mais l’éléphant dans la pièce, c’est l’absence de Yes Mccan. Il me semble que ça aurait été une occasion de réparer le pont qui s’est brisé quand Mccan a décidé de se lancer en solo en 2018. Soyons francs, il ne se passe pas grand-chose de ce côté non plus. Ça aurait été un excellent moment pour retrouver la formation des débuts qui avaient marqué le paysage rap d’ici. Autre fait à noter, ce n’est pas VNCE Carter qui était derrière les platines.

Crédit : Caroline Perron

Otoboke Beaver

C’était de la grande visite qui passait par Baie St-Paul avec Otoboke Beaver. Le groupe punk japonais est arrivé avec toute la grandeur qu’on leur connait. Le quatuor a offert son punk rock avec une approche assez dure entrelacée de chorégraphie de la chanteuse Accorinrin. Elle fait un effort pour apprendre un peu de français, nous lançant avec son ton toujours ironique : « Nous aimons l’argent, achetez nos t-shirts. » Pour faire contrepoids, la guitariste Yoyoyoshie, elle, était tout sourire pour dire qu’elle aimait le Québec. La formation a livré des pièces de son album SUPER CHAMPON paru en 2022, d’ITEKOMA HITS et leur nouvelle pièce I Don’t Need to Be in Your Strike Zone.

Une chose est sûre, les voisins ont pas pu se coucher tôt! On remet ça ce soir!

Crédit photo: Couverture : Caroline Perron

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