Concerts

partie 1

coup-de-coeur-francophone-2016Encore une fois cette année, on vadrouille au Coup de cœur francophone pour vous faire part des spectacles qui s’y déroulent et des découvertes qu’on fait immanquablement chaque année. Pour l’édition 2016, c’est en compagnie de Raphaëlle Thibault-Vanasse que je me lance d’une salle à l’autre. Parlant de «se lancer», le premier spectacle en était un qui était hors des cadres officiels du festival, mais qui avait sa pertinence. Louis-Philippe Gingras lançait son Troisième rangée devant une Sala Rossa pleine à craquer. L’artiste est aimé de ses pairs et ça paraissait à voir le nombre de créateurs qui étaient présents pour le voir lancer et chanter son Parc à Chien ou encore son Tigre Géant.

Puis, le jeudi 3, j’assistais à Machines Géantes et Fuudge au Divan Orange. Les premiers font dans le rock’n’roll et le blues rock assez facile d’approche grâce à ses mélodies fédératrices. Ce n’est pas le rock le plus original que j’ai entendu dans les dernières années, mais c’est exécuté avec aplomb. La foule dansait amplement sur les riffs entraînants du trio. Puis, Fuudge a pris la scène avec son mélange de stoner et de rock psychédélique. Ils ont commencé leur performance en lion avec Ju pour enchaîner avec une solide interprétation d’Innocent. On a même eu droit à leur reprise traduite de 21st Century Schizoid Man pendant laquelle David Bujold a dû changer une corde de guitare. Pendant ce temps, le claviériste s’est amusé. Finalement, ils ont terminé leur prestation avec une nouvelle chanson qui se retrouvera sur un nouvel EP à paraître possiblement au printemps.

Vendredi, je me rendais rempli d’espoir et d’excitation au Club Soda pour le lancement de L’étoile thoracique de Klô Pelgag. La jeune femme nous a habitués à des spectacles hauts en couleur et celui-ci ne faisait pas exception. Avec pas moins de 10 gardes de sécurité sur scène, les rideaux se sont ouverts. Les musiciens accoutrés de costumes assez funky merci sont entrés sur scène pendant que la grand-maman de Klô nous parlait. Le même enregistrement qu’on retrouve sur la chanson-titre du nouvel album. Puis, elle a officiellement lancé la soirée avec Insomnie et une superbe envolée musicale sur Le sexe des étoiles. En plus des nouvelles chansons, elle nous a gâté de quelques chansons de l’Alchimie des monstres dont Nicaragua et Rayon X. Un seau est descendu du plafond avant cette dernière, les lumières se sont changées en «blacklight» et Klô s’est peinturé le visage question qu’on la voit. C’était magnifique. Du gros travail de mise en scène de Laurence «Baz» Morais. Parmi les moments délicieux, Les instants d’équilibre, Les ferrofluides-fleurs et Samedi soir à la violence ont tous frappés dans le mile. Finalement, elle a fermé le rappel avec une adaptation de Zombie des Cranberries chanté par un garçon qui y allait d’un: «La famille» plutôt qu’«In your head». De toute beauté. Le tout a été accompagné d’une pluie de confettis de messages de biscuits chinois. Surréel. Comme peut l’être un spectacle des Flaming Lips.

Je me suis ensuite dirigé à l’Esco pour Le Tendre et Pandacide. J’ai seulement attrapé deux chansons des premiers qui donnaient dans le rock psychédélique des années 60. On y retrouve un peu de ce que le duo Forestier/Charlebois faisait à l’époque de l’Osstidcho. Puis, Pandacide a pris la scène, mais je laisse Raph vous en parler dans son texte.

Samedi soir était un grand soir. C’était le dernier spectacle des Goules pour un bon moment (voire toujours?). Pour réchauffer la salle pour le quintette de Québec, on avait fait appel à Gazoline. Leur rock fédérateur est entrainant et sympathique. Ils possèdent les qualités des groupes radiophoniques, des mélodies accrocheuses, une énergie contagieuse et ils possèdent une bonne présence scénique. Musicalement, c’est loin de révolutionner le genre, mais ils compensent en énergie déployée sur les planches. Ils ont envoyé Brûlensemble, New York, Ne m’oublie pas et Parfaite, sans jamais laissé l’énergie retombée.

Puis, les Goules se sont amenées avec leurs costumes, leurs attitudes punks et les chansons abrasives pour lesquels nous les connaissons. Ils ont lancé le bal avec Coma, Parle Parle, Bouddha et Coat de Cuir tiré du dernier album. Entre tout ça, les garçons se sont souvent humidifié le gosier avec des verres alcoolisés en plus d’envoyer paître régulièrement la foule de façon humoristique bien sûr. On a eu droit à un vrai show rock: il y avait un mosh pit, du crowd-surfing, bien de l’alcool et une fille qui a décidé de montré ses seins après la très à propos Fétiche. Il y en avait aussi pour les dames. Rabin s’est montré une couille qu’il a ensuite utilisée pour jouer du clavier. C’était wild. On a eu droit à plusieurs succès de leur discographie dont Kill, Biker, Dynamite, Baleine et même une imitation très peu flatteuse de Pearl Jam pendant un changement de basse. Oui, oui la bande a fait un bout de Jeremy pendant que Klaudre changeait de basse. Tout cela à 10 secondes de la fin de Crabe. Qu’ils ont évidemment terminé!

La broue dans le toupet, j’ai mis le cap vers le Divan Orange pour attraper Le Monde dans le feu et les Abdigradationnistes. Évidemment, je suis arrivé trop tard pour les premiers à mon grand regret. J’ai tout tenté pour qu’ils nous refassent un autre 15 minutes, mais en vain. Ce n’était pas négociable. Pas grave, on avait droit à la poésie complètement déjantée des Abdis. On a ri de bon cœur à plusieurs occasions. Notons parmi les coups les plus pendables, cette succulente ligne: «Oh comme j’aimerais, si je le pouvais, licher la raie de la femme à Desmarais». Et finalement, j’ai eu droit à ma deuxième couille de la soirée lorsque Pascal-Angelo a enlevé son pardessus et que de son G-string pendait ledit appendice. Grosse soirée de parties intimes d’étrangers. Grosse soirée tout court.

Finalement, pour cette première fin de semaine, j’ai terminé le tout en beauté au Quai des Brumes avec Guillaume Mansour qui s’était donné comme mission d’interpréter des chansons des autres artistes de la programmation du Coup de cœur. Il a fait des reprises à sa sauce de Ravale ta saison de Le Monde dans le feu, Crabe des Goules, Voyage Love en version plus mélancolique de Le Couleur, Gatorade et Branche à saucisse de Louis-Philippe Gingras et Personne ne le sait pas de Caltâr-Bateau. En plus de ça, il nous a livré le poème un peu spécial du vidéoclip des Huîtres de Julie Payette de Violett Pi. Parmi toutes les chansons, c’est lorsqu’il était accompagné de la gent féminine que le paroxysme de la beauté se faisait sentir. Avec Mariève Harel-Michon (Perdrix) il a interprété une belle version de Rayon X de Klô Pelgag et avec Géraldine, une version hyper touchante de Dommage que tu sois pris d’Avec pas d’casque. Il a terminé le tout en compagnie de Julia Blais pour une version folle de Papa, maman, bébé, amour
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Un gros premier droit pour le CCF. Et ce n’est que le début. On s’en rejase plus tard cette semaine.

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