Chroniques

Les EP à LP du mois d’avril 2018

Zen Bamboo – EP 3 : Carrière Solo

La formation Zen Bamboo revient avec un troisième EP qui cette fois adopte une esthétique sonore acoustique, ou en tout cas, moins électrifiée. Simon Larose est mis de l’avant et le groupe a embarqué dans son trip. La preuve : la pochette montre les trois autres membres de dos, nus… en position de se faire chercher certaines cavités, disons… inconfortables. Mais revenons à la musique, Larose y va de pièces qui tire ses influences du grunge et du rock garage. La mort, pièce plus imposante au niveau sonore se rapproche de ce que le groupe nous a présenté à date. Paix d’esprit est pour sa part une chanson à retenir de l’EP. Zen Bamboo est beau à voir grandir. Le groupe se développe et expérimente avec authenticité et ça fonctionne.

Debby Friday – BITCHPUNK

Debby Friday est une Montréalaise exilée à Vancouver. Elle lançait à la fin mars son premier EP intitulé BITCHPUNK. La jeune femme tire ses influences de Death Grips et autres marginaux du genre. Rajoutez à cela une attitude féministe agressive et sans compromis. Ça donne des compositions très intéressantes d’électro-punk avec une attitude imposante. On passe de chansons comme MEDUSA où la parole est très présente à des moments plus instrumentaux sur VOID. BITCHPUNK sent encore un peu l’essai, Friday se permet des expérimentations sonores variées qui ne collent pas toujours ensemble. Par contre, c’est hyper prometteur, car on sent chez elle une volonté de faire autrement.

DATES – DATES

DATES est un trio dont le noyau est Amélie Villeneuve (voix et basse) et Eliane Viens-Synnott (voix et batterie). Elles sont maintenant complétées par Mark Daigle à la guitare. Le trio offre du punk bruyant sympathique et entraînant. Passant allègrement du français à l’anglais, le trio s’aventure aussi parfois dans des sonorités plus typiquement post-punk comme sur Sun Youth. On note Diss-Function et la mélodieusement fuzzée Power Moves. DATES est un trio que l’on gardera à l’oeil et à l’oreille.

The Weeknd – My Dear Melancholy

The Weeknd était pendant un certain temps, l’une des voix les plus intéressantes sur la scène R&B. Puis, il a pris un virage pop qui a plu aux radios commerciales, mais qui a laissé plusieurs fans de la première heure sur leur faim. C’était mon cas. My Dear Melancholy est en quelque sorte un baume sur les plaies laissées par StarboyThe Weeknd revient vers le son qui dominait sur les trois premiers EP. Ce n’est pas tout à fait aussi obscur, mais tout de même. Les constructions de chansons sont restées très pop. Si cet EP revient sur deux relations infructueuses du jeune, elle me rappelle aussi pourquoi la nôtre n’a pas fonctionné. Les deux collaborations avec Gesaffelstein sont particulièrement convaincantes.

Joël Lavoie – Cabines

Philippe Desjardins nous parle de Cabines : « Après son album Absolument (2015) et sa performance audiovisuelle Miru (2016), le compositeur Joël Lavoie est de retour avec cabines, un nouveau EP de quatre pièces atmosphériques, quatre états (d’esprit) développés à partir de musique drone, de trame de film et de field recording. On y découvre une facette plus délicate de son travail; moins concentrée sur la densité et la saturation, plus orientée vers le mouvement mélodique et le déploiement spatial. En fermant les yeux, on se laisse transporter à travers quatre lieux sonores, comme des fragments de faits vécus auxquels l’auditeur participe temporairement. »

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