Chroniques

Les EP à LP de novembre 2018

Zen Bamboo – Volume 4 : Retour aux sources

Pour ce nouvel EP, leur deuxième de l’année, Zen Bamboo revient avec le son qui a fait sa renommée. Les sonorités rock aux accents punk se mélangent aux textes qui puisent dans les références contemporaines. Boys and Girls est particulièrement réussi et offre des petites perles textuelles dont : « Un humain/ça vote pour son équipe/les gars votent pour les gars/c’pas toutes les filles qui votent pour les filles » C’est simple, toutes les pièces sur ce nouvel EP sont réussies. Ça vaut vraiment le détour.

Dear Denizen – BEC

Dear Denizen est de retour et pour la première fois Ngabonziza Kiroko le fait en français-s’il-vous-plaît. 4 titres qui pigent autant dans l’électro-pop groovy que dans la musique de l’Est africain, comme on l’avait déjà senti chez Abakos, son groupe avec Pierre Kwenders. HEAL est particulièrement réussie avec son groove intelligent, Maquisard pour sa part semble tirer des influences d’Unknown Mortal Orchestra. Le tout, bien sûr, chanté par la voix soul de Ngabonziza. On peut le dire, sa première aventure francophone est bien réussie!

Nomadic Massive – Miwa

Miwa, c’est un miroir en créole. Ce miroir qui renvoie les contradictions, celui qui renvoie l’image, celui qui renvoie la réalité parfois trop dure à digérer. Sur Miwa, Nomadic Massive chante dans une tonne de langues allant de l’anglais, au français, en passant par l’espagnol et le créole. Bref, disons que point de vue du métissage, il est difficile de faire mieux. En plus de ça, les trames sont réussies d’un bout à l’autre et les rimes au rendez-vous et les débits nuancés et variés. Du solide de la part de la bande qui arrive avec un dynamisme auquel il est difficile de résister.

Tyler the Creator – Music inspired by Illumination and Dr. Seuss’ The Grinch

Tyler the Creator a vraiment le don de créer des projets complètement fou et il le fait encore une fois ici. En plus d’avoir collaboré à deux chansons sur la bande sonore du film, il laisse tomber ici 6 pièces inspirées de ces enregistrements. On y retrouve des collaborations avec Santigold, Ryan Beatty et plusieurs bonnes trames qui pigent dans le jazz, le R&B et le soul. On retrouve aussi son débit si agréable sur Big Bag.

Nana Adjoa – A Tale so Familiar

Nana Adjoa nous gâte avec un deuxième EP réussi cette année. Après Down at the Root Pt. 2, voici qu’elle lance A Tale so Familiar qui plonge dans des problématiques communes comme la perte d’un être cher sur DOOA et l’amour qui flétrit sur Simmer Down : « The record spins , it tells your tale, untold/ I know that you think you don’t deserve/ Anything, certainly not love/ A tale so familiar/ The pale face of failure ». Adjoa est bonne pour plonger dans le concret et ouvrir honnêtement les plaies avec ses mots et ses trames touchantes. On ne peut que s’incliner bien bas.

 

 

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