Chroniques

Les EP à LP d’avril 2021

Omnikrom — Bus magique

Omnikrom est de retour après quelques années de pause. Le retour est intéressant dans la mesure où on a l’impression sur Bus magique qu’Omnikrom teste des sons. Les pièces sont tellement disparates les unes des autres, que c’est difficile d’y discerner une ligne directrice à l’exception des trames qui sont toujours teintées de trap électronique. Certaines choses ne changent quand même pas, Omnikrom a encore un goût prononcé pour les lignes salées qu’on retrouve saupoudré un peu partout sur l’EP.

Renard Blanc — Béryllium

Béryllium est le troisième volume d’un triptyque de EP entamé avec Abysse et Combustion par Renard Blanc. Un peu à la manière de cet élément chimique qui est utilisé comme modérateur de neutrons et comme alliage, Béryllium vient lier l’acceptation de la mort de Combustion et le refus catégorique de celle-ci d’Abysse. Le son de Renard Blanc continue d’évoluer dans le prog en utilisant de plus en plus de sonorités synthétiques, mais en gardant des constructions chansonnières particulières. Sans être totalement heavy, il y a une certaine lourdeur appréciable à Renard Blanc. Ça vaut le détour.

Constance — Le temple de l’eau

Constance nous revient 6 ans après One avec l’EP Le temple de l’eau. C’est un nouveau son qui nous attend. Quittant le folk mélancolique et aérien en anglais, il se lance de l’indie-rock texturé en français. Ce changement de paradigme lui va bien! Ça fonctionne très bien sûr Améthyste et Marie Noire qui sont plutôt rythmées et qui comptent sur de belles sonorités. La chanson-titre est instrumentale avant que ça se termine sur Reste qui renoue avec l’esthétique sonore de l’EP précédent de Constance.

Jon Hopkins — Piano versions

Il n’y a pas de grand secret ici, le titre dit l’essentiel de ce que vous pouvez attendre de ce nouvel EP de Jon Hopkins. Le compositeur de musique électronique nous présente un EP où il reprend des chansons d’autres musiciens au piano avec des petites touches de musique ambiante. On y retrouve une reprise de Thom Yorke, une autre de Roger & Brian Eno, Luke Abbot et James Yorkston. C’est très beau et touchant comme EP.

Kero Kero Bonito — Civilisation II

21-04-20

À la limite de la pop et l’hyperpop, il y a Kero Kero Bonito. Le groupe présente son EP Civilisation II qui est constitué de trois pièces aux mélodies efficaces et aux trames contagieuses. Le trio trouve le moyen de nous surprendre avec de beaux passages comme le démontre habilement The Princess and the Clock. 24/04/20 offre une mélodie franchement efficace et une belle instrumentation. Avertissement : possible que ça vous donne envie de danser dans votre salon!

Pages 1 | 2