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Critiques

Jack White

Frozen Charlotte

  • Third Man Records
  • 2026
  • 43 minutes
7,5

Avec un son sale à souhait et un bon groove, G.O.D. and The Broken Ribs ne propose pourtant rien de déstabilisant ni de très accrocheur pour débuter ce nouvel album de Jack White. Mais le feedback strident du solo nous réveille d’un trait. Puis, avec un riff principal rôdant dans des zones dad rock, There’s Nobody There s’avère la symbiose de bien des avenues empruntées sur les 13 titres ici rassemblés. Avec les voix passées par une multitude d’effets caverneux au possible culminant à une conclusion à la Led Zep ou Aerosmith.

Peut-être la meilleure à la première écoute, You’ll Never Fix Me dégage un p’tit quelque chose de rock classique déjanté. Avec un mix de grunge, punk et heavy rock, on est en présence d’un bel ovni sonique rebondissant dans tous les sens. L’album lève enfin.

Can’t Believe What I’m Hearing relève d’une approche plus psychédélique avec un petit quelque chose de pop. Peut-être le refrain le plus catchy, mais, dans l’ensemble, la pièce vise trop large et se perd un peu dans ses mélodies.

De tous ces assauts tonitruants de garage explosif et de blues roots, on passe à un soupçon de prog dans Thick as Thieves. Mais ça demeure dans une concision propre à ce rock punché qui ne va pas s’épivarder dans des solos interminables. L’attaque renvoie tout de même à une rythmique perplexe, quasiment jazz.

Très seventies et rentre-dedans, All Alone Again représente peut-être l’hymne hard rock dans toute sa splendeur. Une des bonnes trouvailles de Frozen Charlotte.

Retour à une base plus laconique avec She’s in a Frenzy. La balance en stéréo des deux guitares donne le frisson. Ça rehausse la toune pourtant déjà très bonne sans ce petit tour de passe-passe derrière la console. Même constat pour Making Contact qui poursuit sa lancée avec la même fougue et un effet d’orgue fou.

Excellente fin avec l’étrange Neighbors Blues. Encore ici, forte dose de clavier B3 rugissant dans le mix. Une construction blues tout de même assez éclatée dans sa structure. Et pour bien rester dans l’ambiance, un autre solo de six cordes qui écorche, arrache, déchire. Même si, pendant les premières mesures du riff principal, après l’intro savoureusement dissonante, on croit entendre une parodie d’Alive de Pearl Jam

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