Francos de Montréal 2026 | Jour 9 : Malaimé Soleil
Retour sur une soirée où Malaimé Soleil lançait Fragile au Club Soda dans le cadre des Francos de Montréal!
Photos par Charles-Antoine Marcotte
« Holy fuck la gang, je viens de pogner de quoi », lance, comme première intervention avec le public, Francis Leclerc, le meneur de Malaimé Soleil, après avoir terminé d’interpréter Quessé, deuxième chanson de ce spectacle de lancement de l’album Fragile dans le cadre des Francos de Montréal.
C’est que ladite toune venait d’être chantée à tue-tête par la quasi-totalité du public d’un Club Soda rempli à ras bord de fans du groupe. Avaient suivi des applaudissements et acclamations qui avaient résonné dans l’ensemble de la salle spectacle.
Francis Leclerc, visiblement ému, surpris aussi, observait cet accueil dithyrambique que lui et son groupe étaient en train de recevoir et, clairement, il « pognait de quoi ». C’était beau à voir.

Cette énergie, heureuse, excitée, partagée, s’est maintenue durant les quatre chansons suivantes, toutes excellentes, qui se sont enchaînées à un rythme d’enfer, soit L’amour en sang, Clopes, Coin coin et …Pansements. Pendant l’électrisante fin instrumentale de … Pansements, qui nous envoûte, on réalise que Malaimé Soleil, avec seulement une petite discographie à son actif, a déjà un solide répertoire de bangers derrière la cravate. Toutes les chansons ont créé l’extase dans la foule qui a accompagné Francis Leclerc au chant pour chacune d’elles.
Le groupe calme ensuite un peu le jeu avec Je t’en veux, une pièce plus triste et intime, qui crée un très beau moment dans le Club Soda.
Monotonie, qui suit, absolument envoutante, finit par créer un bon mosh pit sur le parterre. Mosh pit qui reviendra peu de temps après lors de la pièce instrumentale Gaguar et qui fera un autre retour encore plus explosif sur Tout rattraper, chanson hyper entraînante durant laquelle le public vire absolument fou.
Il y a une véritable communion entre le public et les musiciens. Lorsque vient le temps pour Francis Leclerc de présenter et remercier ses choristes Charlotte Brousseau et Florence Labelle, sa voix craque et il essuie une larme. C’est que Malaimé Soleil a travaillé fort pour monter ce spectacle, le plus gros de la jeune carrière du groupe. Recevoir tant d’amour lorsqu’il le présente est forcément émouvant.
L’émotion reste, puisque Francis enchaîne en dénonçant la montée du masculinisme et de l’intolérance dans les écoles secondaires et en faisant la promotion de l’ouverture d’esprit pour introduire la pièce L’élève de la douceur, chanson qui traite justement de ce sujet d’actualité.
Viennent ensuite des remerciements sentis, évidemment, notamment pour le public dans la salle qui encourage la musique québécoise émergente, ce qui est pour le groupe super important.
Les musiciens « terminent » le spectacle avec la bien pesante Pluie acide puis reviennent faire Cactus en rappel. Tout le monde chante, danse, la joie règne dans le mosh pit. Malaimé Soleil termine le tout dans un long jam ensorcelant qui nous emmène tous en transe. Ce fut vraiment un magnifique concert, plein de rythmes et d’émotions.
























Crédit photo: Charles-Antoine Marcotte